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Coupe de France - demi finale : le Stade Rennais reprend une coupe

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Par , France Bleu Armorique

Jeudi, le Stade Rennais dispute à Saint-Etienne une demie-finale de la Coupe de France. Vainqueur de la compétition l'an dernier, le club breton a pris la bonne habitude, ces dernières années de fréquenter les hauteurs les plus vertigineuses de la Coupe de France, mais aussi de la Coupe de la Ligue.

Julien Séphan et François Pinault au stade de France, lors de la victoire l'an dernier.
Julien Séphan et François Pinault au stade de France, lors de la victoire l'an dernier. © Maxppp - Nicolas Créach

C'est une statistique qui n'avait pas échappé à Julien Stéphan, à peine la qualification pour la demi-finale entérinée. "Une deuxième demie-finale de Coupe de France de suite, ça n'était pas arrivé au club depuis 50 ans. La dernière fois, c'était 1970 et 1971". Toujours très pointu sur les stats, l'entraîneur rennais sait aussi très probablement que, s'il n'y a pas vraiment eu d'amour du Stade Rennais pour les coupes au début de l'histoire du club (qui n'a atteint que six fois les demi-finales des coupes nationales entre 1945 et 2002), les 20 dernières années ont très largement rééquilibré la balance. 

A partir de 2002, et de sa demi-finale de la Coupe de la Ligue, perdue sur la pelouse de Lorient, le Stade Rennais est allé 10 fois dans le dernier carré des coupes nationales (sept fois en Coupe de France, trois en Coupe de la Ligue). Sur cette période, seul le PSG, inaccessible (22 fois) a fait mieux. Entouré par Monaco (10 également), Bordeaux (9), Lyon (8) et Marseille (7), le Stade Rennais se retrouve au milieu de tous les clubs qui ont dominé le football français ces 20 dernières années. 

Toujours côté stats, ce "un sur deux" se vérifie presque sur les qualifications en finale. Lorsqu'il est en demie, le Stade Rennais n'a pas (trop) de mal à aller au Stade de France, puisque, sur cette période, il s'est qualifié quatre fois sur dix. Restait ensuite à franchir cette dernière marche, celui de brandir le trophée dans les travées de l'enceinte dyonisienne. Et décoller cette étiquette du "club de la lose", alimentée par les échecs en finale de Coupe de France contre Guingamp (2009, 2014) et de Coupe de la Ligue face à... Saint-Etienne (2013). 

Rennes l'a fait, l'an dernier, en résistant à beaucoup de vents contraires, d'une séance de tirs au but où il était mal embarqué contre Brest en 32e de finale, à une finale où le PSG menait 2-0, en passant par un tirage au sort défavorable, en demi-finale, sur la pelouse de Lyon, ou un renversement de situation en huitièmes, contre Lille, d'un doublé de Siebatcheu. Et Rennes est aussi passé par toutes les émotions cette saison avec la folle victoire en 16e de finale à Angers (4-5, a.p).

Si on n'avait pas eu cette mentalité, on n'aurait pas passé ces tours là

"Ça montre vraiment qu'on a un état d'esprit irréprochable, se souvient le capitaine Damien Da Silva. On ne lâche jamais, ce sont des signes très forts, ces victoires. La preuve, c'est que l'année dernière on est allé au bout comme ça. Si on n'avait pas eu cette mentalité, on n'aurait pas passé ces tours là". Et s'il veut s'imaginer un destin à la Benjamin André en brandissant la coupe, le 25 avril prochain, il pourrait s'inspirer de son entraîneur, qui est toujours invaincu dans la compétition. 

Contre Brest la saison dernière, les Rennais étaient déjà passé par un trou de souris, à l'issue de la séance des tirs au but.
Contre Brest la saison dernière, les Rennais étaient déjà passé par un trou de souris, à l'issue de la séance des tirs au but. © Maxppp - Joël Le Gall

"Ça traduit un état d’esprit particulier, et une volonté farouche de s'engager de la première à la dernière minute, explique Julien Stéphan. Avec tout ce que ça comporte en terme d'humilité, de respect de l'adversaire, mais aussi d'esprit de compétition. On a battu de très gros adversaires, comme Lille, Lyon, Paris. Des matchs plus périlleux, comme Saint-Pryvé, Orléans, l'Athlético Marseille, Belfort. Des matchs fous, comme Angers. On a eu tous les scénarii depuis un an et demi.Et à  chaque fois, les joueurs ont réussi à renverser la tendance en leur faveur. Bref, depuis le 32e de finale de Coupe de France de l'an dernier, le Stade Rennais a enchaîné 10 qualifications consécutives, à cheval sur deux saisons. 

Un accélérateur dans mon choix de signer ici

Un parcours qui a donné des idées à certains, comme Edouard Mendy, qui confirme que la Coupe de France a été "un accélérateur dans mon choix de signer ici. Ils ont fait vivre des émotions à beaucoup de gens. Voir toute cette ferveur autour de cette équipe, ça m'a donné encore plus envie de la rejoindre". Si les sportifs répètent souvent que la victoire engendre la victoire, les Rennais capitaliseraient bien sur leur succès de l'an dernier, pour, au moins, retourner en finale. Et pourquoi pas, reprendre une petite coupe, sans modération. 

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