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Football

Ligue 2 - Havre AC : du changement attendu, après un nouvel échec pour le doyen du foot français

Le HAC a dit adieu aux play-off et à la montée en Ligue 1, cette saison. Un nouvel échec pour le club normand et pour le projet de Vincent Volpe. Le président américain va sans doute devoir revoir sa politique, lui qui annonce la montée comme ambition, depuis quatre ans.

 Plusieurs éléments du HAC devraient quitter le club, l'été prochain
Plusieurs éléments du HAC devraient quitter le club, l'été prochain © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le Havre - France

A une journée de la fin du championnat, le HAC est éliminé de la course aux play-off et à la montée en Ligue 1. Les havrais finiront au mieux à la septième place, au pire à la huitième, à une vingtaine de points des deux premières positions. Battus à Valenciennes, ce vendredi, les normands viennent de tirer une croix sur les ambitions affichées au début de la saison, et sont contraints de basculer sur la suivante : une onzième pige consécutive dans l'antichambre, pour le doyen du football français. Cet été, les dirigeants normands devront réajuster leur façon de faire et leur politique. Eux dont les choix et les orientations n'ont pas toujours été des réussites, dernièrement

Qu'est ce qui a cloché ? 

  • Un recrutement globalement raté : le HAC ne s'est pas illustré par un brillant mercato, l'été dernier. Sur les sept joueurs arrivés, seulement trois peuvent être rangés dans la catégorie des satisfactions (Kadewere, Mayembo et Basque). Quatre sont en revanche des flops (Leo Principe), ou des déceptions  : Kelly Irep, Hervé Bazile et Jamal Thiaré. Ce dernier a montré de belles choses, par moment, mais difficile de considérer que son apport est à la hauteur des ambitions affichées par le club. Par ailleurs, le HAC a choisi de prêter un attaquant, lors du mercato hivernal (Moussiti-Oko), sans toutefois le remplacer, et alors que l'équipe a montré des lacunes sur le plan offensif (8ème attaque).
  • Le non remplacement de Jean-Philippe Mateta : le club n'est pas parvenu à trouver le remplaçant du meilleur buteur havrais, la saison dernière. Il a fait le choix de miser sur un joueur à fort potentiel, mais blessé toute la phase aller : Tino Kadewere. Les dirigeants ont fait le pari que ses partenaires, et notamment Jamal Thiaré, arrivé de National, feraient le job en attendant. Pari perdu.
  • Une politique sportive à revoir : la passerelle entre formation et pros, la gestion des joueurs, et la gestion des fins de contrat sont des secteurs qui laissent apparaître un certain nombre de curiosités. En la matière, le dossier Alan Dzabana est sans doute l'un des exemples les plus frappants ! Le club a laissé filer libre un jeune du centre de formation (Teddy Lia), dans lequel le coach ne croyait pas, et qui a finalement signé pro à Lille. A la place, le HAC a engagé Alan Dzabana (ex Lyon), en déboursant 700.000 euros. A l'arrivée : seulement 11 minutes de Ligue 2 offertes à un un garçon sur lequel ne compte finalement pas son entraîneur. Résultat : un message négatif envoyé aux jeunes du centre de formation, et des conséquences sportives et financières pas négligeables. 
  • Harold Moukoudi écarté sur la phase retour : choix pris par la direction pour punir le jeune défenseur, parce qu’il est en fin de contrat et qu’il a refusé de prolonger. Une décision approuvée par les uns, contestée par les autres, mais une chose est sûre : le HAC s'est tiré une balle dans le pied, en se privant de son meilleur joueur et d'un garçon à l'influence énorme dans le vestiaire. Le club a aussi déstabilisé une défense qui était l'un de ses atouts. 
  • Des dirigeants pas assez présents : souvent aux Etats-Unis, le président délègue largement à son Directeur Général, Pierre Wantiez. Seulement, en interne, il est reproché à ce dernier de ne pas être assez présent au club, à la fois physiquement et dans son implication, notamment aux côtés des pros.  
  • Les choix de l'entraîneur et la gestion des joueurs : quelques joueurs demandés par le coach ont pour certains déçus (Bazile, Traore) ou rapidement été mis de côté (Andriatsima). Un manque de turn-over a aussi été pointé sur la phase aller et des garçons ont été maintenus dans le onze malgré une irrégularité (Fontaine), un trop faible rendement (Bazile), ou une progression peu évidente (Bese, Coulibaly). Des jeunes qui ne jouent pas beaucoup ont, pour certains, été parfois découragés (Ozdemir, Dzabana, Tiehi). Enfin, des difficultés à rendre l'équipe régulière et séduisante sur la durée sont apparues. Cette saison, la côte de popularité du coach s'est effritée. 
  • Des tensions et un manque d'unité : des divisions et des relations délicates, en interne, ont fait leur apparition : entre le staff pro et le centre de formation, par exemple. La relation s'est aussi refroidie entre l'entraîneur des pros et son directeur général. 
Christophe Revault sera-t-il toujours directeur sportif ou prendra-t-il un nouveau rôle ?  - Maxppp
Christophe Revault sera-t-il toujours directeur sportif ou prendra-t-il un nouveau rôle ? © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le HAC va devoir agir, et vite !En effet, les échecs successifs ne sont pas sans conséquences. D'abord, sur le plan financier : à force d'investir massivement ailleurs que dans le sportif (secteur commercial, hôtel, restaurant, stages aux Etats-Unis pour les jeunes, etc...) et de ne pas monter, le déficit (hors transferts) se creuse. Ensuite, sur le plan affectif : le stade Océane réalise, cette saison, sa pire affluence moyenne depuis sa naissance, en 2012 (6.621). Le public déserte l'enceinte et de le désintérêt gagne de plus en plus de spectateurs et de supporters. 

Avalanche de départs ?

C'est un grand chambardement que le Havre AC devrait connaître, l'été prochain. Six joueurs arrivent en fin de contrat et aucun ne devrait prolonger : Denys Bain, Alexandre Bonnet, Arnaud Balijon, Oumar Sissoko, Harold Moukoudi, Zinédine Ferhat. Dans certains cas, le joueur estime avoir fait le tour. Dans d'autres, c'est le club qui ne souhaite pas poursuivre l'aventure. Toujours est-il que quatre titulaires s'apprêtent à faire leur valise et que le visage de l'équipe va forcément changer. A ces départs quasi certains, s'ajoutent d'autres départs possibles. A un an de la fin de leur contrat, le club pourrait être tenté de vendre plusieurs joueurs, afin de ne pas se retrouver bredouille l'été suivant. On peut ainsi craindre le départ d'un Pape Gueye, qui n'a toujours pas prolongé, et sur lequel le club serait pourtant bien inspiré de miser fort et de s'appuyer. Autre élément concerné : Ebenezer Assifuah, en manque de temps de jeu, mais également Alimami Gory, convoité en France et à l'étranger. Par ailleurs, un garçon comme Jean-Pascal Fontaine, formé au HAC, pourrait avoir envie d'un bon de sortie. Les dirigeants lui avaient refusé, il y a un an, alors qu'il avait une grosse touche en Belgique. Enfin, il se murmure que Barnabas Bese pourrait aussi être vendu. Certains mouvements pourraient également dépendre du nom de l'entraîneur. Si Oswald Tancot était confirmé, plusieurs éléments qui, jusque-là,  n'entrent pas dans ses plans pourraient aller voir ailleurs : Ozer Ozdemir et Alan Dzabana, par exemple. Même si ces deux là aimeraient poursuivre et percer au Havre AC. 

Avec ou sans Tanchot ? 

Troisième saison sur le banc, et troisième échec pour l'entraîneur havrais (8ème, 4ème, 7ème ou 8ème). Au moins si l'on s'en réfère à l'objectif fixé. Le coach n'est pas parvenu à faire monter l'équipe en Ligue 1. La faute ne peut pas lui être totalement imputée (cf : explications ci-dessus), mais compliqué aujourd'hui d'imaginer l'ancien adjoint de Bob Bradley poursuivre l'aventure, notamment compte tenu des tensions entre lui et son directeur général, entre lui et la formation, mais également au regard du désamour avec une frange grandissante des supporters

Pour sa part, Oswald Tanchot semble estimer que ses dirigeants et la cellule de recrutement ne lui apportent pas ce qu'il souhaite et que l'environnement, au club, n'est pas propice à la performance et à la réussite de sa formation. Vincent Volpe va devoir se poser la question, peser le pour et le contre, et apporter une réponse ferme dans les prochains jours, au sujet de celui qui occupera la place principale sur le banc. 

L'avenir est flou concernant le coach et son staff : qu'en pense Amos Youga, milieu de terrain et cadre du vestiaire ? Réponse au micro de Bertrand Queneutte : 

Amos Youga au sujet du coach et du staff