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Dossier : 100% AJA

Ligue 2 (J22) - Troyes-AJA : "Je me serais régalé avec l'AJA de Furlan" savoure Benjamin Nivet

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Par , France Bleu Auxerre

Consultant pour la chaîne Téléfoot, Benjamin Nivet, ancien meneur de jeu formé à Auxerre et qui a brillé à l'Estac durant 13 saisons, analyse pour France Bleu Auxerre le choc Troyes-AJA de ce samedi (15h, 22e j. L2). Où il est question d'esthétisme, de 3-4-3, de Jean-Marc Furlan, et de sprint final.

Formé à l'AJA avant de briller notamment à l'Estac, l'ex-meneur de jeu et désormais consultant pour la chaîne Téléfoot Benjamin Nivet analyse le choc Troyes-AJA de ce samedi (22e j. L2). Deux équipes "aussi belles à voir jouer l'une que l'autre".
Formé à l'AJA avant de briller notamment à l'Estac, l'ex-meneur de jeu et désormais consultant pour la chaîne Téléfoot Benjamin Nivet analyse le choc Troyes-AJA de ce samedi (22e j. L2). Deux équipes "aussi belles à voir jouer l'une que l'autre". © Maxppp - Jérôme Bruley

France Bleu Auxerre : Benjamin, on se doute que la question n'est pas évidente, mais on vous la pose quand même : qui, entre l'Estac et l'AJA, pratique le plus beau jeu ?

Benjamin Nivet : (Il sourit) C'est impossible pour moi de trancher par rapport aux deux styles de jeu qui sont un peu différents au niveau de l'organisation et du système. L'Estac joue à trois derrière avec un 3-4-3 vraiment ambitieux. J'ai très peu eu l'habitude de voir un 3-4-3 de la sorte avec trois défenseurs, quatre milieux en losange et surtout trois attaquants. De plus, Troyes a la meilleure possession de balle en Ligue 2 (60,6%, l'AJA est juste derrière avec 54,8%). Même peut-être L1/L2 confondues, je ne sais plus si le PSG est passé devant (64,2% de possession pour Paris, devant Rennes, 59,6%). Et en face, il y a l'AJA avec Jean-Marc Furlan, dont je connais très, très bien les méthodes, que je retrouve à travers le jeu auxerrois cette saison. C'est un jeu plaisant, un jeu offensif fait d'automatismes, avec un vrai tronc commun, de vraies idées. C'est aussi la meilleure attaque du championnat. 

Au niveau de l'esthétisme, match nul !

Ce n'est pas que je souhaite être neutre, mais vraiment, sans langue de bois, je n'ai pas de préférence entre le style de jeu de Troyes et d'Auxerre, deux équipes aussi belles à voir jouer l'une que l'autre tout en étant différentes. Donc au niveau de l'esthétisme, match nul ! Parce que ce sont deux équipes qui veulent créer quelque chose sur le terrain, trouver les failles chez l'adversaire, jouer pour gagner, trouver des solutions, contourner l'adversaire. Elles ne pensent pas avant tout à défendre, à contrecarrer l'autre. Les Troyens tout comme les Auxerrois veulent imposer leur style. Et c'est ça que j'adore chez ces deux équipes.

France Bleu Auxerre : Sur quoi la différence va-t-elle se faire dans ce genre de confrontation entre équipes au style résolument offensif ?

Benjamin Nivet : C'est celui imposera le plus son rythme et sa façon de jouer à l'autre qui s'en sortira, parce que ce sont deux équipes avec deux systèmes différents. Dans chacun d'eux, il y a des forces, mais aussi des faiblesses. Dans un match, il y a des temps forts et des temps faibles, et ce sera l'équipe qui sera la plus efficace dans les temps forts et la plus solide dans les temps faibles qui pourra l'emporter. Je pense que ça va être un match ouvert, qui peut aussi se jouer sur des détails. Un coup de pied arrêté, une erreur de placement, une erreur individuelle. Tout ce j'espère en tout cas, c'est que les deux équipes puissent nous offrir du beau spectacle.

France Bleu Auxerre : Quel est, selon vous, le gros point faible et le gros point fort de ces deux adversaires ?

Benjamin Nivet : Troyes peut s'améliorer dans sa faculté à tuer le match. Ils ont souvent eu des frayeurs sur certaines rencontres, qu'ils dominaient pourtant. Ce serait ça, leur point négatif. Leur point fort, c'est leur grosse maîtrise technique et leur possession de balle. C'est ce qui me plaît dans le jeu troyen. Côté AJA, c'est le secteur défensif qui gagnerait à être un peu plus solide. Mais sinon, au niveau offensif, j'aime le fait que beaucoup de joueurs auxerrois sont décisifs. Pas seulement leur buteur, Mickaël Le Bihan, qui fait une très, très belle saison. Leurs offensifs sont tous capables d'être importants et ça, ça compte énormément.

J'ai pris énormément de plaisir avec Jean-Marc Furlan

France Bleu Auxerre : Si vous étiez encore joueur, avec laquelle de ces deux équipes voudriez vous évoluer ?

Benjamin Nivet : (Sans hésiter) J'ai pris énormément de plaisir à Troyes avec Jean-Marc Furlan, en tant que numéro 10, en tant que joueur offensif. Je connais l'équipe de Jean-Marc. Je me serais régalé avec l'AJA de Furlan. Maintenant, ça m'aurait vraiment plu de voir comment j'aurais pu évoluer dans l'équipe de Troyes avec le coach, Laurent Batlles, qui prône aussi un jeu offensif, avec des joueurs techniques au milieu de terrain. Dans son milieu en losange, replacé en numéro 10, ça aurait pu être intéressant de voir ce que j'aurais pu faire. Mais c'est vrai que Jean-Marc Furlan, c'est l'entraîneur qui m'a marqué, m'a sublimé et avec qui j'ai pris mon pied. Donc je n'ai aucun doute pour dire que ça aurait été pareil avec son équipe actuelle.

France Bleu Auxerre : L'arrivée du nouveau propriétaire de l'Estac, City Group, qui détient notamment le club anglais de Manchester City, a-t-elle pu influer sur la façon de jouer sur le terrain, reconnue de tous en France cette saison ?

Benjamin Nivet : Je n'ai pas eu assez de contact avec le staff et le club pour savoir, de l'intérieur, si le système de jeu troyen a été modifié avec cette arrivée. Mais cette tactique-là, c'est vraiment Laurent Batlles qui l'a mise en place. Notamment après le match de Valenciennes, qui est fondateur selon moi (1-1, 8e j. L2). Les Troyens, qui jouaient à quatre derrière dans un 4-3-3, se sont retrouvés à 10 contre 11 au bout de trois minutes de jeu avec l'exclusion de Yoann Salmier. Souvent, quand un défenseur central prend un carton rouge, l'entraîneur décide d'enlever un attaquant pour le remplacer par un défenseur. Mais pas Batlles, qui a fait un pari plus ambitieux, en ne faisait pas de changement dans la foulée et en restant à trois en défense, pour que ses joueurs évoluent, malgré l'infériorité numérique, en 3-3-3. Ils ont terminé la rencontre avec plus de tirs et de possession de balle (10 tirs contre quatre, 52,2% de possession contre 47,8%) que l'adversaire même en étant un de moins sur le terrain ! Et depuis ce jour-là, le coach troyen a composé son équipe comme on la voit actuellement. Je ne sais pas s'il est appuyé dans ce sens par City Group. Mais pour moi, c'est Laurent Batlles qui est à la base de cette tactique. 

Tout va se jouer sur les huit derniers matches

France Bleu Auxerre : Troyes, leader de L2, possède huit points d'avance sur l'AJA, 5e, qui compte par ailleurs six unités de retard sur le 2e, Toulouse. Les Icaunais sont-ils déjà un peu décrochés des deux premières places pour la montée directe ?

Benjamin Nivet : Non, parce que tout peut basculer très vite dans ce championnat. Il reste encore beaucoup de rencontres. Tout va se jouer sur les huit derniers matches. Il peut se passer tellement de choses sur une fin de saison. Sur le match de samedi, Auxerre a forcément plus de choses à perdre que l'Estac, qui a pris une longueur d'avance. Mais dans un championnat avec la victoire à trois points, une série de succès peut vite vous propulser vers les premières places. Il y a aussi Toulouse, Clermont et Grenoble qui vont se battre pour la montée. Rien n'est donc fait. La lutte va être encore longue.

France Bleu Auxerre : Dans votre discours, on a l'impression d'entendre mot pour mot votre ancien coach, Jean-Marc Furlan, qui ne jure que par le money time, en avril-mai, soit la fin du championnat...

Benjamin Nivet : Oui ! C'est ce qu'il nous répétait tout le temps : que tout se jouait sur les huit derniers matchs. Et il n'a pas tort. Ça s'est souvent vérifié. C'est un entraîneur qui construit son équipe pour être très forte en fin de championnat, donc je n'ai aucun doute qu'Auxerre puisse conclure la Ligue 2 à fond, encore cette saison. Je l'ai déjà vécu à Troyes, avec là aussi Jean-Marc Furlan. Mais également une année avec Jean-Louis Garcia, où l'on a rattrapé tout le monde grâce à une série de victoires (cinq succès et un nul sur les six derniers matches de la saison 2016/2017 pour arracher la 3e place d'un point) pour disputer le barrage face à Lorient (2-1 à l'aller, 0-0 au retour) pour finalement monter. Le coach Furlan est bien placé pour en parler, avec quatre promotions en Ligue 1 en très peu de saisons de Ligue 2. C'est quelque chose qu'il maîtrise et connaît bien. Il fait souvent pas mal d'essais en début d'exercice, quitte à lâcher quelques points de temps en temps. Mais c'est pour être plus fort en fin de saison.

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