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Football

Ludovic Gamboa : "J'espère toujours signer dans un club de Ligue 2"

mercredi 6 septembre 2017 à 11:39 Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

A 31 ans, Ludovic Gamboa se retrouve pour la première fois de sa carrière sans club, alors que le mercato estival est terminé depuis une semaine. Une situation difficile à accepter pour l'ancien havrais, qui compte plus de 150 matchs en Ligue 2.

Libre depuis la fin de son contrat avec le HAC en juin, Ludovic Gamboa n'a pas encore trouvé de club pour cette saison
Libre depuis la fin de son contrat avec le HAC en juin, Ludovic Gamboa n'a pas encore trouvé de club pour cette saison © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

Le Havre, France

Parmi les treize joueurs qui ont quitté le HAC cet été, Ludovic Gamboa est le seul à n'avoir pas encore trouvé de nouveau point de chute. Son bail de trois ans terminé avec le club normand en juin dernier, le milieu de terrain espérait bien rebondir dans la foulée. Mais les semaines passent, et les offres se font rares. Pour autant, pas question de renoncer. Le gaucher de 31 ans possède un mental d'acier et s'entretient physiquement. Il compte bien enchaîner une huitième saison en Ligue 2. Voire même ailleurs : Ludovic Gamboa ne ferme aucune porte, pas même à l'étranger. Entretien pour France Bleu Normandie, au micro de Bertrand Queneutte :

ECOUTEZ : Reportage de Bertrand Queneutte

BQ : Le mercato est terminé depuis une semaine, quel sentiment t'anime ?

LG : Je suis un peu surpris, car je pensais que j'aurais un peu plus de sollicitations. En même temps, j'ai conscience qu'on est en France et qu'ici, quand on atteint la trentaine, on nous met vite une étiquette dessus. Ma saison dernière est aussi un problème. J'ai eu très peu de temps de jeu et ça ne rassure pas les clubs. Voilà, pas mal de frustrations du coup, car quand tu sais que tu en as encore sous la semelle et que tu peux jouer et apporter, c'est frustrant. Mais il faut garder la foi, être patient. Il y aura bien une opportunité.

BQ : En fin de saison dernière, tu n'imaginais pas rester si longtemps sans club ?

LG : Le fait d'avoir pu participer aux deux derniers matchs, à Tours et contre Orléans, le fait d'être gaucher et d'avoir ma petite expérience en Ligue 2, je me suis dit que ça allait forcément bouger. J'étais conscient que je n'aurais pas les plus grands clubs de Ligue 2, mais j'étais plus serein qu'inquiet en fin de saison.

BQ : Le téléphone a tout de même sonné, non ?

LG : Il y a eu des appels et des contacts, très vite, très tôt. Mais c'était pour un niveau inférieur, ou au niveau du salaire il y avait de gros sacrifices à faire. Aujourd'hui, je ne regrette pas ce que j'ai pu refuser depuis la fin de saison.

Luvos Gamboa a passé sept saisons en Ligue 2 - Maxppp
Luvos Gamboa a passé sept saisons en Ligue 2 © Maxppp - Emmanuel Lelaidier

BQ : Tu as refusé notamment la Grèce ?

Oui, le club de Levadiakos entraîné par José Anigo est entré en contact avec moi, mais d'un point de vue sportif et financier, ce n'est pas quelque chose qui m'a donné envie de foncer et de partir sans hésiter. Pour avoir fait un choix que j'ai regretté très longtemps, je me suis toujours dit que je ne signerai plus jamais par défaut. Là, c'était un peu le cas.

BQ : Quel est ce choix que tu as longtemps regretté ?

LG : Il s'agit de Martigues. J'étais jeune, je sortais d'une années sans jouer, j'étais insouciant. Après une semaine d'essai, le club m'a mis un peu la pression, mon agent aussi. Au moment où j'ai posé le stylo sur la feuille, je savais que j'étais en train de faire une connerie. Six mois après, j'ai résilié mon contrat. C'est pour cela que je me suis toujours dit que je ne signerais plus par défaut quelque part.

BQ : Tu avais déjà vécu une période comme celle-ci ?

LG : Non, c'est la première fois. J'avais déjà participé à un stage de l'UNFP, lorsque j'étais jeune après mon premier contrat pro à Niort. Dans la foulée, j'étais parti à l'essai à Martigues. Mais c'est quelque chose de nouveau pour moi d'être dans l'attente à ce moment de la saison.

Ludovic Gamboa a joué une saison pour le SCO d'Angers (2013/2014) - Maxppp
Ludovic Gamboa a joué une saison pour le SCO d'Angers (2013/2014) © Maxppp - Daniel FOURAY

BQ : Tu as participé au stage de l'UNFP en juillet. Est-ce précieux en terme de soutien et de maintien de la condition physique ?

LG : Oui, l'UNFP aide beaucoup. C'est un club, entre guillemets. Un club éphémère, le temps d'une préparation, et qui a beaucoup évolué. Si je compare avec le stage que j'avais fait, cela n'a plus rien à voir. Aujourd'hui, on a un kiné, un osthéo, quelqu'un qui s'occupe de la communication, avec twitter et facebook. Il y a aussi tous les matchs amicaux. Cela permet vraiment de se rapprocher des conditions d'un club. Psychologiquement, aussi, cela fait du bien. D'avoir un coach, des coéquipiers, de toucher la balle. C'est mieux que de s'entretenir tout seul.

BQ : Aujourd'hui qu'est que tu souhaites le plus ? Qu'est ce que tu vises ?

LG : Dans un premier temps, ma priorité est de retrouver du temps de jeu, mais pas à n'importe quelle condition. Je suis quelqu'un de très professionnel, et je ne suis pas prêt à me retrouver dans un projet totalement amateur. Mentalement, je ne pourrais pas. Je veux vraiment un club structuré, avec une notion de travail et de compétition. Certains clubs m'ont appelé et m'ont parlé de reconversion. Moi, je ne peux pas envisager cela, alors que je pense pouvoir jouer encore cinq ans, facile. Il y a cinq journées en Ligue 2 et je me dis qu'il y a des équipes qui ont du mal, qui ne marquent pas beaucoup de buts, qui ont des problèmes offensifs. Du coup, j'espère encore qu'une Ligue 2 puisse se dire qu'un joueur comme moi peut servir. Si ce n'est pas le cas, il faudra voir à l'étranger ou bien un gros projet de National. Je ne ferme aucune porte, à part le monde amateur.

BQ : L'étranger, cela te trotte dans la tête depuis un moment...

LG : Oui, c'est vrai. J'ai 31 ans, je suis bien physiquement. Et avant la fin de ma carrière, j'aimerais bien jouer à l'étranger, découvrir une autre culture et une autre approche du football. Les Etats-Unis, pourquoi pas ? J'ai toujours aimé la culture US. Bon, ce n'est pas forcément simple d'entrer en MLS en tant que joueur de Ligue 2. Après, la Suisse ou la Belgique m'intéressent. Je ne me mets pas de barrière. Cependant, même si j'ai eu des contacts avec des clubs en Malaisie, le marché asiatique n'est pas celui qui m'attire le plus.

Ludovic Gamboa a effectué deux saisons à Laval  - Maxppp
Ludovic Gamboa a effectué deux saisons à Laval © Maxppp - Jérôme Fouquet

BQ : Tu as eu une touche au Paraguay, n'est-ce pas ?

LG : Oui, au mercato d'hiver dernier. Un agent m'a appelé, avec une proposition quasiment toute faite. J'avais donné mon feu vert. Mais cela a capoté au dernier moment, l'agent a disparu. Je crois que le club voulait faire un avant centre un peu plus huppé.

BQ : Tu parlais de la difficulté pour les footballeurs de plus de trente ans d'attirer le regard des clubs. Certains te l'ont dit ou fait sentir ?

LG : Pas à moi directement, mais dans les démarches et les discussions avec mon agent, ce sont des retours que j'ai beaucoup eus. Moi, cela faisait sept saisons de suite que j'étais en ligue 2, que j'étais dans le premier groupe de travail partout où je suis passé. Mais les clubs ne viennent pas regarder les entraînements, donc ce n'est pas simple. Et puis, aujourd'hui, les clubs aiment tenter des coups de poker, en recrutant plus bas et moins cher pour tenter de revendre. Les clubs font également, et de plus en plus, le choix de démarrer la saison avec des effectifs réduits et moins expérimentés. Je me rends compte que si on n'est pas en position de force, installé dans un club, ce n'est vraiment pas simple une fois passée la trentaine.