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Football DOSSIER : Mondial 2018 de football

Mondial 2018 de football : l'arbitrage vidéo sera utilisé en Russie

samedi 3 mars 2018 à 13:43 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

L'organe qui garantit les règles du jeu du foot mondial a autorisé, ce samedi à Zurich en Suisse, l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage pour la Coupe du monde cet été en Russie. Le système, marqué par des couacs pendant les phases de tests, divise toujours le monde du foot.

L'assistance à l'arbitrage vidéo testée pendant le match France-Espagne au stade de France, en mars 2017.
L'assistance à l'arbitrage vidéo testée pendant le match France-Espagne au stade de France, en mars 2017. © AFP - FRANCK FIFE

Le Board, l'organe qui garantit les règles du football, a validé, ce samedi, l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage pour la Coupe du monde de l'été prochain en Russie, du 14 juin au 15 juillet. Le Board, composé en partie de représentants de la Fifa, a rendu sa décision à l'unanimité à Zurich, en Suisse. Cette réunion historique "ouvre une nouvelle ère dans le football avec l'assistance vidéo qui aidera à améliorer l'intégrité et la justice dans ce sport", a rapporté le Board.

L'assistance vidéo utilisée dans quatre cas précis 

L'assistance vidéo à l'arbitrage sera utilisée dans quatre cas précis : après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d'identité d'un joueur sanctionné.

Des premiers pas difficiles 

Pourtant, les phases de test en Europe de l'assistance vidéo à l'arbitrage ont été semées d'embûches : erreurs, confusions, décisions incomprises par le public, sans oublier parfois de longues interruptions du jeu liées à l'inexpérience des équipes arbitrales. Des couacs qui ont notamment eu lieu en Bundesliga, le championnat de foot allemand, et en Serie A, le championnat italien, vitrines médiatiques du procédé.

Un bilan "positif et encourageant" pour le Board

Mais le Board avait préparé l'opinion à son verdict. Début janvier, l'instance a tiré un bilan "très positif et encourageant" des tests depuis mars 2016, en Allemagne et en Italie, donc, mais aussi dans plusieurs compétitions internationales comme la Coupe des Confédérations, ou encore dans les coupes nationales, comme la Coupe de la Ligue en France, ou en Angleterre.

Les mêmes éléments de langage sont repris par Gianni Infantino, président de la Fifa, qui se disait en début de mois "confiant et positif" pour l'autorisation de la VAR, en Coupe du monde et dans les autres championnats qui la voudront, comme la L1 en France la saison prochaine. "En 2018, nous ne pouvons plus nous permettre que tous les gens dans le stade et tous les gens devant un écran de télévision puissent voir en quelques minutes si l'arbitre a fait une grosse erreur ou pas, et que le seul qui ne puisse pas le voir soit l'arbitre. Donc, si nous pouvons aider l'arbitre, nous devrions le faire", avait insisté Gianni Infantino.

Éviter les erreurs ou "tuer l'émotion" ? 

Les voix, pour et contre, n'ont pas fini de résonner. "Nous devons avoir ce système pour aider les arbitres à éviter une grosse erreur", avance Antonio Conte, coach de Chelsea. Mauricio Pochettino, l'entraîneur de Tottenham, est lui franchement hostile : "Si on tue l'émotion, les gens qui aiment le football ne vont pas être contents. Je crois que le football s'apprête à faire une erreur. Ma crainte c'est que maintenant, nous parlons d'une machine et plus de football".

José Mourinho, le coach de Manchester United, s'est montré plus diplomate : "Je pense que notre sport est si beau que pour le changer, nous devons le changer pour le mieux. La technologie sur la ligne de but (autre procédé, déjà utilisé au Mondial-2014), j'en suis vraiment, vraiment content. S'ils trouvent un moyen pour que le VAR ait toujours raison et apporte toujours la vérité, ça me va".