Football

Ligue 1 - SM Caen - Vincent Bessat : "On est dans une situation d'urgence"

Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin vendredi 16 décembre 2016 à 14:07 Mis à jour le vendredi 16 décembre 2016 à 14:49

"On n'a pas énormément gâté nos supporters sur cette première partie de saison mais on a à cœur de se racheter"
"On n'a pas énormément gâté nos supporters sur cette première partie de saison mais on a à cœur de se racheter" © Maxppp - Daniel Fouray

Le Stade Malherbe de Caen reçoit le FC Metz ce samedi lors de la 18e journée de Ligue 1 au Stade d'Ornano. Barragiste depuis le report du match à Nantes, les Caennais restent sur deux nuls consécutifs au Stade d'Ornano. Pour le latéral gauche Vincent Bessat, "il ne faut pas baisser la tête."

Le directeur général du Stade Malherbe de Caen Xavier Gravelaine disait que l'équipe n'avait vraiment pas de chance avec ce report du match face à Nantes.

Depuis le début de cette saison, on manque cruellement de réussite même si ce n'est pas que ce facteur qui fait qu'on en est là ou nous en sommes mais cela y contribue. On l'a vu un peu sur le match de Dijon, sur certains matchs. Pour le moment, rien ne nous réussit. A nous d'aller les choses et de forcer un peu le destin pour que ça bascule dans notre sens.

"Pour le moment rien ne nous réussit. A nous d'aller chercher les choses et de forcer un peu le destin."

Alors que vous aviez fait une mise au vert la semaine passée et que vous vous étiez fixé un objectif de points sur les trois derniers matchs de 2016 (Nantes, Metz et Monaco), ce brouillard complique les choses.

On n'a pas le choix. On ne peut pas faire autrement. C'est sûr qu'on aurait préféré le jouer surtout dans la mauvaise dynamique où Nantes était. Maintenant, il faut faire avec. On le rejouera en janvier (le 18). Il faudra être performant à ce moment-là.

Il y a ce rendez-vous face à Metz, encore une équipe qui joue le maintien.C'est le dernier rendez-vous à la maison pour l'année 2016.

C'est un concurrent direct. On a énormément besoin de points donc faut absolument le gagner. On veut faire également plaisir à nos supporters parce qu'on ne les a pas énormément gâté sur cette première partie de saison mais on a à cœur de se racheter et de faire de bonnes choses au moins sur ce dernier match.

Les concurrents directs ne manquent pas cette année tant le championnat est serré.

Tant mieux. C'est une chance dans cette période-là pour nous. Je pense qu'il y a une petite dizaine d'équipe qui est concernée même s'il y en a qui sont mieux classées que d'autres. On voit qu'il suffit de faire une série de deux matchs pour remonter largement au classement. C'est pour ça que Xavier (Gravelaine) dit qu'on n'est pas en crise parce que tout peut basculer très vite mais on est dans une situation d'urgence. Dès ce week-end, il faut prendre des points.

"On voit qu'il suffit de faire une série de 2 matchs pour remonter largement au classement. C'est pour ça que Xavier dit qu'on n'est pas en crise (...) mais on est dans une situation d'urgence."

Vous êtes repositionnés depuis la saison passée dans ce poste de latéral gauche.Comment vivez-vous cette évolution?

Je le vis bien. J'avais terminé comme ça à Nantes. J'avais attaqué à Caen plutôt milieu gauche. Après il y a eu des aléas liés aux blessures, aux suspensions... donc le coach m'a repositionné. Il y a des matchs qui se sont bien passés donc il m'a fait enchaîner à ce poste-là. Je ne m'en plains pas. Tant que je joue, je prends énormément de plaisir. Le coach a un discours qui ne me bride pas, qui me pousse à aller vers l'avant. Bien sûr, il ne faut pas mettre en déséquilibre l'équipe mais il me laisse monter à bon escient donc pour moi il n'y a aucun problème.

"Le Coach a un discours qui ne me bride pas, qui me pousse à aller vers l'avant. (...) Il me laisse monter à bonne escient."

Vous avez encore des automatismes à travailler sur ce poste?

Bien sûr comme tous les postes. Que ce soit en Ailier gauche ou en latéral, il faut toujours chercher à progresser. Maintenant, sur le plan défensif, il faut un peu que je continue à bosser pour encore me perfectionner là-dessus. Je ne suis pas un spécialiste du poste. J'ai été formé milieu gauche toute ma carrière donc j'apprends au quotidien encore même à mon âge (31 ans). C'est pour ça que c'est un régal aussi.

"J'ai été formé milieu gauche toute ma carrière donc j'apprends au quotidien encore même à mon âge."

Quand vous êtes milieu de terrain, il y a toujours quelqu'un derrière vous. En position de latéral, vous avez juste le poteau de corner

Oui, il n'y a plus personne même si l'axial peut venir couper. C'est vrai que c'est un peu plus délicat. Il faut lire le jeu un peu différemment, se placer différemment mais je prends énormément de plaisir à ce poste-là donc il n'y a aucun problème d'y jouer.

Que change pour vous le passage dans ce système à cinq défenseurs, si ce n'est qu'on vous demande de monter encore plus?

J'ai beaucoup plus de courses. Il faut être présent sur le front de l'attaque, présent en défense. Ce sont des allers-retours permanents sur le côté. C'est d'amener un maximum de danger offensivement et puis aider au maximum la défense en cas de contre ou en cas de position adverse offensive.

"Quand on joue à quatre défenseurs, on peut mieux gérer ses efforts. (..) Là, il faut y aller en permanence. C'est un peu plus usant mais ça ne me dérange pas."

On pêche physiquement un peu plus vers la fin mais cela fait partie du jeu. Cela ne me pose aucun problème de faire les efforts. Je suis là pour l'équipe, pour aider au maximum. Quand on joue à quatre défenseurs, on peut mieux gérer ses efforts. On accompagne à bon escient. Là, il faut y aller en permanence. C'est un peu plus usant mais ça ne me dérange pas.

On sent qu'il ne manque pas grand chose en terme de points, en terme de jeu, en terme de réussite mais en même temps cela peut basculer très vite parce que ces petits quelques choses n'arrivent toujours pas. Le SM Caen est vraiment sur le fil du rasoir avec ce match de Metz.

C'est exactement ça. C'est pour ça qu'il ne faut pas baisser la tête, qu'il ne faut pas se disperser et rester uni. Je sais que beaucoup de gens ont de l'attente envers nous. Maintenant, on se met dans une bulle. On encaisse ce qu'on doit prendre parce que les résultats ne sont pas bons, certaines phases de matchs ne sont pas bonnes non plus mais on est dans une bulle. On continue à bien bosser, à mettre l'agressivité qu'il faut, l'envie qu'il faut et la détermination qu'il faut pour justement faire basculer ce petit détail qui nous fera gagner des matchs et remonter au classement.

"En latéral (gauche), nous sommes deux avec Manu (Imorou) donc s'ils veulent en ramener un autre, qu'ils le ramènent. Tant que la concurrence est saine, cela ne me pose aucun problème."

Cet été, le Stade Malherbe de Caen recherchait un renfort pour le couloir gauche. Il ne l'a pas trouvé. Il pourrait à nouveau le chercher cet hiver. L'annonce d'une concurrence sur son côté, c'est classique dans le football mais comment le ressentez-vous?

Vous venez de le dire, c'est classique dans le football. Nous sommes quatre à pouvoir jouer à gauche. En latéral nous sommes deux avec manu (Imorou) donc s'ils veulent en ramener un autre, qu'ils le ramènent. Après, tant que la concurrence est saine, cela ne me pose aucun problème. Le meilleur jouera, tout simplement.