Football

Ligue 1 : des sanctions envisagées pour les mauvaises pelouses

Par Patrick Rossi et Jean Pruneta, France Bleu RCFM et France Bleu mardi 27 septembre 2016 à 10:52

La pelouse de Furiani victime du "pythium"
La pelouse de Furiani victime du "pythium" © Maxppp - .

Des pelouses en mauvais état, pour certaines malades, un football de piètre qualité, et pour cause. La LFP prend la problématique à bras le corps. Attention aux sanctions ?

Le directeur général de la Ligue de Football Professionnel, Didier Quillot, veut régler le problème des pelouses infectées par un champignon. Le mal concerne plusieurs clubs de Ligue 1. Ces derniers sont invités à trouver une « solution », dans les plus brefs délais. Evoquant la 7e journée de championnat qui s'est déroulée le week-end du 24 septembre, Didier Quillot a estimé que les pelouses de Bastia, Bordeaux et Montpellier, ne permettaient pas un spectacle de qualité.

Le directeur général de LFP a donc demandé, par écrit, aux présidents de clubs, de trouver des solutions rapides avec éventuellement les prestataires. Didier Quillot a également annoncé qu'une commission dite "surface de jeu" se réunira mercredi 28 septembre à la Ligue. Trois ingénieurs agronomes et des représentants de chaque club participeront à cette réunion. L’objectif sera de trouver un traitement fongicide pour lutter contre le « pythium », ce fameux champignon qui détériore les pelouses. Enfin, dernier point, et non des moindres, le critère pelouse dans les licences clubs a été modifié. Il faudra, la saison prochaine, pour percevoir la totalité les droits télé « améliorer la qualité des pelouses », a indiqué le patron de la LFP.

Didier Quillot le directeur général de la LFP

Le SCB très attentif aux nouvelles règles

Sanctionner les clubs financièrement, l’orientation est difficile à concevoir pour Joseph Franceschini. Le vice-président et délégué terrain du Sporting Club de Bastia répond à Didier Quillot : « Comment régler ce problème ? Nous ne sommes pas médecin de pelouse. Nous avons des prestataires. Ils font leur travail. On nous explique aujourd’hui que c’est la faute à pas de chance et c’est très certainement la réalité. Nous avons été victime d'un champignon qui n’a pas attaqué que la seule pelouse de Furiani. Nous avons de plus été victime de la pluie ces derniers jours. Dans quinze jours, nous aurons une belle pelouse à Furiani, le prestataire nous l’assure. Nous serons, les dirigeants, à la réunion prévue à Paris, on sera à l’écoute de la ligue et on sera attentif à ce qui va se passer au niveau de la licence et aux éventuelles sanctions financières. »