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Dossier : 100% AJA

Ligue 2 (J13) - Avant AJA-Le Havre : faire tourner pour préparer l'avenir ou ne rien changer ?

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Par , France Bleu Auxerre

Des changements dans le 11 auxerrois, le retour sur ses terres de Le Bihan au stade Océane où l'AJA et Furlan n'ont jamais gagné, des Havrais au bord de la crise : voici ce qu'il faut savoir sur AJA-Le Havre (13e j. L2) ce mardi à 19h, à suivre en direct et en intégralité sur France Bleu Auxerre.

Après leur nul 1-1 contre Valenciennes samedi, les Ajaïstes du défenseur brésilien Jubal se déplacent au Havre ce mardi (13e j. L2) au stade Océane (coup d'envoi 19h) pour tenter de regoûter au podium.
Après leur nul 1-1 contre Valenciennes samedi, les Ajaïstes du défenseur brésilien Jubal se déplacent au Havre ce mardi (13e j. L2) au stade Océane (coup d'envoi 19h) pour tenter de regoûter au podium. - Crédit photo : AJA

Turnover or not turnover ?

Même pas le temps de souffler que l'AJA doit déjà enchaîner ! 3 jours après leur nul 1-1 à l'Abbé-Deschamps contre Valenciennes, les Icaunais jouent au Havre ce mardi soir pour la 13e journée de Ligue 2 (coup d'envoi 19h), avant une autre rencontre, samedi à domicile contre Niort. Les Ajaïstes, passés de la 4e à la 6e place avec 20 points, restent sur 5 matches sans perdre (3 victoires, 2 nuls, leur plus longue série depuis la période novembre 2018-janvier 2019) et ont besoin de l'emporter pour au moins espérer réintégrer le Top 5, voire le Top 3.

Et pour cette rencontre en Normandie, on devrait assister à quelques modifications dans le 11 de départ auxerrois par rapport à celui aperçu contre le VAFC. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le coach de l'AJA, Jean-Marc Furlan, en conférence de presse d'avant-match. "Il va y avoir des changements sur ce match, évidemment", appuie le technicien. "On joue tous les 3 jours, mais surtout, la question qu'on se pose en tant qu'entraîneur, c'est : est-ce que je reste sur l'équipe-type, ou est-ce que je la bouge un peu ? Parce que je crains aussi les mois de février-mars, où tu peux te retrouver avec 4 ou 5 joueurs majeurs blessés gravement ou suspendus, être obligé de jouer avec les remplaçants et te demander si les mecs sont concernés. Alors, tu anticipes."

Le futur, c'est ce que souhaite préparer le coach, qui ne veut "pas forcément penser au résultat immédiat au Havre" mais plutôt "investir sur l'avenir". "Ou tu ne prends pas de risque, et tu fais comme certains entraîneurs qui font toujours jouer les mêmes, où tu passes au-dessus de l'idée du résultat final pour construire un projet sur lequel tu veux avancer. Parfois, tu vas investir sur un match (en faisant des changements) que tu vas peut-être perdre, mais qui va te rapporter beaucoup derrière. Sauf que faire comprendre ça aux observateurs et à l'environnement, c'est très difficile quand tu es coach. Parce qu'en général, on préfère vivre le temps présent."

Le même groupe que face à VA, Le Bihan de retour au Havre

Pour ce déplacement au Havre, Jean-Marc Furlan a convoqué le même groupe que celui face à Valenciennes 3 jours plus tôt, toujours amputé du milieu de terrain Birama Touré et de l'attaquant Kévin Fortuné, blessés. Ousoumane Camara, Alec Georgen, Ji Xiaoxuan et Nicolas Mercier sont les mêmes joueurs restés à quai sur choix du coach. Ce dernier, 17 ans et passé professionnel récemment, fait sa 2e apparition de suite dans le "pré-groupe". Pourquoi pas voir le jeune ailier bientôt chez les grands. 

Du côté des grands justement, ce sera un retour aux sources pour le meilleur buteur du championnat Mickaël Le Bihan, qui a joué au Havre de 2013 à 2015. Là où sa carrière a décollé avec, le n°8 déjà floqué dans le dos, un titre de meilleur buteur de L2 saison 2014/2015, 18 pions au compteur. Son record personnel, qui lui avait ouvert les portes de la Ligue 1 direction Nice, où il a vécu un véritable enfer : blessures à répétition, 3 opérations du genou et près de 150 matches ratés entre août 2015 et août 2019. L'attaquant a même pensé à arrêter le foot. Mais son mental à toute épreuve, son soutien familial et la main tendue de l'AJA avec un nouveau contrat à la clé en forme de 2e chance l'ont relancé. 

Et après une saison d'adaptation, minée par les suspensions et les méformes physiques (4 pions en 19 rencontres de L2), Mickaël Le Bihan, 30 ans et 10 buts en 11 matches, retrouve dans l'Yonne ses sensations havraises. C'est ce que confirme Jean-Marc Furlan : "Il a bien digéré les nouveaux concepts de travail depuis 1 an. Il a beaucoup de 'cannes'. J'espère que ça va se poursuivre jusqu'à la fin de saison. C'est un joueur de talent. Quand tu es défenseur central, tu n'as pas envie d'avoir ce genre de mec sur le dos, parce qu'il galope ! Il fait autant de courses à haute intensité, et même de courses tout court, qu'un milieu de terrain. C'est très rare !"

Le Bihan, qui s'en voulait énormément d'avoir raté la balle de match dans le temps additionnel contre VA samedi soir, est resté 1 seule fois muet cette saison 2 matches d'affilée en L2, contre Sochaux (1ère j.) et à Châteauroux (2e j.). Mais s'il parvenait à marquer au moins 1 but ce mardi soir au Havre, dans ce stade Océane où il s'était révélé, il égalerait le record d'un buteur auxerrois sur une saison depuis la descente : 11 buts pour Romain Philippoteaux en 2017/2018 et Gaëtan Courtet en 2015/2016. Ce qui serait un beau symbole de la résurrection du joueur, très croyant et fer de lance de l'attaque icaunaise, la meilleure du championnat (22 buts). Il faut en tout cas espérer que le miracle puisse durer pour l'AJA.

Le Havre au bord de la crise, mais un stade qui se refuse à Furlan et l'AJA

Au Havre, on est au bord de la crise de nerfs, en plus de la crise de résultats. Le HAC, 12e de L2, enchaîne les désillusions : 3e au soir de la 9e journée, le club doyen du football français a dégringolé, au cours d'un mois de novembre catastrophique, à la 12e place après 3 défaites consécutives : 2-1 à Grenoble, 2-1 à domicile contre Caen dans le derby normand et surtout 4-0 à Sochaux. Un lourd revers qui avait fait sortir de ses gonds le coach havrais, Paul Le Guen, après le match : "On a été nul, nul, nul, nul. Mais vraiment du début jusqu’à la fin. C'est irrespectueux pour le club, honteux. Je ne supporte pas ce genre de comportement. Quand je dis 'on', je me mets dedans, mais quand même, être absent à ce point-là, c'est indigne. Et ça ne me gêne pas d'employer ces mots-là, je l'ai dit en face des joueurs, et je ne supporte pas autant de désinvolture. C'est inacceptable."

Et le technicien havrais d'avertir : "S'il n'y a pas de sursaut rapide, on fonctionnera avec des jeunes du centre de formation et on se maintiendra avec eux." En conférence de presse d'avant-match Le Havre-AJA, Paul Le Guen, s'il s'est montré moins véhément, a tout de même prévenu : "Je ne tremble pas, mais j'en appelle à la vigilance. Je sais comment fonctionne le football, quelle est sa fragilité. On n'a pas de marge, et il faut une mobilisation de tout le monde, un engagement permanent. Ceux qui ont oublié ça on grand tort."

Le Havre, 3e plus mauvaise défense de L2 avec 16 buts encaissés et 4e plus mauvaise attaque ex-aequo (10 buts marqués) est donc très mal en point, et vit sa plus mauvaise série depuis la période janvier-février 2014. Mais fait insolite : l'AJA et Jean-Marc Furlan n'ont jamais gagné au stade Océane, l'enceinte du HAC depuis l'été 2012 ! Pour l'AJA, c'est 7 défaites et 1 nul, le seul point glané par les Icaunais il y a tout juste 2 ans, le 30 novembre 2018 (1-1, penalty de Philippoteaux). Pour l'entraîneur, c'est 5 défaites en 8 rencontres que ce soit sur le banc de l'AJA, Brest ou Troyes. Dont l'une en pré-barrage d'accession en L1 avec le SB29 en mai 2018, qui lui avait valu 6 matches de suspension après une altercation avec un joueurs havrais.

Le stade Océane, un mauvais souvenir donc dans la carrière de l'entraîneur auxerrois. "Je n'ai jamais gagné là-bas, je le sais ! C'est donc pour ça qu'on va jouer avec Michel Padovani, Manu Pascal (ses adjoints), moi, l'analyste vidéo... Quitte à ne pas gagner, on va jouer nous, le staff (rires) ! Le dernier match au Havre avec l'AJA, je suis allé voir Paul Le Guen et son adjoint pour leur dire que chaque fois que je venais chez eux, jamais je ne prenais de points ! C'est quelque chose qui arrive souvent dans le foot, selon les clubs où tu te trouves. Quand j'étais à Troyes, je ne gagnais jamais à Clermont et Niort ! Il y a d'autres villes en revanche, où, tu ne sais pas pourquoi, tu engranges des points. Du coup, je ne sais pas si je vais y aller, au Havre... Peut-être que ça peut y changer quelque chose (rires)."

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