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Ligue 2 - Cédric Cambon, ancien défenseur du Havre AC : "A Orléans, j'ai retrouvé du plaisir"

Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) samedi 9 septembre 2017 à 1:03

Cédric Cambon (à droite), lors de l'un de ses derniers matchs avec le HAC la saison passée, à Strasbourg
Cédric Cambon (à droite), lors de l'un de ses derniers matchs avec le HAC la saison passée, à Strasbourg © Maxppp - Jean Marc Loos

Buteur face au Havre AC, ce vendredi, Cédric Cambon ne regrette pas d'avoir quitté la Normandie cet été. A 30 ans, le défenseur central s'éclate sous ses nouvelles couleurs, celles de l'US Orléans (Ligue 2), et retrouve du plaisir avec ses nouveaux partenaires.

Il n'en avait pas marqué un seul la saison passée, avec le HAC. Il en a déjà mis deux après seulement six journées, avec l'US Orléans. Signe que Cédric Cambon revit, en quelques sortes, depuis son départ du Havre AC, cet été. A 30 ans, et après deux saisons passées en Normandie (63 matchs de championnat), le défenseur central retrouve du plaisir, avec l'USO.

Titulaire depuis la reprise et déjà buteur contre Auxerre, Cédric Cambon a récidivé vendredi soir, au Stade Océane (J6). Auteur de l'ouverture du score et de son sixième but en Ligue 2 dans sa carrière, il a aussi marqué pour la première fois dans son ancien stade. Il répond à Bertrand Queneutte, pour France Bleu Normandie :

ECOUTEZ : Cédric Cambon raconte son but au Stade Océane, marqué pour l'US Orléans

Bertrand Queneutte : alors, ça fait quoi de marquer au Stade Océane ?

Cédric Cambon : (sourire) C'est mon premier but ici. Il a fallu que je le mette avec une équipe adverse. Cela m'a fait énormément plaisir de marquer. Et puis, le score est de 1-1. Il n'y a pas de déçu. C'est une belle soirée.

BQ : Vous n'avez pas souhaité célébrer votre but ?

CC : Non, c'est vrai. Je me suis dit, par rapport à quelques supporters, que ce n'était pas la peine d'exciter la meute. Mais surtout par respect. J'ai vécu de bons moments ici. Et même s'il y a toujours des supporters qui critiquent, je pense avoir laissé une belle image et un bel état d'esprit. Ce n'était pas la peine de gâcher ça avec un petit but.

BQ : Il y a quelques mois, vous regrettiez de ne pas marquer d'avantage...

CC : C'est vrai, on en avait parlé ensemble (rires). C'est le football, c'est comme ça. Sur ce but, j'ai de la réussite, je suis au bon endroit au bon moment. Je suis content. Pour un début de saison à Orléans, c'est plutôt satisfaisant.

Cédric Cambon : "Le plus dangereux côté havrais ? Peut-être Zinédine Ferhat. On a l'impression qu'on va lui prendre le ballon, mais on n'y arrive jamais..."

BQ : C'était un gros test pour vous, avec l'US Orléans, de venir jouer ici ?

CC : C'est certain. Et on l'a passé et de très belle manière. On savait que ce serait compliqué. Le Havre est une très belle équipe, on s'en rend compte quand on joue en face. On a répondu présents. Solides, rigoureux, et pas maladroits dans l'utilisation du ballon. Avec un peu plus de réussite, on aurait pu l'emporter. Mais c'est un très bon point pour nous.

BQ : Qui vous a semblé le plus dangereux dans cette équipe havraise ?

CC : Collectivement, on sent que c'est huilé. Mais pour moi, le plus dangereux, c'est Zinou (Ferhat). Il est très fort. Il a très peu de déchets. Il bouge bien. Il se déplace bien. Il est très dangereux. On a l'impression qu'on va lui prendre la balle, mais on arrive jamais à le faire. C'est aussi très difficile de défendre face au HAC, parce qu'ils dézonent beaucoup. Il faut rester très concentré. On l'a plutôt bien fait.

Cédric Cambon : "Je prends du plaisir, je joue libéré, je mets des buts. J'ai retrouvé le plaisir..."

BQ : Retrouves-tu, à Orléans, un plaisir que tu avais peut-être perdu ici, au Havre, la saison dernière ?

CC : Oui. Clairement, oui. Je ne regrette pas du tout d'être parti, d'avoir fait ce choix là. Certains ont été surpris que je choisisse un club qui s'est maintenu lors des barrages la saison dernière. Mais je pense avoir fait le bon choix. Le début de saison me le confirme. Je prends du plaisir, je joue libéré, je mets des buts. J'ai retrouvé le plaisir, dans un club qui me fait confiance. C'est tout ce dont j'avais besoin. Je suis très satisfait.

BQ : Et puis, tu es titulaire. C'était un critère important ?

CC : En soi, j'aurais pu accepter de ne pas l'être. Mais j'entrais dans ma dernière année au Havre. Si j'avais eu peu de temps de jeu, cela aurait été plus compliqué pour moi de rebondir ensuite. C'était un choix basé sur la durée, sur la visibilité, avec un club qui me fait confiance, qui me fait jouer. C'était tout un package, disons. Et c'est pour cela que j'ai pris cette décision.