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Football

Soupçons de matches truqués : 12 mois avec sursis requis contre l'ex président du SM Caen

jeudi 7 juin 2018 à 17:35 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Le Procureur de la République a requis douze mois de prison avec sursis contre Jean-François Fortin, l'ex président du stade Malherbe. Il comparaît à Paris pour corruption passive dans l'affaire des matchs présumés truqués de Ligue 2 entre Caen-Nîmes.

L'ancien président du SM Caen Jean François Fortin (à droite) avec son conseil au tribunal correctionnel de Paris
L'ancien président du SM Caen Jean François Fortin (à droite) avec son conseil au tribunal correctionnel de Paris © Radio France - Olivier Duc

Caen, France

Le procureur de la République a requis douze mois de prison avec sursis à l'encontre de Jean François Fortin pour corruption privée passive assortie d'une amende de 10.000 euros et l'interdiction de toute fonction dans un club pendant deux ans.

Il a également demandé à l'encontre de Pilou Mokeddel huit mois avec sursis et l'interdiction de toute fonction dans un club pendant deux ans.

Sur le banc, les deux hommes et leurs entourages ont accusé le coup. Quelques heures auparavant, dans leurs plaidoiries, les parties civiles représentant le monde du football avaient pourtant estimé que Jean-François Fortin n'était pas pour eux responsable de corruption privée passive pour ce match ente le SM Caen et Nîmes.

Des parties civiles avaient pourtant dédouané Jean François Fortin

"Ces quatre jours d’audiences n’ont pas permis de changer leur perception sur la responsabilité de M. Fortin. Tous les éléments sont concordants pour dire qu’il n’y a pas eu de demande de sa part ni à ses joueurs ni à son staff de retenir les chevaux lors de ce match, a expliqué l'avocat de la LFP et de la FFF. "Pour Pilou Mokeddel, la justice appréciera son rôle manifestement plus ambiguë mais ,tempère Me Peyrelevade, est-il nécessaire de lui apporter une réponse pénal ?"  "

"Je ne vois pas ce que Monsieur Jean François Fortin fait devant votre tribunal" avait même estimé pour sa part Me Klein, l'avocat de l'UCPF, également partie civile.

L'ex-responsable de la sécurité du SM Caen Pilou Mokeddel dans la salle d'audience du Tribunal correctionnel de Paris - Radio France
L'ex-responsable de la sécurité du SM Caen Pilou Mokeddel dans la salle d'audience du Tribunal correctionnel de Paris © Radio France - Olivier Duc

Mais dans ses réquisitions, le procureur de la République a exposé une toute autre vision sur la responsabilité des deux anciens dirigeants du SM Caen.

"La proposition corruptrice a été formulée par Jean Marc Conrad d'abord à Pilou Mokeddel. Les écoutes téléphoniques montrent la part active dans cette entreprise de Pilou Mokeddel. C'est donc en connaissance qu'il a relayé cette proposition à Jean François Fortin."

Quand à l'ancien président du SM Caen, le procureur est également clair. "Comment Jean François Fortin n'a pas perçu les intentions corruptrices alors que son staff l'avait perçu" en se référant à la déposition de Patrice Garance.

"Même si rien ne prouve que des joueurs ont été contactés ou que le match a été faussé, le simple fait de relayer une proposition corruptrice suffit à consommer le délit de corruption passif ou actif." Et d'ajouter : "vous n'auriez jamais dû prendre cet appel téléphonique." 

Trois ans de prison dont un avec sursis pour les deux actionnaires nîmois

Le procureur a réservé ses réquisitions les plus lourdes aux deux anciens actionnaires de Nîmes, Jean-Marc Conrad et Serge Kasparian à savoir trois ans de prison dont un avec sursis chacun, 50.000 euros d'amendes et l'interdiction d'exercer dans un club pendant cinq ans. 

Le procureur de la République réclame deux ans dont une année avec sursis à l'encontre de Franck Toutoundjian, le troisième membre du trio suspecté d'être à la manœuvre des tentatives de corruption nîmoises.

Les dernières plaidoiries de la défense répondront ce vendredi à ces lourdes réquisitions.