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Mort de Michel Hidalgo : "une belle personne" se souvient Philippe Bergeroo

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Par , France Bleu Pays Basque

Le Cibourien Philippe Bergeroo, ancien gardien international devenu entraîneur, évoque avec tristesse et respect, son histoire commune avec Michel Hidalgo, l'ancien sélectionneur de l'Equipe de France de football mort ce jeudi. Lui qui lui avait donné sa première sélection avec les Bleus.

Philippe Bergeroo, lors de la préparation à la Coupe du monde Féminine au Canada, en 2015
Philippe Bergeroo, lors de la préparation à la Coupe du monde Féminine au Canada, en 2015 © Maxppp - NCY / Maxppp

Avec sa disparition se tourne une des plus belles pages du football français. Michel Hidalgo, emblématique sélectionneur de l'équipe de France de football est mort à l'âge de 87 ans à Marseille. Il restera l'entraîneur de l'équipe championne d'Europe en 1984, premier trophée majeur du football français, et de Séville 82 , cette épique demi-finale du Mondial perdue contre l'Allemagne. "Il se comportait comme un père avec le groupe", se souvient Philippe Bergeroo, le natif de Ciboure, ancien gardien de but international devenu entraîneur au terme de sa carrière.

Philippe Bergeroo : Ça me fait de la peine parce qu'avant d'être un grand sélectionneur, c'était une belle personne. Quelqu'un qui avait de l'empathie pour ses joueurs et qui montait au créneau pour son équipe. 

France Bleu Pays Basque : Quels souvenirs avez-vous de votre aventure commune ?

C'est le premier sélectionneur qui m'a permis d'évoluer en équipe de France. Contre les Etats-Unis, au Parc des Princes, on avait alors gagné 1 but à 0. Je me souviens surtout de la demi-finale, contre le Portugal (lors du championnat d'Europe en 1984). Alors que nous étions menés en prolongations, au Stade Vélodrome, que nous étions en difficulté, lui y croyait encore. Il avait cette envie d'amener cette équipe de France vers la finale. Il n'y avait que lui qui nous voyait gagner cette rencontre. Il avait cette capacité à donner confiance à son groupe, à chacun de ses joueurs. Juste avant les prolongations, quand il a parlé à l'équipe, il a été capable de remonter les joueurs comme Jano (Tigana), comme Alain (Giresse) pour faire basculer ce match avec Jean-François Domergue.

Quelles étaient vos relations avec lui ? 

C'était quelqu'un de très très gentil, façon père de famille. Le matin où l'équipe de France jouait la finale du championnat d'Europe contre l'Espagne, il nous a demandé de venir le voir, avec Albert Rust, et il nous a dit : "Je vous demande pardon. Je ne vous ai pas fait jouer un match. Mais je vous remercie de votre état d'esprit. A l'entrainement vous vous êtes accrochés. Vous n'avez jamais rien dit. Désolé si j'ai pu vous faire de la peine." C'est la première fois qu'on me disait des choses comme ça. Ça montre à quel point il était respectueux des personnes. Et c'est très très fort. Ça m'est toujours resté et j'ai toujours gardé cette image là de Michel Hidalgo.

Cette figure vous a également accompagné lors de votre carrière d'entraîneur ?

C'est lui qui, lorsqu'il a terminé en Equipe de France, qui m'a dit : "Je pense Philippe, que tu ferais un très bon entraîneur de gardiens de but, commence à préparer tes diplômes pour ta reconversion." Alors même que le rôle, la fonction, n'était pas très développée à l'époque. J'ai alors arrêté ma carrière de footballeur à Toulouse (1983-1988) à ce moment là, pour intégrer le staff d'Henri Michel en Equipe de France. Ensuite, lors de ma carrière d’entraîneur des gardiens de but des différentes équipes de France, je me suis toujours appuyé sur ce qu'il transmettait. Lors de la Coupe du monde 1998, quand il y avait des problèmes entre Fabien Barthez et Bernard Lama, j'allais voir Bernard pour lui dire qu'il fallait s'accrocher, que ça allait peut-être tourner... Être énormément avec le gardien remplaçant.  

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