Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Ligue des nations : après la gifle infligée par la Finlande, les Bleus affrontent le Portugal

-
Par , France Bleu

Peu habituée à perdre, l'équipe de France va devoir panser ses blessures pour être en mesure d'inquiéter le Portugal ce samedi à Lisbonne (20h45). Didier Deschamps espère que la cinglante défaite face à la Finlande (2-0) aura piqué au vif l'orgueil des joueurs pour leur servir de déclic.

Didier Deschamps va devoir compter sur un sursaut d'orgueil des Bleus pour être en mesure d'inquiéter le Portugal en Ligue des nations
Didier Deschamps va devoir compter sur un sursaut d'orgueil des Bleus pour être en mesure d'inquiéter le Portugal en Ligue des nations © AFP - FRANCK FIFE

Les Bleus auront-ils le mental suffisant pour laver l'affront des joueurs Finlandais mercredi dernier ? Après cette gifle infligée par une équipe de Finlande (2-0) qui "en voulait beaucoup plus que nous", dixit Steve Mandanda, l'équipe de France va devoir réagir fortement pour affronter le Portugal ce samedi (20h45). Ce match de la dernière journée de groupe de Ligue des nations est capital, puisqu'en cas de victoire ou de match nul, les Français pourraient prendre seuls la tête, avant de recevoir la Suède mardi. 

Privée de 6 joueurs pour cause de blessures, les "doublures" de la rencontre de mercredi face à la Finlande, n'ont pas réussi à reproduire l'impressionnante prestation (7-1) face à l'Ukraine en octobre dernier. C'est lors de ce match que belles promesses s'étaient réalisées, à l'image d'Eduardo Camavinga, nouvelle sensation des Bleus. 

Mais cette fois-ci, rien ne s'est passé comme prévu. Face à des Finlandais affamés, les Bleus ont été peu inspirés. Moussa Sissoko dépassé, Steven Nzonzi effacé, Léo Dubois en panne de solutions, Ben Yedder sans impact, aucun de ces joueurs n'a réussi à marquer des points, à sept mois de l'Euro. Seul Marcus Thuram, qui célébrait sa première sélection en équipe de France, a réussi à proposer une entame percutante, mais restée inefficace. 

Et parmi les cadres présents sur le terrain, aucun lot de consolation non plus pour Didier Deschamps. Ni Olivier Giroud, ni Paul Pogba n'ont su dynamiter et relancer le jeu. L'attaquant de Chelsea, utilisé une grosse demi-heure seulement en Premier League depuis un mois, a été très rarement trouvé dans la surface et assez maladroit.

Le milieu de Manchester United a lui raté énormément de duels, se montrant physiquement loin du compte, comme en club. En défense centrale, Clément Lenglet (Barcelone) s'est fait déposer sur le premier but finlandais, loin de démontrer l'autorité affichée l'an dernier.

Retrouver l'état d'esprit

Pour Didier Deschamps, les Bleus ont peiné dans la "générosité, la solidarité, l'agressivité". Le sélectionneur de l'équipe de France n'a "pas souvent" l'habitude perdre. Ses champions du monde se sont inclinés au stade de France pour la première fois depuis deux ans et demi. Il s'agit de leur troisième défaite depuis leur sacre au Mondial 2018. Revers face aux Pays-Bas en novembre 2018 et en Turquie en juin 2019, (2-0 à chaque fois). 

Or cette fois, les Français ont donné l'impression de déposer les armes sans sursaut d'orgueil dans le silence pesant d'un stade de France à huis clos. De fait, l'émulation habituelle au sein des Bleus n'a pas semblé fonctionner contre la 55e nation mondiale. Pourquoi ? Peut-être parce que le seul véritable entraînement, mardi soir, s'est effectué sans six joueurs qui tirent habituellement le groupe vers le haut: Lucas Hernandez, Benjamin Pavard, Corentin Tolisso, Adrien Rabiot, Presnel Kimpembe et Kylian Mbappé, tous amoindris par des soucis physiques.

Sursaut d'orgueil ? 

Didier Deschamps arrivera-t-il à transformer la gifle finlandaise en rage d'en découdre face à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers ? C'est loin d'être certain pour Raymond Domenech, ancien sélectionneur des Bleus. Pour lui, l'esprit de revanche pourra difficilement être activé puisque "quand les remplaçants ne sont pas bons, cela crée une sorte de certitude chez les titulaires. 'Finalement ce n'est pas eux qui vont me prendre ma place, je suis tranquille'. Alors que s'ils font un super match, derrière t'as envie de montrer quelque chose" a-t-il développé sur la chaîne l'Equipe.

Mais ce qui pourra sauver Deschamps, c'est le manque de temps du groupe pour réfléchir. Ce samedi à Lisbonne se joue la vraie "finale" du groupe 3 de Ligue des nations. Et le sélectionneur se fait philosophe en estimant que ses joueurs ont pris une "belle leçon, de temps en temps ça ne fait pas de mal. C'est le haut niveau, on ne peut pas s'attarder" a-t-il déclaré. 

Mais ce sera sans Ben Yedder : le Monégasque a été testé positif au Covid-19 jeudi, puis mis à l'isolement. Il n'a pas participé à l'entraînement du jour et ne sera pas du voyage à Lisbonne ni de la réception de la Suède mardi.

De meilleures nouvelles pourraient venir de l'infirmerie, à condition que les blessés d'hier soient remis sur pied demain. "Cela va dans le bon sens chaque jour qui passe. J'espère heureusement des retours, certains sont plus prévisibles que d'autres. On est sûr de rien, mais cela progresse", a simplement déclaré Deschamps.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess