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Football

Marius Trésor : "Bordeaux est mon havre de paix"

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Par , France Bleu Gironde

La légende Marius Trésor, ancien des Girondins de Bordeaux et de l'équipe de France, a soufflé ses 70 bougies ce mercredi. Décidé à prendre sa retraite, il partage ses meilleurs souvenirs sur France Bleu Gironde et analyse les performances de l'actuelle équipe des Girondins.

Marius Trésor dans le studio de France Bleu Gironde
Marius Trésor dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Aurélie Bambuck

Bordeaux, France

Ses 70 ans, Marius Trésor va les fêter...en prenant sa retraite ! Quittant ainsi ses fonctions auprès des Girondins de Bordeaux, qu'il ne compte pas lâcher pour autant. Très attentif au parcours du club, comme à celui de la Juventus de Sainte-Anne, club où il a débuté en Guadeloupe, Marius Trésor se souvient précisément des moments qui ont marqué sa vie de footballeur. Les bons comme les mauvais. Il les a partagés avec France Bleu Gironde dans l'émission "100% Girondins."

France Bleu Gironde : que de chemin parcouru depuis votre naissance à Sainte-Anne, en Guadeloupe...vous vous souvenez de cette plage où vous jouiez au foot ?

C'était notre terrain de jeu, avec mes amis. On passait des journées entières à jouer sur la plage. Quand on en avait marre on piquait une tête dans la mer ! Le plus extraordinaire c'est qu'on pouvait faire un match 11 contre 11 sans gêner les vacanciers. Elle était immense...maintenant, avec la montée des eaux elle est devenue riquiqui !

Ajaccio, l'Olympique de Marseille, les Girondins de Bordeaux...où vous êtes-vous senti le mieux ?

J'étais venu à Bordeaux pour un an et ça fait quarante ans que je suis là ! J'ai trouvé une région extraordinaire (...) tout en ayant un pincement au cœur pour Ajaccio, c'est Bordeaux qui est mon havre de paix.

En 1977, contre le Brésil, vous marquez ce but au Maracanã, cette tête qui permet aux Bleus d'égaliser en fin de match (2-2)...

On était à cinq minutes de la fin. Avec Patrice Rio, l'autre défenseur central, on montait à tour de rôle sur les coups francs et les corners. 

Je venais de monter, ça n'avait rien donné...et je ne sais pas pourquoi, j'ai dit à Patrice "j'y vais encore ! " 

Je saute avec un garçon que j'adorais, Luis Perreira, qui était un peu plus grand que moi mais je prends mon élan avant lui et j'arrive à catapulter le ballon au fond des filets.

On passe en 1982...cette défaite en demi-finale de Coupe du monde. Qu'est-ce qu'il vous reste de ce match à Séville, contre l'Allemagne ?

Je n'ai pas marqué beaucoup de buts en équipe de France...mais quand les gens m'en parlent, ils me disent "oh cette reprise de volée contre l'Allemagne !" (Marius Trésor donne alors l'avantage aux Bleus, au début de la prolongation) Mais pour moi c'est un mauvais souvenir. 

A cette époque-là, l'équipe de France, pour tout le monde, était arrivée là par hasard.

Personne ne s'attendait à ce qu'on soit là. Quand on regarde les poules, c'est l'Espagne qui aurait dû se trouver là. 

Vous avez entraîné la réserve des Girondins de Bordeaux pendant des années. Pourquoi ne pas avoir franchi le pas pour entraîner l'équipe première ?

J'ai eu beaucoup d'entraîneurs dans ma vie. Je me suis dit "les jeunes, pas de problème, mais une équipe professionnelle"....je ne serai pas là aujourd'hui ! Ce qui est arrivé à Aimé Jacquet ici, à Bordeaux, m'a en plus un peu dégoûté. 

Quel regard vous portez sur l'évolution du club depuis le changement de propriétaire ?

Je ne m'occupe que du côté sportif. Il y a des bons joueurs à Bordeaux mais le plus difficile est d'avoir une équipe complémentaire. Et il y a la façon dont l'entraîneur veut faire jouer l'équipe.

Les joueurs ne sont peut-être pas faits actuellement pour jouer dans ce système-là.

Le dernier match que j'ai vu, c'est Lyon. On perd 2-1 mais on peut le perdre 3, 4, 5-1....Bordeaux a été absent pendant quasiment tout le match. Ce n'est pas normal quand on a envie de côtoyer le haut niveau.

Vous prenez votre retraite aux Girondins de Bordeaux, ça ne va pas vous manquer ?

Je ne serai pas loin ! J'habite dans le Médoc, je viendrai voir les amis au Haillan. Quand on est dans ce milieu-là, on ne pense pas à la retraite mais quand ça arrive, il faut faire un choix. Ma femme me dit que maintenant, on va pouvoir se balader, visiter ! On va essayer de se faire plaisir.  

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