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Ligue 1 : des Rennais d'hier et d'aujourd'hui livrent leurs meilleurs souvenirs de derby face à Nantes

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Par , France Bleu Armorique

Alors que Rennes s'apprête à recevoir son grand rival nantais ce dimanche (13h) au Roazhon Park, des Rouge et Noir d'hier et d'aujourd'hui racontent à France Bleu Armorique leurs meilleurs souvenirs de derby.

Des membres actuels du Stade Rennais et d'anciens joueurs nous ont livré leurs meilleurs souvenirs de derby face à Nantes
Des membres actuels du Stade Rennais et d'anciens joueurs nous ont livré leurs meilleurs souvenirs de derby face à Nantes © Maxppp - Marc Ollivier/Joël Le Gall/Franck Dubray/PHOTOPQR/OUESTFRANCE

Ce dimanche à 13h, Rennes recevra son grand rival le FC Nantes au Roazhon Park. Un derby qui se jouera malheureusement sans supporters, mais dont l'importance sera capitale pour les deux équipes : Rennes vise toujours la 5e place et une qualification en Coupe d'Europe, tandis que Nantes joue sa survie dans l'élite.

Pour France Bleu Armorique, sept membres actuels ou anciens du club sont revenus sur leurs meilleurs souvenirs de derby, à l'occasion des podcasts "120 ans du Stade Rennais, les entretiens croisés". Les voici, dont certain en exclusivité avant la sortie des épisodes dans leur intégralité :

Etienne Didot : 4 janvier 2006, Nantes 0 - 2 Rennes (J20)

Etienne Didot, ancien milieu de terrain du Stade Rennais : "Je marque pas souvent donc forcément, je vais dire celui à la Beaujoire, en début d'année civile 2006, où on va gagner chez eux. On nous rabâchait depuis que j'étais au club que Rennes n'avait jamais gagné là-bas en gros (depuis 41 ans, NDLR). On faisait une belle saison et on va gagner 2-0. J'avais mes amis qui étaient au stade, mes parents aussi, et je me souviens de cette danse après mon but. On me renvoie souvent ces images et c'est quelque chose qui m'a marqué dans mon passage rennais. Sur mon but c'est Kim Kallström qui déborde, la balle me revient... Je n'étais pas souvent dans la surface, mes entraîneurs me criaient dessus pour que j'y aille davantage mais je n'avais pas ça en moi. Mais je m'y retrouve cette fois, et comme c'était Mickaël Landreau en face c'est passé plus facilement parce qu'il avait des grosses lacunes (rires) ! Je plaisante... En tout cas la balle est contrée je crois, ça rentre et je passe derrière la cage. Jusqu'à mes 36 ans, à chaque fois que j'ai mis un but j'étais comme un gamin, complètement fou, je savais plus ce que je faisais ! Donc voilà, j'ai le souvenir de passer derrière la cage, et aussi d'avoir marqué à Nantes avec Toulouse : la Beaujoire me réussissait bien."

Frédéric de Saint-Sernin et Benoît Costil : 23 février 2014, Nantes 0 - 3 Rennes (J26)

Frédéric de Saint-Sernin, président du Stade Rennais de 2006 à 2010 puis de 2012 à 2014 : "Pour moi c'est celui de 2014 où l'on gagne 3-0 à Nantes. On avait eu un mercato de janvier très très actif en particulier sur l'attaque parce qu'on était en difficulté offensive donc on avait fait venir trois joueurs (Ntep, Grosicki et Toivonen, NDLR) et ils s'étaient distingués. Toivonen avait marqué, Ntep aussi et c'est Konradsen qui met le 2e but. On avait gagné 3-0 à la Beaujoire et je peux vous dire que le retour en bus avait été très joyeux !"

Benoît Costil, ancien gardien du Stade Rennais : "Celui avec le triplé d'Ousmane où on mène 4-0 à la mi-temps était bien, mais je dirai celui à la Beaujoire l'année où Nantes remonte en Ligue 1. Ils nous avaient battus 3-1 à l'aller au Roazhon Park, dans un match particulier puisqu'il y avait eu des histoires entre supporters. Il y avait aussi eu des déclarations de certains joueurs de Nantes à l'époque qui avaient été un peu, voir très irrespectueuses, et un peu culottées vu ce qu'ils étaient à l'époque. Parfois, on est envahis par l'émotion et on dit des choses qu'on peut ne pas penser. mais le retour avait été pas mal à Nantes puisqu'on gagne 3-0 et on s'était rendus compte qu'il y avait pas mal de supporters rennais à la Beaujoire !  Ça avait été un derby assez plaisant, qui nous avait permis de laver l'affront du match aller qui avait été dur à encaisser."

Jacques Delanoë : 6 mars 2016, Rennes 4 - 1 Nantes (J29)

Jacques Delanoë, président du conseil d'administration du Stade Rennais : "Il y a deux derbys.. Je commencerai avec celui où Ousmane Dembélé avait plié le match à la mi-temps (Ousmane Dembélé inscrit un triplé en première période, NDLR). Celui-ci était incroyable, avec l'anecdote du speaker qui dit aux chauffeurs de bus nantais qu'ils sont attendus à leurs véhicules... Et puis celui de l'an dernier, avec la victoire incroyable dans les arrêts de jeu, c'était de la pure folie !"

Romain Salin, Benjamin Bourigeaud et Damien Da Silva : 31 janvier 2020, Rennes 3 - 2 Nantes (J22)

Romain Salin, gardien de but au Stade Rennais : "Moi je ne l'ai pas joué, j'étais sur le banc mais c'est celui de l'an dernier. Il a mis une énergie dans la ville qui était incroyable. J'habite dans le centre-ville et dans ces moments-là, quand tu rentres du stade tu prends un peu ton temps. Il m'arrive même de rentrer à pied du Roazhon Park. Et ce jour là je me suis rendu compte qu'il y avait une énergie de fou, les gens étaient vraiment heureux. Je voyais des gens à 2 ou 3h du matin dire qu'ils avaient l'impression qu'il était midi tellement ils débordaient d'énergie ! Et en fait c'est le match qui leur avait donné énormément d'émotions. Sur ce derby Raphinha, qui est mon ami comme tout le monde sait, a fait du Raphinha. Il a mis un coup de projecteur sur cette rencontre, c'était un moment incroyable. Et quelque part, comme on a pas pu fêter la qualification en Ligue des Champions au stade, on gardera cette rencontre comme un moment de joie dans toute la ville."

Benjamin Bourigeaud, milieu de terrain au Stade Rennais : "Moi c'est l'an dernier au Roazhon Park. On perd 2-1 à la 94e... C'est un souvenir fou, on est malmenés dans un derby, surtout à domicile. C'était très tendu, les Nantais jouaient un peu sur nos émotions, mais nous on a rien lâché. On a essayé de retourner tout ce qu'ils étaient en train de nous faire subir. Et ce but de l'égalisation arrive. J'ai de la chance que ce soit moi qui l'inscrive, d'autant plus dans un derby, chose que je n'avais jamais faite auparavant. Sur un débordement de Yann Gboho, il centre en retrait, j'ajuste le plat du pied... Bon, elle est contrée mais elle finit au fond ! Et puis quelques minutes plus tard, il y a ce but de Raphinha, qui est signalé hors-jeu par l'arbitre. Le but est revu par le VAR... On attend, on ne sait pas trop ce qu'il va se passer jusqu'à ce que l'arbitre signale le but accordé. Et puis là c'est l'explosion de joie dans le stade ! En plus de ça avec Raphi juste avant on s'était regardés, je lui avais dit que s'il marquait, il savait ce qu'il avait à faire... Je ne lui dis pas spécialement de tirer la langue à Alban Lafont, mais de lui faire fermer un peu sa bouche (sic) parce qu'il l'avait trop ouverte ce jour-là. Ça fait partie de la compétition, ça fait partie du jeu, c'est un derby et on sait comment ça se passe. Aujourd'hui on a rien contre lui et je pense que lui n'a rien contre nous. C'est un histoire qui peut arriver à chaque match. En tout cas pour nous, c'était kiffant de pouvoir inverser la tendance et de remporter ce derby en toute fin de match !"

Damien Da Silva, capitaine du Stade Rennais : "C'est celui de l'année dernière, où on inverse la tendance en marquant deux buts dans les arrêts de jeu. Ça a été un moment très fort, peut-être mon deuxième plus beau souvenir au Roazhon Park après Arsenal. Ça a été une explosion au moment du dernier but. On sentait vraiment cette ferveur dans le derby, et ça on adore en tant que joueurs. On se prend au jeu, en tant que joueur on aime cette compétition-là, cette rivalité. On sent que contre Nantes il y a quelque chose de différent. Le fait de gagner comme ça dans les arrêts de jeu c'était extraordinaire." Sur le chambrage entre Lafont et Raphinha : "Quand tu chambres il faut assumer derrière quand ça se retourne contre toi. C'est un peu ce qu'il s'est passé ce soir là. Après moi je suis pas comme ça du tout, je sais que les autres sont partis chambrer Alban Lafont, et du coup j'ai pas pu fêter le but ! J'étais plus en train de séparer les uns et les autres que de célébrer (sourire). Ça fait partie du jeu de chambrer de temps en temps, mais j'aurai préféré qu'on fête ça ensemble avec le stade, ça s'est fait autrement mais l'important c'est qu'on ait gagné !"

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