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Ligue 1. Nicolas Holveck : "Il ne faut pas avoir peur de révolutionner le football français"

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Par , France Bleu Armorique

Après la victoire rennaise face à Metz (1-0), le président du club Nicolas Holveck s'est présenté face à la presse. L'occasion de dresser un premier bilan avant les fêtes, mais aussi de balayer l'actualité du football français, marquée par le fiasco Mediapro.

Nicolas Holveck, président du Stade Rennais Football Club
Nicolas Holveck, président du Stade Rennais Football Club © Maxppp - Philippe Renault/PHOTOPQR/OUESTFRANCE

Le Stade Rennais termine les 17 premières rencontres de championnat avec un bilan sans précédent depuis près de 60 ans : 31 points obtenus sur ces dix-sept matchs pour les Rouge et Noir. Après le match, le président du club Nicolas Holveck s'est présenté devant la presse, pour évoquer cette (presque) première moitié de saison et évoquer l'avenir du football français, marqué par l'échec Mediapro et la probable baisse des droits TV.

Nicolas Holveck, le bilan comptable du Stade Rennais en Ligue 1 est très bon, vous devez être satisfait ?

Nicolas Holveck : Ce soir, on a démontré que le Stade Rennais était toujours là. Il y a quatre matchs, c'est vrai qu'on était à la sortie d'une période difficile. Les jours de repos entre Séville et Nice ont fait le plus grand bien au groupe. C'était la première fois depuis la trêve internationale d'octobre que Julien (Stéphan, NDLR) pouvait profiter de cinq jours pour faire travailler l'équipe. Cela a permis de vider les têtes. Julien, son staff et les joueurs ont réussi à enchaîner quatre victoires consécutives. Ce soir, on est sûrs d'être dans les cinq premiers, c'était l'objectif en début de saison. Si on conserve cette moyenne de points par match, on aurait 69 points en fin de saison, donc c'est une grande satisfaction sur cette première partie de saison.

Clément Grenier a été l'unique buteur ce soir, il n'a pas toujours eu beaucoup de temps de jeu et il est en fin de contrat en juin, comment vous voyez son avenir au club ?

Nicolas Holveck  : Clément Grenier joue de plus en plus depuis un mois et demi, il a commencé des matchs de Ligue des Champions titulaire, il était dans le onze à Nice... Il a eu un temps de jeu plus conséquent sur les derniers matchs, il est sous contrat jusqu'en juin. Il sera temps de penser à la suite en fin de saison, mais il sera avec nous jusqu'à la fin du championnat, il n'y a pas de débat.

Avec la crise de Mediapro, on évoque une réflexion autour des salaires des joueurs en Ligue 1, qui pourraient être revus à la baisse. Est-ce que c'est quelque chose que vous étudiez au Stade Rennais ?

Nicolas Holveck : Aujourd'hui je suis incapable de vous répondre. On ne sait pas quel sera le montant des droits TV pour la fin de saison et les saisons à venir. Je n'ai pas de réponse à apporter puisque je n'ai pas les éléments en main pour m'exprimer.

Il ne faut pas avoir peur de révolutionner le football français. - Nicolas Holveck, président du Stade Rennais

Quel regard vous portez sur ce fiasco Mediapro ?

Nicolas Holveck : Compter les points à la fin du match, c'est facile. Quand l'appel d'offres a été gagné par Mediapro, tout le monde était plus que content. Cela ne sert à rien de se plaindre. Pensons à la suite, prenons les bonnes décisions. Il va falloir se réformer de fond en comble, tant sur la gouvernance que sur la partie sportive. Il va falloir repenser notre produit. C'est la seule ambition qu'on doit avoir. Penser au passé, ça ne fera pas avancer. Anticipons ce qui peut nous sortir de cette crise. Je pars du principe qu'il y a toujours une issue positive à une crise. Il faut juste avoir ces réflexions et ne pas avoir peur de révolutionner le football français, je pense que ça passera par là. Si on a cet état d'esprit, on peut en sortir peut-être encore plus forts.

Quelle révolution ?

Nicolas Holveck : Peut-être penser à des formats différents, avec des matchs intéressants jusqu'à la fin de saison, réformer la gouvernance... Je pense qu'il faut qu'on soit beaucoup plus efficaces. Aujourd'hui je pense qu'on est surtout à la traîne de ce point de vue là par rapport aux quatre grands championnats, donc posons nous les bonnes questions. Regardons l'avenir avec ambition, si on a pas cette ambition on ne s'en sortira pas par le haut.

Des formats différents, qu'est ce que ça signifie ? Des playoffs ?

Nicolas Holveck : Je pense qu'aujourd'hui il faut repenser complètement notre produit puisqu'on voit que sa valeur n'est plus celle que l'on imaginait. Quand un produit n'est plus au niveau que vous imaginiez il faut le modifier. Je n'ai pas la réponse, mais je crois qu'il faut se poser les bonnes questions.

Le football français ne touchera pas les 1,2 milliards d'euros promis, comment y remédier ? La baisse des salaires est la piste numéro 1 ? On imagine mal certains clubs s'en sortir s'il n'y a pas d'efforts de consentis...

Nicolas Holveck : C'est certain qu'il y aura certainement des efforts à faire de la part de tout le monde. Mais encore une fois, il m'est difficile de répondre puisqu'on ne sait pas qui va obtenir les droits, pour quel montant, pour combien de temps... Je ne répondra qu'avec les éléments en main. 

Est-ce que le Stade Rennais peut être en difficulté dans les mois à venir ?

Nicolas Holveck : Comme tous les autres clubs. On a un budget à tenir, on sera soumis au même régime que tout le monde. Il faudra sûrement redimensionner le projet du Stade Rennais avec les contraintes que tous les clubs français ont. A nous d'être le plus imaginatif et le plus malin possible aussi pour sortir de cette crise sans perdre la position qui est la notre au classement aujourd'hui.

Est-ce qu'il faudra revoir les recrutements et viser plus bas en terme de montants ?

Nicolas Holveck : Quand je parle de redimensionnement, si la baisse est aussi effrayante qu'on l'annonce, forcément que les clubs français seront obligés d'adapter leurs masses salariales à ces contraintes. Les futurs recrutements se feront en fonction des futurs droits TV. 

Quand le club allait moins bien sportivement à l'automne, Julien Stéphan n'a jamais été remis en cause, il a eu votre soutien et celui de l'actionnaire, vous pensez que c'est le point de départ de ce nouvel élan ?

Nicolas Holveck : Pour moi ce n'est pas une question. Je l'ai dit quand c'était plus compliqué : Julien fait partie intégrante du projet rennais, il connaît le club depuis si longtemps ! Il est l'entraîneur parfait pour intégrer nos jeunes du centre de formation, et aujourd'hui le centre de formation est une réponse aux problèmes de droits TV futurs, et il le sera encore plus demain. Pour moi il n'y a même pas de discussion. faire venir un entraîneur différent aujourd'hui : pour quoi faire ? On a la chance d'avoir quelqu'un qui connaît le club de A à Z, qui intègre des jeunes aux entraînements toutes les semaines... Et en plus, ce n'est pas que Julien : c'est Julien ET son staff. Je n'ai jamais vu un entraîneur et un staff travailler autant, être autant dans la recherche du détail. La question ne s'est donc jamais posée. Il a de grandes qualités et ce n'est pas parce que quatre ou cinq matchs ont été plus difficiles qu'il les avait perdues. Il l'a montré puisqu'on a su rebondir avec ces quatre victoires consécutives.  

Est-ce qu'une proposition de prolongation de son contrat est déjà sur la table ?

Nicolas Holveck : Avec Julien, on échange tous les jours, et on parle évidemment de l'avenir. 

Vous vous projetez avec lui ?

Nicolas Holveck : Je pense avoir été suffisamment clair au plus dur de notre période compliquée pour dire que je me projette avec lui le plus longtemps possible.

Vous sentez que lui se projette avec vous aussi ?

Nicolas Holveck : Il faudra lui poser la question mais quand on échange ensemble, je n'ai pas l'impression qu'il soit opposé à cet avenir effectivement (sourire).

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