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Football

Ligue 2 | Stade Brestois : Jean-Marc Furlan sera sanctionné

mercredi 7 mars 2018 à 18:49 Par Julien Balidas, France Bleu Breizh Izel

Après le doigt d'honneur adressé par Jean-Marc Furlan à un supporter lors du match Brest-Tours, le Stade Brestois a décidé de sanctionner son coach. Le coordinateur sportif Grégory Lorenzi prend la parole devant la presse locale dans ce contexte tendu.

Jean-Marc Furlan
Jean-Marc Furlan © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Brest, France

Grégory Lorenzi : 

"On ne peut pas accepter ce genre de geste de la part de notre coach. Il doit véhiculer la meilleure image du club. C'est clairement inacceptable. On va convoquer Jean-Marc et le sanctionner. Il y a un respect à avoir par rapport au public. Les gens ont le droit de penser ce qu'ils veulent. A nous acteurs de nous maîtriser."

Cette sanction peut prendre quelle forme ? 

"On ne peut pas sanctionner un joueur ou un entraîneur financièrement. Cela peut être un avertissement, un blâme, ce genre de choses. C'est lui qui sera au courant en premier évidemment. C'est logique et légitime parce que le coach, c'est l'image du club. On ne peut pas la dénigrer. Il n'y a pas mort d'homme non plus. Je peux comprendre qu'il y ait de la frustration après une défaite mais on se doit de rester calme et répondre par d'autres moyens."

Dans quel état d'esprit est le coach ? 

Il regrette profondément. Il y a des gens qui réagissent moins bien que d'autres. Mais ça ne doit plus se reproduire chez nous. 

Au-delà de ça, il y a un contexte global assez tendu... Notamment les conditions d'entraînement critiquées par le coach ?

"Les conditions et le club ça existait avant. Cela n'a pas empêché le club d'accéder à la Ligue 1, d'avoir des résultats. C'était en l'état lorsqu'il a signé. Ce n'est pas encore top, c'est vrai. On a encore besoin de construire pour pouvoir être un club encore mieux structuré. Nous on veut avancer, s'améliorer. Mais revenir à chaque fois dessus en disant que c'est lié aux structures, inconsciemment on peut penser que ce sont des excuses. La réalité c'est qu'il y a des clubs moins structurés que nous devant nous, d'autres mieux structurés qui sont derrière. Moi j'aimerais qu'on s'interroge plus sur l'aspect technique."

Grégory Lorenzi au siège du club.  - Radio France
Grégory Lorenzi au siège du club. © Radio France - Julien Balidas

Il n'y a pas de problème Furlan

Ce sont surtout ces sorties du coach qui créent des tensions ?

"Non pas du tout. J'ai l'impression qu'il y une tension mais à travers tout le monde. Les supporters, le staff... Tout le monde. Mais l'objectif a été clair : faire aussi bien que l'année dernière. Moi ce qui me chagrine c'est qu'il y a des tournants dans la saison. Perdre 3-1 contre Tours, je l'ai en travers de la gorge. On ne peut pas dire que c'est juste à cause des conditions ou des structures. Tours, il y avait de la neige partout je ne pense pas qu'ils se soient entraînés sur des billards. Ils ont fait six heures de bus et ils nous ont mis trois buts. Après, il n'y pas le feu. On est neuvième. Imaginez si on était à la place de Nancy. Il faut garder un peu plus de sérénité. On créé une tension alors qu'il n'y aurait pas besoin d'aller chercher."

D'un point de vue sportif, vous êtes déçu ? 

"Que Reims soit plus fort, que Lorient soit plus fort, ok. Mais on ne va pas me dire que Châteauroux ou Clermont, c'est plus fort que nous. Je veux qu'on s'attarde sur le sportif. Moi je suis avec le coach, on lui fait confiance. On s'inclut dans l'échec comme dans la réussite. On assume. Moi je dis que ce qu'on fait ce n'est pas suffisant. C'est trop lisse. On s'installe dans un confort. Il faut prendre conscience qu'on vaut mieux que ça. Les joueurs pensent la même chose. Il faut que tout le monde prenne ses responsabilités. Et pas simplement dire que c'est juste parce que le club n'avance pas. Après, il n'y pas de problème Jean-Marc Furlan. Il faut aller dans la même direction. 

Qu'est-ce qui peut apaiser ce climat ? 

"Je ne dis pas qu'il ne faut pas communiquer. Mais rabâcher les mêmes choses sans arrêt, ça ramène cette tension. Nous on n'a pas l'impression de mettre une pression aux joueurs. Cela ne veut pas dire qu'on n'a pas d'ambition. Les joueurs valent beaucoup mieux que ce qu'ils ont montré dernièrement. A domicile, il y a quelque chose qui bloque. Cela me chagrine. Il faut faire comprendre aux joueurs que quand ce n'est pas satisfaisant, c'est le banc ou la tribune. C'est simplement mon ressenti sur ce que je vois."