Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait de la fusillade qui a fait au moins trois morts et 12 blessés

Football

Ligue 1 - SM Caen - Jordan Leborgne : "Il ne faut pas que je lâche"

vendredi 17 mars 2017 à 13:59 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin

A 21 ans, Jordan Leborgne joue sa 2e saison pro dans son club formateur, le SM Caen. Le Guadeloupéen doit se battre pour rogner du temps de jeu y compris en se mettant en danger sur un poste qui n'est pas le sien. Il espère retrouver face à lui dimanche son ami Thomas Lemar.

Jordan Leborgne, 21 ans, a passé près du tiers de sa vie au SM Caen
Jordan Leborgne, 21 ans, a passé près du tiers de sa vie au SM Caen © Maxppp - Vincent Michel

Caen, France

Cela va faire six ans que vous êtes arrivés au centre de formation du SM Caen?

Oui, j"ai commencé avec un contrat aspirant puis Elite et un contrat de trois ans pro.

Il y a trois Jordan dans l'effectif du Stade Malherbe. Jordan Nkololo a été prêté au Stade Lavallois. Jordan Adéoti est titulaire depuis le passage à une défense à trois. Vous, vous êtes entre les deux avec du temps de jeu mais moindre que la saison passée?

Oui, cette saison, c'est plus compliqué. j'ai fait quelques matchs où je ne jouais pas à mon poste. Là je recommence à avoir un petit peu plus de temps de jeu.

C'est dur de ne pas avoir beaucoup de temps de jeu et d'apparaître sur un poste qui n'est pas le sien?

Oui c'est compliqué mais après il faut s'adapter à tout. Il faut donner le maximum et après on voit à la fin du match. Dès que je donne le maximum même si je sais que ce n'est pas mon poste, les gens le savent.

Ces deux titularisations au poste de latéral droit ont été compliquées (contre St Etienne 0-2 et contre Bordeaux 0-4)

Oui, très compliquées après j'ai fait ce que je pouvais. Cela s'est mal passé, il faut oublier et continuer à travailler et rester fort.

"J'aime récupérer des ballons, le jeu vers l'avant, faire jouer mes partenaires."

Vous avez une formation de milieu axial. C'est votre poste de prédilection?

J'ai toujours joué milieu de terrain. Plus petit, j'ai joué attaquant mais depuis que je suis ici je joue milieu de terrain 6, 8, 10... je ne joue que milieu de terrain. J'aime bien jouer en 6. C'est le poste qui me va le mieux je pense. J'aime récupérer des ballons, le jeu vers l'avant, en fait passer vite de la défense à l'attaque. C'est ce que j'aime : récupérer les ballons, faire jouer mes partenaires.

"Je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça (...) Il ne faut pas que je lâche et que je continue à travailler."

L'an passé vous aviez eu 7 titularisations. Cette année vous n'en avez eu que deux. Est ce que vous vous attendiez à une telle saison?

Je ne pensais pas que ça allait se passer comme cela mais en fait on ne sait jamais ce qui peut se passer. On travaille pendant la préparation et on voit au cours de la saison et ça se passe comme ça. Il ne faut pas que je lâche et que je continue à travailler surtout. Ne jamais rien lâcher. Essayer de travailler à l'entraînement et montrer que je dois jouer. Après c'est Patrice Garande qui fait ses choix.

Avez-vous eu envie de faire comme Jordan Nkololo ou est-ce qu'on t'a proposer d'être prêté?

Non, on ne m'a pas proposé de faire comme Jordan Nkololo. Je n'ai pas fait de demande. je n'étais pas sur la liste des transferts.

"Je suis arrivé en même temps que Thomas Lemar. (..) On était tout le temps ensemble."

Cela va faire six ans que vous avez quitté la Guadeloupe. Cela représente une sacrée étape pour un adolescent. C'est à la fois un rêve de devenir professionnel et en même temps un déracinement?

C'était compliqué mais après quand je suis arrivé ici il faut savoir qu'il y avait plein de Guadeloupéens qui m'ont beaucoup aidé. Je suis arrivé en même temps que Thomas (Lemar) et on était deux dans la même chambre, deux à arriver en même temps. On était tout le temps ensemble.

Il y avait aussi les plus grands comme Dimitri Milon, Jean-Marc Hatchi et Yohan Gustarimac et Lenny Nangis aussi qui nous apportaient beaucoup donc on écoutait leurs conseils mais c'était toujours compliqué et on rentrait pendant les vacances chez nous. Donc c'était compliqué mais on avait l'habitude parce qu'on était déjà en centre de pré-formation (Pôle Espoir Guadeloupe) et on rentrait chez nous que le week-end donc on était déjà un peu habitué à ça. On ne voyait pas souvent nos parents donc on avait l'habitude.

Les grands nous ont beaucoup apporté et après au fur et à mesure on s'habitue. On s'habitue au temps et à tout donc ça va.

Vous parliez de Thomas Lemar. Vous devriez vous recroisez un peu avec la venue de l'AS Monaco?

Oui je pense. Je l'ai souvent, j'espère qu'on va se recroiser si je suis dans le groupe. On parle souvent en texto, on rigole. On déconne tout le temps. Thomas, c'est comme mon frère. Je l'ai tout le temps. J'espère, ce serait bien.

Vous avez déjà joué l'un contre l'autre à part en Guadeloupe?

Non, ici on a toujours joué ensemble. Je n'ai jamais joué contre lui qu'en Guadeloupe. On était opposé dans nos clubs respectifs et comme on était déjà au Pole espoir (Guadeloupe), on jouait tout le temps la semaine ensemble et le week-end en championnat des fois on se rencontrait.

Contre Monaco, "J'espère qu'on va gagner. On peut le faire."

Sur ce match face à Monaco, c'est un match qui ne peut être que positif dans le sens où vous n'avez rien à perdre et beaucoup de choses à gagner?

Ça, je ne sais pas s'il y a beaucoup de choses à gagner mais nous notre but, c'est d'essayer de gagner ce week-end. On ne se pose pas la question de ...parce que c'est Monaco on veut gagner. On veut prendre des points parce que tous les points sont importants. Après, on ne se dit pas qu'on a rien à perdre. On a juste envie de gagner ce week-end.

C'est plaisant de pouvoir jouer face à une équipe comme Monaco?

Ah oui, cela nous fait voir beaucoup de choses. C'est un très bon club, ils ont beaucoup de réussites. Ils sont bons partout. C'est toujours intéressant de jouer contre eux.

"Il me restera une saison jusqu'en 2018. Après, je ne sais pas comment cela va se passer. Je ne me pose pas de questions."

Jusqu'à quand êtes-vous sous contrat au SM Caen?

Après celle-ci, il me restera une saison. Jusqu'en 2018. Après, je ne sais pas comment cela va se passer. Je ne me pose pas de questions. Je travaille, après on verra avec le temps comment cela va se passer.

Il faut parfois avoir un petit coup de pouces. Jordan Adéoti a retrouvé un poste de titulaire quand l'équipe est passée à une défense à trois dans l'axe. Au milieu, il y a de nombreux absents. C'est le moment pour toi de toquer à la porte?
*

"Je prends ce que l'on me donne."

Oui, c'est à moi de ... après Jordan il a trouvé le bon poste. Il se sent bien.Il est très bon à ce poste-là mais c'est à moi de démontrer que je peux jouer quand le coach me donne du temps de jeu. C'est frustrant après le coach fait ses choix, moi je prends ce que l'on me donne. Mon objectif d'ici la fin de saison c'est de jouer le plus de matchs possible.

Comment perçois-tu le match contre Monaco?

J'espère qu'on va gagner et on peut le faire. On va tout faire pour gagner.

Vous êtes confiant pour le maintien?

On sait que ça va être très compliqué pour le maintien. De toute façon, si on gagne tous les matchs qui restent on sera maintenu. Après, ça ne va pas être facile. On le sait mais il faut qu'on soit solidaire, qu'on soit solide et qu'on continue.