Football

Ligue 2: l'affaire Caen-Nîmes en délibéré

Par Jean-Pierre Blimo, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Gard Lozère mercredi 26 mars 2014 à 19:25

foot Caen Nîmes annulé photo
foot Caen Nîmes annulé photo © Radio France

Le match devait avoir lieu le 14 mars dernier, mais les Nîmois n'étaient jamais arrivés au stade D'Ornano. L'affaire était examinée ce jeudi à la ligue professionnelle de football par la commission des compétitions, elle a été mise en délibéré.

La commission se donne du temps

Réunie à Paris ce mercredi, la commission des compétitions a décidé de ne rien dévoiler de ses intentions, concernant la requête des clubs de Caen et de Nîmes, après le rendez-vous manqué du 14 mars dernier au stade D'Ornano.

Ce soir là, l'équipe nîmoise et ses dirigeants n'avaient pas pu se présenter au stade à l'heure, à cause du brouillard dans un premier temps, mais surtout de la décision du pilote de la compagnie espagnole qui assurait le vol privé de la délégation gardoise. Ce dernier avait indiqué qu'il ne voulait pas se poser à Caen même si l'aéroport avait rouvert dans l'après-midi du match, et que des avions avaient pu utiliser la piste dans l'après-midi. 

L'équipe nîmoise avait donc atterri à Beauvais vers 18 heures, à plus de deux heures de route du stade, et avait pris la route pour tenter le tout pour le tout, mais devant le temps imparti et la circulation, les nîmois avaient rebroussé chemin dans les environs de Rouen. 

Le cas de "force majeure" au coeur des débats

Considérant que la décision du pilote de l'avion constituait un cas de "force majeure", seule excuse valable pour faire rejouer le match à une date ultérieure, le président nîmois Jean-Louis Gazeau a mis la pression ces derniers jours dans la presse pour que son club ne soit pas déclaré forfait par la commission des compétitions, seule habilitée à prendre une décision dans pareil cas, qui s'avère d'ailleurs rarissime à ce niveau. 

Les deux clubs étaient d'ailleurs représentés ce mercredi pour défendre leur point de vue, côté caennais, comme côté nîmois, avec documents à l'appui. Le Stade Malherbe, représenté par le responsable de la communication et de la sécurité, devait avancer comme principal argument que l'avion nîmois pouvait parfaitement se poser dans l'après-midi à l'aéroport de Carpiquet, dans la mesure où toutes les conditions avaient été réunies, comme l'a confirmé la directrice de l'aéroport. 

Appel prévisible dans les deux cas

La décision de la commission des compétitions ayant été mise en délibéré, la réponse n'interviendra pas officiellement avant la journée de jeudi ou vendredi, explique t'on au Stade Malherbe de Caen. Pour autant, elle ne sera certainement pas définitive dans la mesure ou il faut s'attendre à un appel du club nîmois en cas de décision défavorable pour les crocodiles, ce qui est le plus probable. Dans le cas ou la commission déciderait de faire rejouer ce match, "de toute façon le stade malherbe fera aussi appel de décision" indiquait le staff la semaine dernière.