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Football

Ligue 2 : le Havre AC sur une pente glissante

lundi 5 novembre 2018 à 15:05 Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

En soit, le parcours du HAC n'est pas catastrophique, mais au regard de ses ambitions, il pourrait le devenir. Avec trois défaites sur ses quatre derniers matchs de Ligue 2, le Havre AC s’enlise. Dixième au classement, le club havrais ne parvient pas à se montrer régulier. Décryptage.

Christophe Revault (au centre) et Oswald Tanchot (à droite) cherchent la solution pour remettre le HAC sur de bons rails
Christophe Revault (au centre) et Oswald Tanchot (à droite) cherchent la solution pour remettre le HAC sur de bons rails © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le Havre, France

En difficulté à domicile depuis le début de saison, le HAC limitait la casse, il y encore a peu, avec un parcours plus qu’honorable à l’extérieur. Seulement, la dynamique semble s’inverser, avec deux défaites lors des deux derniers déplacements. Inquiétante également, l’incapacité du club havrais à se montrer régulier, à enchaîner et à réaliser une série : jamais plus de deux victoires consécutives, cette saison. Enfin, si le HAC est capable de faire tomber des gros (Metz, Lens), il montre toutes les peines du monde à résister aux formations les moins ambitieuses (Béziers, Grenoble, AC Ajaccio, Niort). 

Dès lors, plusieurs questions se posent : l’effectif est-il limité en qualité ? Manque-t-il d'envie et de caractère ? Le discours, les choix et la méthode du coach sont-ils efficaces ? La gestion des forces en présence est-elle la bonne ? La politique sportive doit-elle être remise en cause ? 

Des choix discutables ?

On ne peut pas reprocher à Oswald Tanchot de ne pas chercher la clef. Depuis des semaines, le coach s’arrache les cheveux pour tenter de rendre son équipe compétitive sur la durée. Seulement, le résultat n'est pas probant, pour le moment. Bien sûr,  et tout le monde en convient, il manque à l'entraîneur havrais un grand buteur. Mais est-ce la seule explication ? Pas sûr. 

D'abord pourquoi "protéger" certains joueurs à tout prix ? Le coach continue, par exemple, de titulariser Alexandre Bonnet, certes irréprochable en dehors du terrain, mais dont le rendement apparaît aujourd'hui bien maigre : aucun but et une seule passe décisive, lors de la sixième journée, en douze titularisations. Peut-être aurait-il besoin de souffler. Dans une moindre mesure, vu l'efficacité du garçon, on peut aussi s'interroger sur le cas de Jean-Pascal Fontaine. Si le réunionnais est sans doute l'un des joueurs les plus talentueux de l'effectif, un garçon capable de fulgurances comme personne, il apparaît clair que son irrégularité n'est pas sans lien avec celle de sa formation. 

Dans le même temps, la chance n'est pas souvent donnée, voire pas du tout, à d'autres éléments, issus du recrutement ou de la formation. C'est le cas notamment de l'ancien lyonnais Alan Dzabana. Transféré  l'hiver dernier pour près de 1,5 millions d'euros, le milieu offensif n'a toujours pas eu le droit de croquer le moindre bout de match avec l'équipe première, cette saison. C'était aussi plus ou moins le cas de Romain Basque, jusqu'à samedi. L'ancien quevillais rongeait son frein, avant d'être titularisé face à Niort, au point que son représentant avait récemment interrogé le club à propos de son manque de temps de jeu. 

Des choix qui suscitent des interrogations, parfois, au sein d'un groupe qui reste cependant soudé. Le risque, avec des résultats en dent de scie : un sentiment de confort et trop peu de remise en question, chez les uns. Une démotivation et de l'exaspération, chez les autres. 

Enfin, autre question : pourquoi insister avec un système à une seule pointe, alors que le HAC, dans l'attente de Tino Kadewere, se plaint de ne pas en posséder ? En tous cas, pas une capable d'enfiler les buts comme pouvait le faire Jean-Philippe Mateta. L'entraîneur Oswald Tanchot n'a jamais vraiment essayé de jouer à deux attaquants (4-4-2), ce que certains éléments ont pourtant réclamé, selon nos informations. 

Une politique sportive à revoir ? 

Oswald Tanchot ne parvient pas, pour l'heure, à rendre son équipe régulière - Maxppp
Oswald Tanchot ne parvient pas, pour l'heure, à rendre son équipe régulière © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Au delà des choix du coach, ceux du club sont aussi pointés du doigt. Dans les colonnes de Paris Normandie, ce lundi, le directeur sportif Christophe Revault reconnaît à demi-mot des erreurs au niveau du recrutement et affirme "tomber de haut", avec certains éléments. De fait, plusieurs dossiers récents rendent perplexes : d'abord, certaines recrues affichent un niveau loin de celui escompté. 

Pour l'heure, si Hervé Bazile a inscrit un joli but face au Red Star et montré de bonnes choses face à Nancy, l'ancien caennais n'apportent pas encore une totale satisfaction. Son apport dans l'animation offensive doit encore augmenter, compte tenu de son expérience et de l'attente suscitée pour un joueur qui arrive de Ligue 1. 

Autre cas suspect : le brésilien Leo Principe, que le HAC envisage même de renvoyer eu pays dès cet hiver. Le latéral droit est jugé loin du niveau requis, et son nom risque de s'ajouter à la liste des flops en matière de prêt : Bryan Passi et Tayeb Meziani, la saison dernière. 

Par ailleurs, que dire de la gestion globale du dossier "Faneva Andriatsima". Souhaité par le coach et par le staff, l'attaquant débarque l'hiver dernier de Sochaux, après une longue négociation entre le Havre AC et le club doubiste. A l'arrivée : un de temps de jeu réduit et une volonté du joueur de quitter le club six mois plus tard. Ce dossier aurait d'ailleurs fait s'étrangler Vincent Volpe, qui avait accepté de signer un gros chèque pour attirer l'international malgache (250.000 euros)

Le HAC a visiblement manqué de flair, ces derniers mois. Conséquence : le club envisage, entre autres, d'étoffer la cellule de recrutement, dans les prochains mois. C'est en tous cas le souhait de Pierre Wantiez, le nouveau directeur général, qui a pointé des lacunes dans ce domaine. Un domaine dans lequel la responsabilité apparaît collective, dans la mesure où les décisions de faire signer un joueur sont prises de manière collégiale.