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Football DOSSIER : Mondial 2018 de football

Mondial 2018 : Didier Deschamps, la réussite d'un homme déterminé

jeudi 12 juillet 2018 à 23:14 - Mis à jour le samedi 14 juillet 2018 à 18:59 Par Thibault Vincent, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Le parcours de l'équipe de France de football, finaliste de la Coupe du Monde 2018 en Russie ce dimanche (17h) contre la Croatie, est avant tout le fait de son sélectionneur. Le Basque Didier Deschamps, droit dans ses bottes face aux critiques, a su bâtir un collectif. Le succès d'un gagneur.

La joie de Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, après la victoire contre la Belgique (1-0) en demi-finale du Mondial 2018
La joie de Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, après la victoire contre la Belgique (1-0) en demi-finale du Mondial 2018 © Maxppp -

Bayonne, France

Les Bleus surprennent et séduisent en Russie. Après des débuts hésitants dans cette Coupe du monde de football 2018, ils sont montés en puissance pour atteindre la finale dimanche 15 juillet face à la Croatie (17h). 

Le parcours d'un groupe, composé d'individualités au service d'un collectif, et non l'inverse. La réussite d'un homme pourtant critiqué pour ses choix : l'imperturbable Didier Deschamps devenu prophète en son pays... basque.

"DD" comme "Mémé"

Quand il prend les rênes de l'équipe de France, à l'été 2012, celle-ci est au plus bas de sa cote de popularité, rongée par les polémiques, les comportements de mauvais garçons de ses joueurs. Patiemment, sans coup d'éclat médiatique, Didier Deschamps rebâti un groupe, emmène les Bleus jusqu'en quart de finale du Mondial brésilien en 2014 et en finale du Championnat d'Europe 2016 en France (perdue face au Portugal).

Pourtant le Basque continue d'être décrié par un certains nombre de commentateurs, anciens internationaux, et de journalistes. Comme le fût Aimé Jacquet, le sélectionneur des Bleus en 1998, année où capitaine Deschamps soulève la première Coupe du Monde de l'histoire du football français. Le Bayonnais a retenu l'expérience pour façonner ce groupe jeune, talentueux, mais que peu attendait en finale.

"Ce qu'il a fait est exceptionnel"

"Ce qu'a fait Didier Deschamps, c'est quelque chose d'exceptionnel, d'exemplaire", s'enthousiasme Christian Sarramagna. L'ancien ailier international des mythiques Verts de Saint-Etienne (1970-79) devenu technicien ne tarit pas d'éloges sur son compatriote bayonnais : "il a su bâtir un groupe, avec une vraie valeur d'équipe, une solidarité à l'extrême." 

Cette équipe, Didier Deschamps ne l'a pas construite sans mal. Mais ce "caractère fort, à la basquou" dit Christian Sarramagna, a fait fi des critiques et des pressions, n'hésitant pas à écarter des joueurs talentueux comme Karim Benzema, et à faire confiance à des jeunes sans grande expérience (Hernandez, Pavard, N'Zonzi...) mais qui répondent à ses demandes.

"Il est né avec un don"

Enfant, "il avait du caractère, c'était un meneur d'hommes déjà. Il est né avec un don", raconte Norbert Navarro, son premier entraineur en minimes (1979-1981) à l'Aviron Bayonnais FC, que le jeune Didier intègre sur le tard à 11 ans, après avoir tâté du rugby, de la pelote et surtout de l'athlétisme où le pensionnaire angloye du collège Saint-Bernard à Bayonne a fait briller ses qualités athlétiques pour devenir champion d'Aquitaine scolaire du 1000m.  

Un compétiteur qui déteste la défaite. "Si on arrivait pas d'entrée à faire la différence, dès qu'on rentrait sur le terrain en deuxième mi-temps, il bouillait et il remuait tout son monde", se souvient Norbert Navarro. 

Norbert Navarro, premier entraîneur de Didier Deschamps, devant le stade rebaptisé en 2000 en hommage au capitaine bayonnais des champions du monde 1998 - Radio France
Norbert Navarro, premier entraîneur de Didier Deschamps, devant le stade rebaptisé en 2000 en hommage au capitaine bayonnais des champions du monde 1998 © Radio France - Thibault Vincent

C'est un garçon qui travaille dans l'excellence, sur le moindre détail (...) Rien n'est négligé

Un joueur déterminé qui s'est bâti l'un des plus beaux palmarès du football mondial (Coupe du Monde 1998, Championnat d'Europe 2000, Ligue des champions 1993 et 1996, Champion de France 1990 et 1992...). Il lui reste à écrire la plus belle page de son palmarès d'entraîneur (Champion de France 2010, finaliste de l'Euro 2016, finaliste de la Ligue des champions 2004...)

Pour remporter cette finale mondiale, Didier Deschamps ne laissera rien au hasard, affirme Christian Sarramagna qui connait bien l'homme. "C'est un garçon qui travaille dans l'excellence, sur le moindre détail. Avant le match contre la Belgique (en demi-finale du Mondial, ndlr), il a fait 3 séances vidéos sur les Belges dans la journée, ensuite il a rencontré les joueurs individuellement. Rien n'est négligé."

Les enseignements de la défaite à l'Euro 2016

D'autant que le sélectionneur des Bleus sait aussi se servir des expériences et des échecs. Il a forcément en mémoire la douleur de la finale du Championnat d'Europe 2016, perdue à Paris contre le Portugal. "Cela c'est réalisé une fois, mais pour moi cela ne se réalisera pas deux fois, veut croire Christian Sarramagna. Il en a tiré les conséquences et de ce côté là tout est garanti".

Une conviction qui habite également Norbert Navarro qui n'a pas hésité à envoyer un sms, en forme d'espoir et d'encouragement, à son ancien protégé juste après la demi-finale gagnée contre la Belgique : "Mille fois bravo, je lui marque, à toi et tes joueurs. A Bayonne on t'attend... avec la coupe !"