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Les adieux d'Alain Giresse au stade Chaban-Delmas à Bordeaux : "son jardin"

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Par , France Bleu Gironde

L'ex-international et joueur emblématique des Girondins de Bordeaux surnommé le petit prince de Lescure (587 matches et 182 buts en 8 saisons, un record) donnera ce samedi à 20h face à Nantes le coup d'envoi de ce dernier match de l'histoire du foot du stade Chaban-Delmas autrefois parc Lescure. Souvenirs.

Alain Giresse en 1985 à la foire internationale de Bordeaux
Alain Giresse en 1985 à la foire internationale de Bordeaux © Radio France

France Bleu Gironde : Quel sentiment vous anime à la veille de dire au revoir à ce stade Chaban-Delmas ou parc Lescure, qui vous a vu grandir et briller, vous l’enfant du pays, de Langoiran ?

Alain Giresse  : Ce n'est pas évident, parce que ce stade est un monument de la ville et un lieu chargé d’histoire, de souvenirs et d’intenses émotions. Pour moi, qui avait rêvé tout jeune de venir y jouer, c’est un lieu chargé d’émotions. Et se dire qu’il ne va plus vibrer, qu'il il ne va plus raisonner à la ferveur du public, eh bien, ça va être particulier.

Y-aura-il un pincement au cœur au moment de donner le coup d’envoi du dernier match des Girondins face à Nantes?

Oui, oui, c’est sûr, l’émotion sera là. Comment elle va se traduire ? Je ne sais pas. En tous cas, il y a plein de monde autour de moi qui vient spécifiquement pour ce match, parce que c’est le dernier, pour dire au revoir à Chaban-Delmas. Ce match restera forcément dans les annales.

Quelle est la 1ère image qui vous revient, lorsque vous vous remémorez le petit garçon de Langoiran qui rêvait de foot?

Passer devant cette enceinte, sur le boulevard, en voiture avec mon père, et voir cette arche qui signifiait l’entrée du stade, avec ces immenses tribunes derrière. C’était quelque chose d’énorme pour un petit garçon de se dire que les professionnels et les grandes équipes venaient jouer là. C’était fabuleux dans mon imaginaire. Et gravir ensuite, les échelons, être ramasseur de balles, jouer en lever de rideau, puis devenir professionnel, et être dans cet endroit comme dans son jardin... Je me l'étais approprié entre guillements.

Y a t-il un souvenir qui sort du lot ?

Vous savez, ce stade a une particularité: son fameux tunnel, très long, qui nous amenait au public. Du coup, fatalement, je me souviens de mon premier match. J’étais toujours émerveillé par l’entrée des joueurs depuis les tribunes et par l’attente avant que les 2 équipes ne pénètrent sur la pelouse. Alors, la 1ère fois pour moi, avec le maillot de la grande équipe, c’était un moment très prenant. C’est mon 1er grand souvenir. Après, on en prend l’habitude. On est heureux et ça reste magique. Je n'oublie pas non plus l’intensité de certaines rencontres, comme contre la Juve où le stade a battu tous les records d’affluence et la ferveur a été à un niveau jamais atteint.

Alain Giresse a reçu la légion d'honneur au Haillan des mains de Michel Platini
Alain Giresse a reçu la légion d'honneur au Haillan des mains de Michel Platini © Radio France

Etes-vous triste de voir le foot quitter cette enceinte ou vous comprenez finalement la nécessité économique pour le club d’avoir le nouveau stade ?

ça devait arriver un jour ou l’autre! C’est inévitable parce qu’il faut bien que les gens puissent accéder aux enceintes sportives dans les meilleurs conditions. Après oui forcément, il y a un pincement au cœur. On ne peut pas dire que ça ne me fasse rien. Heureusement ce stade va rester debout. Ça aurait été désagréable de savoir qu’il aurait pu disparaître. Il marquera toujours le paysage de la ville.

Irez vous voir le rugby et l’UBB à Chaban ?

  • Rires - Peut-être, peut-être... Mais plus certainement, et on en a parlé déjà avec des collègues joueurs, qui ne sont pas forcément de la région, je pense qu’on viendra faire un tour, un jour, dans le stade à vide, pour simplement le voir, pour respirer les odeurs des souvenirs.

Propos recueillis par Stéphanie Brossard.

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