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Football

Ligue 1 : ce qu'il s'est vraiment passé après le match entre Rennes et Saint-Etienne

dimanche 11 mars 2018 à 16:45 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Des échauffourées ont marqué la fin de la rencontre Rennes et l'AS Saint-Etienne (1-1) samedi soir. Du caillassage de bus stéphanois à la dégradation du local des ultras rennais, voilà ce qui s'est passé.

Entre 600 et 700 supporters stéphanois avaient pris place dans le parcage samedi soir.
Entre 600 et 700 supporters stéphanois avaient pris place dans le parcage samedi soir. © Maxppp - Yves Salvat

La fin du match a été tendue entre Rennes et Saint-Etienne, samedi soir. Caillassage du bus stéphanois, dégradation du local des ultras rennais : France Bleu vous raconte ce qu'il s'est vraiment passé à la fin de la rencontre.

Une première provocation

A la fin du match, les supporters adverses doivent attendre que le stade soit vidé totalement pour pouvoir quitter la zone de parcage. Or, une quinzaine de supporters rennais ont ostensiblement décidé de rester dans le Roazhon Park pour retarder ce processus, entraînant insultes et sifflets stéphanois. 

Rien de grave ni de trop inhabituel finalement pour les habitués des déplacements. Autour de 23 heures, les supporters des Verts rejoignent leurs moyens de locomotion : voitures pour les supporters isolés intégrés au parcage, bus et minibus pour ceux venus à travers les groupes. 

Jets de gravier et portes des bus ouverts

Le cortège des véhicules se met en branle pour quitter la zone de l'enceinte rennaise quand des supporters bretons jettent des graviers sur les premiers bus, selon une source policière. Les supporters stéphanois demandent et obtiennent l'ouverture des portes. Ils prennent en chasse les supporters rennais qui ont rapidement pris la fuite tandis que les CRS, présents en nombre dans cette zone, comme France Bleu l'a constaté avant les faits, interviennent en usant notamment de gaz lacrymogène

Des témoignages de supporters stéphanois font état de blessures à la tête de l'un des leurs, lequel aurait passé la nuit à l'hôpital. Sans gravité, assure la police rennaise. Impossible de dire avec certitude qui est responsable de cette blessure. Quant aux Rennais auteurs des jets, il pourrait s'agir d'ultras qui ont récemment fait scission avec le Roazhon Celtic Kop 1991 et qui se sont déjà illustrés dans des affrontements avec des supporters marseillais et bordelais. Par ailleurs, il n'existe aucune animosité supposée entre les deux camps, en témoigne le parcage rempli et le déplacement des supporters stéphanois qui n'avait fait l'objet d'aucune restriction.

Un local détruit en présence de femmes et d'enfants ?

Ce dimanche après-midi, un tweet du consultant de Canal+ Pierre Ménès, relance le débat sur la suite des événements. Il évoque la destruction d'un local à Rennes avec lacrymogènes, en présence de femmes et d'enfants. 

Des affirmations graves dont la source serait le président du Stade Rennais FC et son responsable de la sécurité. Après vérification, certains supporters se sont bien dirigés, dans le moment de flottement, vers le local des RCK 91, le groupe ultra rennais, tout proche. 

Il y aurait eu des dégradations, notamment des tables renversées. Pas de blessé et pas d'interpellation selon la police rennaise, qui a fait usage à une seule reprise de lacrymo dans le local. Celui-ci n'a donc pas été "détruit", ce ne sont pas les supporters stéphanois qui ont utilisé du gaz et rien ne permet d'affirmer qu'il y avait des femmes et des enfants dans ce local, pas forcément le genre de lieux où on les trouve d'ordinaire un soir de match. 

Quelles conséquences ?

Alors que les regards sont tournés vers Lille depuis samedi soir et les très graves incidents qui ont conclu la rencontre face à Montpellier, personne ne souhaite être associé à la question des débordements des supporters. 

Personne ne souhaite non plus constater son incapacité à s'assurer que les ultras locaux n'atteignent pas les ultras adverses. Que penser alors de cette communication officieuse de la direction rennaise auprès du consultant le plus suivi sur les réseaux sociaux - 2 millions d'abonnés sur Twitter ? 

Comment imaginer que le caillassage des bus stéphanois soit évoqué dès 23 heures sur les réseaux sociaux tandis qu'il n'est nulle part question de la "destruction" du local des RCK avant le tweet de Pierre Ménès vers 14 heures, soit 15 heures après les faits ? La Ligue de football professionnel (LFP) pourrait se saisir de l'affaire lors de sa réunion de jeudi.