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Montpellier Hérault : une demi-saison en dents de scie

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Par , France Bleu Hérault

Tranchant devant, le MHSC a souvent manqué de mordant, défensivement. A mi-championnat, le bilan du club en Ligue 1 est loin d'être ridicule, mais il laisse planer le doute sur la capacité de l'équipe à décrocher une place européenne.

Le MHSC termine la phase aller avec 28 points et un huitième place en Ligue 1
Le MHSC termine la phase aller avec 28 points et un huitième place en Ligue 1 © Getty - Tim Clayton

Montpellier a réalisé de jolis coups depuis le mois d'août et a souvent fait le show. Seulement, la formation pailladine a aussi connu deux gros passages à vide, durant sa première moitié de saison en Ligue 1, qui le privent d'une place dans le Top 5, pour l'instant. D'ici le mois de mai, la tâche de Michel Der Zakarian sera de faire en sorte que sa formation retrouve une solidité défensive, sans perdre au passage un football attrayant. 

La même défense qu'en 2003

Pour trouver un MHSC qui encaisse 32 buts sur les 19 premières journées, il faut remonter à la saison 2003-2004, même si, à l'époque, deux matchs de la phase aller avaient été reportés et joués plus tard. Lors de cet exercice, il y a près de 20 ans, le MHSC avait été moyen sur la phase aller, avant de très mal négocier la phase retour, pour finir par descendre à l'étage du dessous.

Bien sûr, nous n'en sommes pas là, notamment parce que la machine offensive tourne régulièrement à plein régime, cette saison (31 buts inscrits, contre 26 en 2003-2004). Mais si la crainte d'une relégation est très loin, l'ambition européenne pourrait elle aussi s'éloigner, si Montpellier ne parvenait pas à stopper l'hémorragie d'ici le mois de mai. 

Un système déséquilibré ? 

Difficile d'expliquer la fébrilité d'une défense qui, sur les dernières saisons, se montrait souvent impériale. Parmi les raisons que l'on peut tout de même avancer : le changement de système avec une défense à quatre plutôt qu'à cinq, les caractéristiques offensives des latéraux le plus souvent utilisés, le milieu de terrain très porté vers l'avant, ou encore les erreurs individuelles des centraux et l'absence de taille dans l'entrejeu. 

Toujours est-il que la principale faiblesse du Montpellier Hérault réside dans son incapacité à ne pas encaisser au moins un ou deux buts par match (seulement trois clean-sheet en dix-neuf journées). Le coach lui-même reconnaissait récemment ne pas avoir trouvé le bon équilibre à son nouveau schéma. 

L'effectif est ses limites

Si Montpellier rivalise souvent avec les meilleures formations dans le jeu (Lille, Paris, Marseille), nous donnant ainsi le sentiment de pouvoir en faire de même au classement, la réalité nous rattrape parfois, plus ou moins violemment. Michel Der Zakarian l'a d'ailleurs rappelé après la défaite à Marseille : l'écart entre son club et les concurrents, sur le plan économique, est abyssal. 

Un fossé qui se ressent sur la pelouse, quand manquent à l'appel un ou deux joueurs majeurs de l'effectif héraultais. Cette saison, lorsqu'il a été privé de Andy Delort (Rennes, PSG), le MHSC s'est incliné. Sans Téji Savanier (absent depuis le déplacement à Brest) et sans Stephy Mavididi (absent depuis le voyage au Vélodrome), seuls deux points sur les 12 derniers ont été pris. 

L'effectif héraultais, même si renforcé par l'arrivée du buteur anglais et par l'émergence de Elye Wahi, est tout de même moins fourni que celui des rivaux auquel il prétend se frotter. Pour espérer une place tout en haut, dans quatre mois, il faudra donc régler les soucis défensifs, mais aussi espérer que le groupe ne soit pas trop souvent amputé d'un ou plusieurs de ses membres. 

Fin de cycle ?

Si Montpellier ne parvient pas à inverser la dynamique rapidement, la tentation de Laurent Nicollin de vendre un ou plusieurs joueurs pourrait grandir, durant le mercato hivernal et en fonction des offres éventuelles, dans un contexte économique extrêmement tendu. Pour l'heure, le président se démène afin de trouver des alternatives financières à la vente de joueurs, mais n'exclut pas de laisser filer l'un de ses hommes, quitte à reporter les ambitions à l'exercice suivant. 

Par ailleurs, la fin de saison conditionnera le sort d'un entraîneur revenu dans son club il y a près de quatre ans, dont le contrat se termine en juin, et qui n'a pas encore entamé de discussions sur une éventuelle prolongation

Pour l'heure, les objectifs ont été remplis, en plaçant chaque fois le MHSC dans les dix premiers. Mais les dirigeants et lui ne semblent pas encore pressés de rempiler, même si le coach a fait savoir, sur France Bleu Hérault, qu'il était heureux à Montpellier et qu'il ne serait pas contre l'idée de resigner.

Les trophées 100% Paillade

Ce lundi, nous avons proposé aux supporters de la twittosphère de voter pour les meilleurs joueurs pailladins du début de saison, à chaque poste. 

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