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Football

Marne : de nombreux clubs de foot amateur n'ont plus les moyens d'accueillir de nouveaux licenciés

mercredi 3 octobre 2018 à 5:17 Par Lucas Valdenaire, France Bleu Champagne-Ardenne

L'effet "Coupe du monde" se confirme dans la Marne. Le nombre de licenciés chez les jeunes est en forte augmentation cette saison. Problème : de nombreux clubs amateurs n'ont pas les moyens de les accueillir. Le manque d'éducateurs et de terrains se ressent de plus en plus.

Effet "Coupe du monde" : face à l'afflux de nouveaux jeunes licenciés, certains clubs marnais sont obligés de refuser des inscriptions.
Effet "Coupe du monde" : face à l'afflux de nouveaux jeunes licenciés, certains clubs marnais sont obligés de refuser des inscriptions. © Maxppp - Johan Ben Azzouz (Illustration)

Marne, France

Depuis la victoire historique des Bleus en finale de Coupe du monde de football, le nombre de licenciés chez les plus jeunes est en augmentation dans la région. Le bilan chiffré ne pourra se faire qu'à la fin du mois d'octobre, mais la tendance est confirmée par le district marnais. Les inscriptions dans les équipes féminines grimpent elles aussi de 10% environ, par rapport à la saison dernière.

"On fait avec les moyens du bord"

Une bonne nouvelle, sur le papier. Mais dans la pratique, un gros problème se pose : comment accueillir ces nouveaux joueurs dans de bonnes conditions ? Dans la plupart des clubs amateurs marnais, on manque d'éducateurs, de terrains et d'infrastructures. Certains doivent réduire le nombre d'entraînements et même refuser des inscriptions. A contre-cœur. 

"Du fait de nos installations modestes et du manque d'encadrement, on a été obligé de refuser certains licenciés," déplore le vice-président du club Eric Vigier. 

"Ça nous désole ! Vis-à-vis des parents, c'est un peu gênant. Si on avait la possibilité d'avoir quatre ou cinq éducateurs supplémentaires, ce serait plus facile. Mais on fait les moyens qu'on a."

"Il faut des éducateurs diplômés et compétents"

Le risque est que tous ces nouveaux pratiquants ne se sentent pas bien accueillis, prévient le président du district dans la Marne Gérard Cassegrain : "Il faut des éducateurs diplômés et compétents. Il faut également des installations, et là, ça va poser problème."

"A partir du moment où un licencié vient jouer et qu'on ne répond pas à ses attentes, il (ou elle) est perdu(e) et ne signe pas la saison suivante. C'est une question de fidélisation."

"Ça ne sert a rien d'accueillir des enfants si on ne peut pas les faire jouer," regrette Bernard Curel, conseiller technique régional (Ligue Grand-Est). "Il y a des discours, je ne dirais pas choquants, mais qui interpellent !"

"Quand, au niveau de l'Etat, on demande deux ou trois millions de nouveaux pratiquants dans le sport et qu'il y a une diminution des budgets : est-ce que le discours est crédible ?"

En attendant, c'est la Fédération française de foot qui met la main au porte-feuille. Grâce aux retombées financières du Mondial, elle vient de débloquer une enveloppe supplémentaire de dix millions d'euros. Objectifs : encourager le foot amateur, soutenir la formation des éducateurs et valoriser la pratique du foot féminin. Dans neuf mois, la France accueillera la Coupe du monde de foot féminin. Six matches seront d'ailleurs organisés au stade Auguste Delaune de Reims.

A ECOUTER - Dans la Marne, le nombre de licenciés chute en revanche chez les seniors (huit équipes ont déjà disparu par rapport à la saison dernière). Selon Gérard Cassegrain, le président du district, les amateurs souhaitent moins de contraintes et plus de loisirs.

"Est-ce que les offres de la Fédération correspondent vraiment à la demande ? Je ne le crois pas."