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Football

Ligue 1 : le Stade Rennais retrouve Brest... Et les débats sur la VAR

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Par , France Bleu Armorique

Même si le départ annoncé jeudi du président Olivier Létang a perturbé l'avant-match, le Stade Rennais a bien un derby à jouer contre Brest, ce samedi (20h) au Roazhon Park. Les Brestois rappellent de mauvais souvenirs aux Rennais, après un match aller marqué par la polémique de l'arbitrage vidéo.

Au match aller, le Stade Rennais avait fait match nul (0-0) à Brest, et M.Turpin, aidé par la vidéo, avait refusé le but de Raphinha.
Au match aller, le Stade Rennais avait fait match nul (0-0) à Brest, et M.Turpin, aidé par la vidéo, avait refusé le but de Raphinha. © AFP - Fred Tanneau

Olivier Létang ne retrouvera donc pas le Stade Brestois en tant que président du Stade Rennais. Évincé jeudi par le club rouge et noir, il ne s'assiéra pas en tribune présidentielle pour supporter ses joueurs. Pas sûr qu'il soit devant sa télévision, même s'il se revendique être "toujours un fervent supporter du Stade Rennais." Il l'avait même été un peu trop au match aller, descendant sur la pelouse pour exprimer son courroux aux arbitres. Il faut dire que le Stade Rennais avait probablement vécu la situation la plus rocambolesque depuis l'instauration de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) en Ligue 1. 

Le 14 septembre dernier, le Stade Rennais se déplace donc au stade Francis-Le Blé pour affronter le Stade Brestois, à peine promu. Dans une rencontre fermée, les Rennais trouvent la faille à la 65e minute, par Raphinha, qui pousse au fond des filets un centre d'Hamari Traoré. Problème, sur l'action précédente, le gardien brestois Gauthier Larsonneur a été percuté par son défenseur Jean-Charles Casteletto. L'arbitre, Clément Turpin, accorde le but, mais les Brestois protestent, ce qui conduit l'arbitre à aller voir l'écran vidéo, et à refuser le but. 

A Brest, Clément Turpin avait accordé le but à Rennes, avant de le refuser avec l'aide de la VAR. - Maxppp
A Brest, Clément Turpin avait accordé le but à Rennes, avant de le refuser avec l'aide de la VAR. © Maxppp - Joël Le Gall

Deux jours plus tard, la Direction technique de l'arbitrage (DTA), par la voix de son directeur, Pascal Garibian, affirme l'inverse de ce que tout le monde au stade a vu : non jamais Clament Turpin "n'a eu recours à l'assistance vidéo sous la pression de quiconque." Toujours est-il que depuis, il n'a pas arbitré le Stade Rennais, sauf comme... arbitre vidéo, le 24 janvier à Nice. 

Ce jeudi, à 48 heures du match retour, l’entraîneur rennais Julien Stéphan n'a pas voulu en rajouter, assurant qu'il ne voulait "pas ressasser le passé, pas revenir sur les circonstances, cela ne sert à rien aujourd'hui". Mais la VAR, si Julien Stéphan n'en parle pas, ce sont d'autres qui le font. Mais pas sur son utilisation pendant le match contre Brest. C'est le derby contre Nantes, le 31 janvier, qui provoque leur courroux. 

Après le derby, Nantes a envoyé une lettre à la Ligue

Selon une information de Ouest-France, confirmée par France Bleu Loire Océan, le FC Nantes, par la plume de son président, Waldemar Kita a envoyé une lettre à la Ligue de Football Professionnel, pour se plaindre de l'utilisation de la vidéo lors du 2e et du 3e but rennais. Sur le dernier, signé Raphinha, la vidéo a pourtant été utilisée, et les arbitres ont estimé que le Brésilien n'était pas hors-jeu, de quelques centimètres, couvert par Rene Khrin. En revanche, sur le deuxième but rennais, de Benjamin Bourigeaud, Mbaye Niang était bien en position illicite, devant Alban Lafont. La question, là, porte sur sa participation au jeu. Les Nantais estiment qu'il a gêné le gardien nantais, qui paraissait totalement battu par la frappe de Bourigeaud, déviée au départ par Charles Traoré. Le débat existe, mais les Canaris ne comprennent pas pourquoi M.Millot n'est pas allé consulter les images. 

D'autant qu'ils ne sont pas les seuls à en avoir remis une couche. Mardi, alors qu'il n'était pas interrogé sur le sujet, André Villas Boas, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, juste devant Rennes au classement, avait parlé de "deux hors-jeu limite" qui "l'inquiètent un peu". "_Sur le troisième but, je n'ai pas compris. C'est un problème d'image peut être que le moment de la frappe de Niang n'est pas coordonné avec les lignes du révélateu_r". 

Les propos d'André Villas Boas sur les "hors-jeu rennais."

Les deux matchs contre Marseille, Strasbourg, Amiens...

D'autant que lors des rencontres contre Marseille, elles aussi, la VAR a aussi fait parler d'elle. A l'aller, les Rennais n'avaient pas compris que M.Schneider n'ait pas pris le temps de revoir à la vidéo une main de Kevin Strootman sur un corner. "Je ne veux pas pleurnicher, disait à l'époque Julien Stéphan, mais il y a cette main dans la surface en seconde période. Sur une main comme cela, nous, on concède un penalty contre Nantes". Au match retour, le 10 janvier, l’arbitre n'était pas non plus allé revoir un contact entre Bouna Sarr et James Léa Siliki, à la limite (dedans ? dehors ?) de la surface. 

Des histoires de penaltys, il y en a eu d'autres, plus anecdotiques dans une saison de Ligue 1 pas aVARe de polémiques. Des arbitres qui ne sifflent pas, puis reviennent sur leur décision, que ce soit pour Rennes (Rennes-Amiens, faute sur M'Baye Niang), ou contre les Rouge et Noir (à Strasbourg, faute de Jérémy Morel). Et puis il y a eu deux faits dans le même match, à Angers, le 28 janvier. Un but refusé à tort à Yann Gboho, et un penalty généreux pour une faute sur M'Baye Niang. Mais là, coupe de France oblige, il n'y avait pas d'arbitrage vidéo. Comme quoi, avec ou sans, les discussions continuent...

Le groupe rennais

C'est l'information sportive principale du groupe convoqué par Julien Stéphan pour samedi. La présence, pour la première fois de Steven Nzonzi, arrivé le 31 janvier, et qui était trop juste pour le déplacement à Lille. A noter également le retour dans le groupe de Jérémy Morel, une bonne nouvelle pour une défense qui a encaissé sept buts en trois matchs. 

Des doutes existent sur la présence de Raphinha, touché au dos contre Lille, alors Julien Stéphan a vu large, convoquant pas moins de 21 joueurs, dont Rafik Guitane, qui na joué que deux minutes cette saison en Ligue 1. En revanche, même avec 21 joueurs, le Stade Rennais ne convoque pas son attaquant Jordan Siebatcheu, décidément en grande difficulté sportive cette saison.

Absents : Nyamsi, Grenier, Martin, Johansson (blessés), Bonet, R.Mandanda, Siebatcheu, Güçlü (choix de l'entraîneur)

Le groupe brestois 

Le match aller

Cela fait partie des matchs de la première phase que les Rennais n'ont toujours pas digéré. Une rencontre, conclue par un match nul (0-0), mais surtout marquée par un but refusé aux Rouge et Noir, après utilisation de l'arbitrage vidéo. Dans un premier temps, M.Turpin avait accordé le but à Raphinha, avant de revenir sur sa décision, sous la pression des Brestois, qui refusaient d'engager. 

Une décision que les Rennais n'avaient pas digéré, et qui avaient eu des conséquences postérieures, la pose d'une réserve technique par le Stade Rennais, rejetée par la Ligue, et les suspensions d'Olivier Létang et Sylvain Armand. Sur le plan sportif, c'était le deuxième match sans victoire des Rennais, battus par Nice juste avant. Une série qui allait s'étirer à 10 matchs et qui avait pris fin le le 27 octobre. 

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