Football

Le XV de France gagne mais inquiète à deux semaines de la coupe du monde

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde samedi 5 septembre 2015 à 23:33

Pascal Papé et ses coéquipiers ont souffert pour s'imposer.
Pascal Papé et ses coéquipiers ont souffert pour s'imposer. © Reuters

Les Tricolores ont conclu leur préparation par une victoire poussive et brouillonne face à l'Ecosse (19-16). Retour sur les points positifs et négatifs d'un succès qui a tout du trompe l'oeil.

Le XV de France a battu l'Ecosse pour la dixième fois d'affilée . Mais pour la cinquième fois de suite, il s'est imposé par un écart inférieur à sept points.

Les plus

Si les Bleus,qui jouaient en rouge, ont gagné, c'est d'abord grâce à leur conquête et leur défense , les marottes de Philippe Saint-André. C'est sur une succession de mêlées sous les perches que les Français ont fait craquer les Ecossais à dix minutes de la fin.

La défense tricolore n'a craqué qu'une fois (contre conclu par Seymour à l'heure de jeu).  Comme face aux Anglais, elle a tenu le choc malgré quelques franchissements écossais qui auraient pu mal tourner. On pense notamment à ce retour en catastrophe de Yohann Huget sur Russel à cinq minutes de la fin.

Autre satisfaction, la touche . L'alignement français a régné dans les airs et le tandem Damien Chouly / Alexandre Flanquart a nettement dominé les frères Gray.

Damien Chouly dispute le ballon à l'Ecossais Ryan Wilson - Reuters
Damien Chouly dispute le ballon à l'Ecossais Ryan Wilson © Reuters

Au rayon des individualités, ce match a confirmé la bonne forme de Louis Picamoles, la belle santé de la première ligne et a aussi permis de remettre en selle Thierry Dusautoir . Pas dans le rythme en première période, le capitaine a trouvé ses marques ensuite. Il sera prêt dans deux semaines.

Les moins

Le chantier de l'animation offensive reste ouvert. Dans un jeu qui a souvent consisté à envoyer les joueurs taper dans le mur adverse , les envolées ont été rares. En dehors d'un essai refusé à Wesley Fofana pour un en avant de Mathieu Bastareaud, les Tricolores ont bien eu du mal à avancer en se faisant des passes. Maladresse, mésentente, lenteur des libérations : l'équipe a confirmé qu'elle était toujours à la recherche d'une vraie fluidité dans ses lignes arrières. Comme un symbole, l'action la plus dangereuse est venue d'un exploit personnel de Yoann Huget.

Autant la France avait croqué dans le crunch il y a deux semaines, autant elle a semblé manquer d'engagement et de détermination dans le combat. Un constat qui vaut surtout pour les 40 premières minutes où on s'est ennuyé ferme. Les joueurs de PSA ont monté le curseur après la pause. Suffisant pour aller chercher la victoire mais pas pour décrocher au tableau d'affichage une équipe d'Ecosse qui a préféré jouer à la main une dernière pénalité plutôt qu'essayer d'obtenir le nul.

Les Bleus ont enfin fait preuve de beaucoup trop d'indiscipline , ce qui ne pardonne pas au niveau international. Lors de la première période, ils ont concédé sept pénalités, soit autant que lors de la totalité du dernier match face aux Anglais.