Football

Mercato - C'est (enfin) officiel, Andy Delort quitte Caen pour les Tigres de Monterrey

Par Boris Letondeur, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) vendredi 2 septembre 2016 à 12:14

Le dernier cliché d'Andy Delort sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen, lors de la présentation officielle de l'effectif... dont il ne fait désormais plus partie.
Le dernier cliché d'Andy Delort sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen, lors de la présentation officielle de l'effectif... dont il ne fait désormais plus partie. © Maxppp - Stéphane Geufroi

C'est acté depuis la nuit dernière. Une journée après la fin du mercato en Europe, Andy Delort s'est engagé avec le club mexicain des Tigres UANL de Monterrey, profitant du délai prolongé du marché des transferts outre-Atlantique. Fin du feuilleton de l'été, tout le monde est satisfait.

C'est fait ! Andy Delort a signé au club mexicain des Tigres UANL de Monterrey. Le désormais ex-attaquant malherbiste a paraphé hier soir un contrat de quatre ans. L'épilogue de ce feuilleton de l'été est sans doute un soulagement pour le joueur, comme pour les deux clubs : le vendeur Caen et l'acheteur Tigres. Quelle trace l'attaquant laisse-t-il en Normandie ? Celle d'un buteur-batailleur acharné sur le terrain (13 buts en 38 matchs) et l'amertume des relations amoureuses qui débutent en fanfare et finissent mal.

Pour Delort, le rêve exhaussé

Sitôt son contrat de quatre ans paraphé, Andy Delort s'est déclaré "très heureux d'enfin réaliser son rêve". Ce n'était pas de jouer au Mexique, mais de partager le vestiaire avec André-Pierre Gignac, son idole. Celle dont il regarde les buts en vidéo avant chacun de ses matchs. Sur son compte twitter, Delort remercie le président et l'entraineur des Tigres pour leur confiance, mais pas un mot à l'égard du Stade Malherbe de Caen.

Pas vraiment étonnant, mais un peu désolant quand on voit ce que le club normand a fait pour l'attaquant. En rachetant son contrat à Wigan, où il s'était perdu, sans jouer, en deuxième division anglaise, le club normand a sorti le jeune joueur de l'oubli dans lequel il s'enfonçait. Cela dit, Wigan, ce n'était pas totalement son choix. Tours, en besoin d'argent, l'avait cédé au plus offrant. Si les joueurs sont parfois considéré comme de la marchandise, peut on leur reprocher de n'en faire qu'à leur tête lorsqu'ils ont l'opportunité d'aller où ils le souhaite ?

Pour les Tigres, la paire associée

Quoiqu'il en soit, dans son communiqué de présentation du joueur, le club mexicain prouve qu'il a bien cerné la personnalité de son nouvel attaquant. on peut y lire : depuis tout jeune, le caractère de Delort, c'est de jouer où il veut, sans se soucier du noms des club, ni des couleurs qu'il défend. En somme, la définition d'un mercenaire du football. En même temps, lorsqu'on a 24 ans et déjà évolué dans sept clubs différents, difficile d'être catalogué autrement.

Tigres a réussi son pari : associer un duo français à la pointe de son attaque. L'expérimenté Gignac (près de 500 matchs en professionnel) et le fougueux Delort. Les deux joueurs camarguais vont ravir à coup sûr les hinchas (supporters) massés dans les travées de l'Estadio Universitario de Monterrey (47 000 places).

Le Stade Malherbe remplit ses caisses

Après les ventes de Thomas Lemar (4 millions d'euros + bonus) et N'Golo Kanté (9 millions + bonus) l'an dernier, celles de Dennis Appiah (environ 2 millions) et Andy Delort (entre 6 et 7 millions + bonus), le Stade Malherbe fortifie son compte en banque. Il faut y ajouter quelques 5 millions d'euros récupérés via les reventes onéreuses de N'Golo Kanté de Leicester à Chelsea (35 M€) et de Raphaël Guerreiro de Lorient à Dortmund (12 M€).

Caen a perdu son attaquant phare de l'an dernier, mais l'a remplacé par le croate Ivan Santini. Pour l'instant, le nouveau venu est dans les temps de passage de son prédécesseur avec deux buts marqués lors des trois premiers matchs de Ligue 1.

Andy Delort et les supporters du Stade Malherbe, une idylle qui s'est mal terminée. - Maxppp
Andy Delort et les supporters du Stade Malherbe, une idylle qui s'est mal terminée. © Maxppp - Stéphane Geufroi

Le feuilleton de l'été prend fin. Il était une fois dans l'ouest, de l'autre côté de l'océan. Un dénouement en happy end. Delort est content, Malherbe a de l'argent, et loin des yeux, loin du cœur, les supporters amers l'oublieront rapidement.