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Dossier : La saison 2020 -2021 du Racing Club de Strasbourg

Ligue 1 et Ligue 2 : L’équipe type des Alsaciens et pourquoi ils sont si peu nombreux à être professionnels !

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Nous avons (difficilement) concocté une équipe d’Alsaciens qui évoluent actuellement en Ligue 1 et Ligue 2. Ils sont une douzaine à peine. Tentative d’explications sur cette pénurie de talents régionaux dans le foot français.

L'Alsacien Morgan Schneiderlin évolue à Nice (Ligue 1).
L'Alsacien Morgan Schneiderlin évolue à Nice (Ligue 1). © Maxppp - Sebastien Botella

Le milieu de terrain de cette équipe type d’Alsaciens de L1 et L2 a fière allure, mais pour arriver à onze joueurs, il a fallu aussi y intégrer deux professionnels qui n’ont encore jamais joué dans l’élite (Benjamin Besic du Racing et Lenny Lacroix du FC Metz) et deux jeunes avec peu d’expérience (les Nancéiens Mathias Fischer et Aurélien Nguiamba). 

Nous aurions pu tricher un peu et y ajouter Anthony Caci, le Mosellan formé au Racing depuis ses 14 ans, Billy Ketkeophomphone lui aussi arrivé à l’adolescence à Strasbourg ou encore Dimitri Liénard, le plus Alsacien des footballeurs belfortains. Mais, nous avons pris en compte uniquement les joueurs ayant passé leur enfance en Alsace (l’un ou l’autre nous a peut-être échappé) et il faut bien avouer que ça a été compliqué de former une seule équipe.

L'équipe type des Alsaciens en championnats de L1 et L2

Gardien de but : Régis Gurtner (34 ans). Club actuel : Amiens (Ligue 2). Originaire d’Eschbourg. Passé par Haguenau, le Racing, Boulogne-sur-Mer, Luzenac et Le Havre.

Ou gardien de but : Matthieu Dreyer (31 ans). Club actuel : Lorient (Ligue 1). Originaire d’Ernolsheim-sur-Bruche. Passé par Sochaux, Fréjus Saint-Raphaël, Troyes, Caen et Amiens.

Défenseur latéral : Mathias Fischer (22 ans). Club actuel : Nancy (Ligue 2). Formé à Colmar, prêté par Nancy à Dunkerque et Villefranche.

Défenseur latéral : Jonathan Clauss (28 ans). Club actuel : Lens (Ligue 1). Originaire d’Osthoffen. Passé par le Racing, Vauban Strasbourg, Linx, Raon-l’Etape, Avranches, Quevilly-Rouen, Bielefeld.

Défenseur central : Anthony Weber (33 ans). Club actuel : Caen (Ligue 2). Originaire de Strasbourg. Passé par le Racing, le Paris FC, Reims, Brest.

Défenseur central : Lenny Lacroix (17 ans). Club actuel : pro à Metz (Ligue 1, trois fois sur le banc mais pas encore d’apparition en L1). Originaire de Strasbourg. Passé par l’école de foot du Racing et Mulhouse.

Milieu de terrain : Morgan Schneiderlin (31 ans). Club actuel : Nice (Ligue 1). Originaire de Zellwiller. Passé par le Racing, Southampton, Manchester United et Everton. International français. A participé à la Coupe du Monde 2014.

Milieu de terrain : Aurélien Nguiamba (21 ans). Club actuel : Nancy (Ligue 2). Formé à Colmar. Prêté par Nancy au Gazélec d’Ajaccio. 

Milieu de terrain : Ryad Boudebouz (30 ans). Club actuel : Saint-Etienne (Ligue 1). Originaire de Colmar. Passé par Colmar, Sochaux, Bastia, Montpellier, le Betis Séville et le Celta Vigo. International algérien. A participé à la Coupe du Monde 2010.

Milieu de terrain : Mickaël Cuisance (21 ans). Club actuel : Marseille (Ligue 1). Originaire de Strasbourg. Passé par les Portugais de l’Elsau, le FCSK 06, l’ASPTT Strasbourg, le Racing, Nancy, Mönchengladbach et le Bayern de Munich. 

Milieu de terrain offensif : Gaëtan Weissbeck (23 ans). Club actuel : Sochaux (Ligue 2). Originaire de Seebach. Passé par Haguenau, le Racing et Sochaux.

Attaquant : Benjamin Besic (18 ans). Club actuel : pro au Racing (Ligue 1, deux fois sur le banc mais pas encore d’apparition en L1). Originaire de Colmar.

Entraîneurs : Claude Fichaux (entraineur adjoint à Lyon), Jean-Marc Kuentz (entraineur adjoint au Racing) et Damien Ott (entraineur adjoint à Troyes).

L’Alsace devrait compter deux fois et demi plus de professionnels

Alors comment expliquer cette pénurie actuelle de footballeurs professionnels alsaciens ? Certes la région est relativement petite, mais si on fait un rapide calcul, il devrait y avoir deux fois et demi plus de joueurs pros si l’on compare au nombre d’habitants (l’Alsace représente 2,83 % de la population française, mais environ 1,2% des professionnels de Ligue 1 et de la Ligue 2 seulement sont originaires de la région).

Pour le Haut-Rhinois Damien Ott, entraîneur adjoint de Troyes en Ligue 2, la formation alsacienne souffre de l’absence de clubs de haut niveau, à l’exception bien évidemment du Racing Club de Strasbourg. « L’Alsace est certes une petite Ligue, mais il y aussi sans doute un problème plus structurel, analyse l'ancien coach des SR Colmar. La dernière décennie avec le dépôt de bilan de Strasbourg, avec la disparition des SR Colmar, avec les contreperformances successives du FC Mulhouse, fait qu’il y a un déficit de formation de jeunes joueurs de haut niveau en Alsace. Maintenant, le Racing va rattraper son retard et former d’excellents jeunes. Par contre, il faudrait que derrière cette locomotive, d’autres wagons puissent s’accrocher. Il faudrait un club en Ligue 2, le plus gros potentiel, c’est au FC Mulhouse qu’il existe. Et ensuite, il faudrait un club en National, car c’est l’antichambre des professionnels. L’Alsace a  un club en Ligue 1, mais il n’y a rien derrière, c’est sinistré et c’est un grave problème ». 

Les Alsaciens qui s’exilent pour leur formation ne percent pas ou peu

Ce trou générationnel s’explique aussi bien évidemment par les déboires du Racing. Pendant que le club touchait le fond au début des années 2010 et n’avait plus de centre de formation agréé, de nombreux jeunes Alsaciens ont tenté l’aventure en dehors de la région, mais avec peu de succès. Le directeur du centre de formation du Racing François Keller avance une explication précise : "Pendant sept ou huit ans, il n’y avait de club pro en Alsace. Chaque année, une dizaine de joueurs alsaciens partaient hors Alsace pour leur formation, mais les statistiques de la DTN entre 2000 et aujourd’hui montrent que 95% des jeunes qui signent avant 16 ans, à plus de 100 kilomètres de chez eux, ne signent pas pro. Le premier facteur de réussite c’est la proximité du domicile familial. Les joueurs alsaciens, qui ont dû s’exporter pour avoir une bonne formation ailleurs, rentraient dans ces statistiques où il y a beaucoup de déchets".

Mais pour Damien Ott, si les Alsaciens sont peu nombreux à fouler les pelouses de Ligue 1 et de Ligue 2, la qualité est au moins au rendez-vous. "Une fois que l’Alsacien devient professionnel, il est performant, sourit-il. Car il est gage de sérieux, gage de rigueur et gage de fiabilité et les clubs aiment ça ".

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