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Football DOSSIER : Coupe du monde féminine de football 2019

"Louis Nicollin était l'un des précurseurs du football féminin en France", selon Noël Le Graët, président de la FFF

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët était dans les tribunes mardi soir du stade de la Mosson pour le cinquième et dernier match du mondial de football féminin à Montpellier : l'Italie a battu la Chine 2 à 0 en huitième de finale. Interview.

Noël Le Graët et Louis Nicollin à l'occasion d'un Guingamp-Montpellier. Les deux homme se connaissaient bien
Noël Le Graët et Louis Nicollin à l'occasion d'un Guingamp-Montpellier. Les deux homme se connaissaient bien © Maxppp -

Montpellier, France

France Bleu Hérault : Juste avant le coup d'envoi du match Italie-Chine, un hommage a été rendu à Louis Nicollin (mort le 29 juin 2017-ndlr), un moment qui vous a touché particulièrement puisque vous connaissiez bien le président du MHSC...

Noël Le Graët : Il était juste de lui rendre hommage. Chacun se souvient de ce qu'il a réalisé pour le football et je pense que la FIFA et la FFF le souhaitaient, donc c'était certes modeste mais il fallait se rappeler effectivement que Louis Nicollin était l'un des précurseurs du football féminin en France.

Si on vous avait dit , il y a un an de ça, qu'il y aurait un tel engouement autour de cette coupe du monde féminine, est-ce que vous auriez parié là-dessus ?

Vous savez, lorsqu'on a décidé d'être candidat et de l'obtenir il y a cinq-six ans, les chiffres de l'époque étaient un peu inquiétants pour la Fédération : est-ce qu'on va y arriver? Finalement il y a des bonnes équipes partout. Les ligues, les districts, les élus, la population, tout le monde s'est intéressé au football féminin et donc on a eu un pourcentage de stades quasi-remplis partout, à 70%, 80%. Et surtout un bon spectacle qui fera du bien au football féminin. On a l'impression qu'il y a eu un avant et un après parce que beaucoup de personnes n'avaient jamais vu de matches, pouvaient critiquer sans raison et aujourd'hui, ils s'aperçoivent que techniquement, c'est bon. Il faut être de bon athlètes et moi je suis ravi que l'ensemble de la presse s'intéresse à ce point-là.

Laurent Nicollin disait récemment sur France Bleu Hérault "il faut donner des moyens aux clubs pour développer le football au féminin, comme ailleurs eu Europe". Ils vont être débloqués ces moyens?

C'est tout à fait possible. On a des conversations avec la Ligue de football professionnel parce que dans les pays cités par Laurent, c'est surtout l'appel d'offre du football masculin qui donne des sommes importantes, donc il est possible qu'on trouve très rapidement des formules assez positives pour le foot féminin.

Quand on voit les salaires des joueuses, on se dit qu'elles ont le moral !

C'est vrai, mais il faut se dire que le football féminin, jusqu'à aujourd'hui au niveau des médias, c'était relativement modeste. L'appel d'offre pour la D1 féminine, il n'y a pas beaucoup de candidats. La moyenne des spectateurs pour la D1 féminine est très très très modeste, alors on doit tous faire des efforts mais enfin, c'est le début. Vous savez il y a quatre-cinq ans, il n'y avait pas de D1 féminine, les matches n'étaient pas retransmis et là, pour la coupe du monde, on se rend compte que tous les médias sont présents donc je pense que ce sera moins compliqué d'avancer. Mais ça restera difficile.

Et l'équipe de France, vous la voyez aller loin ?

Elle a réussi ce qu'elle avait à faire jusqu'à présent parce qu'il n'y a rien de facile. Elle a gagné ses trois matches de poule, elle a éliminé le Brésil, qui n'est pas une équipe facile. On ne peut pas se promener dans des compétitions comme celle-là. Vous avez vu, les scores sont serrés un peu partout. L'équipe de France progresse doucement, c'est un très bon groupe. Je les crois capables d'aller au bout, on a un match énorme vendredi contre les USA, mais je pense que la préparation est bonne, que les jeunes filles sont motivées -c'est normal- mais elles ont beaucoup de qualités.

Un France-Allemagne en finale?

Prêt à parier, prêt à vous suivre !

Propos recueillis par Pascale Viktory

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