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Nice - Red Star "un joli clin d'oeil" pour Manu Pirès

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Par , France Bleu Azur

A la veille du 16e de finale de coupe de France entre Nice et le Red Star, France Bleu Azur a rencontré un homme intimement lié avec les deux clubs. Revenu cet automne à la direction du centre de formation du Gym, Manu Pirès se confie sur les trois saisons passées sur le banc du Red Star.

Le directeur du centre de formation de l'OGC Nice Manu Pirès a passé trois saisons au Red Star comme entraîneur adjoint puis numéro 1.
Le directeur du centre de formation de l'OGC Nice Manu Pirès a passé trois saisons au Red Star comme entraîneur adjoint puis numéro 1. © Radio France - Maxime Bacquié

Manu Pirès n'a pas complètement rangé son costume d'entraîneur. Lui qui est redevenu au cœur de l'automne directeur du centre de formation de l'OGC Nice, comme avant son départ du Gym en 2014, a également pris en main l'équipe réserve du Gym. Au lendemain d'une défaite rageante à domicile face à la réserve de l'AC Ajaccio (0-1), Manu Pirès ne décolère pas. "C'est frustrant. On fait trop d'erreurs. Mais c'est comme ça que nos jeunes progressent." Il va finalement retrouver le sourire, dans un des petits bureaux du centre d'entraînement de l'OGC Nice, en évoquant ce 16e de finale de Coupe de France entre Nice et le Red Star ce samedi à l'Allianz Riviera (13h). 

Après son premier départ du Gym en 2014, c'est au Red Star (2014 - 2017) que Manu Pirès (49 ans) s'assoit pour la première fois sur le banc d'une équipe professionnelle. D'abord comme adjoint, puis comme numéro un. Une expérience enrichissante et usante.

France Bleu Azur : Que représente cette affiche Nice – Red Star pour vous ?

Manu Pirès : C’est un joli clin d’œil parce que déjà ça fait longtemps que le Red Star n’a pas affronté Nice. C’est un match historique entre deux clubs avec une forte identité, deux publics populaires, passionnés, fiers de leur club. C’est un point commun entre les deux clubs, cette forte identité. J’ai pu vivre de l’intérieur au Red Star la passion des supporters pour leur club, c’est fantastique à voir.

Cette forte identité c'est un point commun entre les deux clubs

L’inversion du terrain enlève un peu de charme à la rencontre ?

Ah oui je pense que ça a fait beaucoup de déçu ! Bauer c’est un chaudron, un stade mythique, ça aurait été très difficile là-bas. Quand tout le monde se met à hurler dans les tribunes, il y a une ambiance à l’Anglaise. Sur un synthétique qui n’est pas forcément de bonne qualité ça aurait été compliqué pour nos joueurs professionnels. Mais moi cette inversion de terrain m’arrange, si le match avait eu lieu à Bauer je n’aurais pas pu voir mes amis, finalement ils viennent ici. On va donc se voir à l’hôtel, on va bien échanger et se rappeler nos bons souvenirs.

Comment avez-vous atterri au Red Star après votre première expérience à l’OGC Nice ?

Quand mon aventure se termine avec le Gym en 2014, je souhaitais prendre une année pour essayer de comprendre le football de haut niveau, l’observer. Finalement deux jours après mon départ du club, je reçois un coup de fil pour me proposer de rejoindre le Red Star avec l’ambition de monter et structurer le club. Mais autour de moi on me disait « surtout ne va pas là-bas », « ce n’est pas un club stable ». C’est mon confident et mon ami de l’époque René Marsiglia qui m’a dit « fonce ». Du coup j’y suis allé. C’était un pari osé mais je le sentais.

Autour de moi on me disait "surtout ne va pas là-bas"

Vous quittez donc la formation pour vous asseoir sur le banc d’une équipe première, d’abord comme adjoint…

Ça commençais à me titiller, j’avais l’impression d’avoir fait le tour à la formation avec les équipes de jeunes, j’avais le sentiment que ma progression devait passer par cette étape-là, devenir l’adjoint d’une équipe première et ambitieuse. Le projet c’était aussi de créer le centre de formation du Red Star en cas de montée en Ligue 2. J’avais d’autres sollicitations pour des pays exotiques mais j’avais peur de partir à l’étranger et d’être oublié.

Finalement vous vous retrouvez sur le banc du Red Star après le limogeage de Rui Almeida (en décembre 2016). Une expérience mitigée…

Dans l’âme j’avais toujours l’envie de devenir numéro 1, de mettre en place une philosophie, un projet de jeu. Cette expérience m’a appris beaucoup sur le monde professionnel. Je remplace Rui Almeida qui avait failli emmener le club en Ligue 1 l’année d’avant. Et finalement les choses s’emboitent mal l’année d’après et le club décide de s’en séparer. Ça va très vite. Moi je n’avais pas encore les diplômes donc le club avait pris quelqu’un pour m’épauler (Claude Robin - ndlr). On n’a pas réussi à sauver le club.

Mes meilleurs années sont à la formation ici à l'OGC Nice

Vous quittez le Red Star après la descente du club en 2017… vous auriez aimé poursuivre l’aventure comme numéro 1 là-bas ?

J’étais intimement convaincu qu’on allait se maintenir. On avait l’effectif pour le faire et finalement on a échoué. C’est une expérience qui nous a beaucoup usé, le club et moi-même. La décision d’arrêter a été prise d’un commun d’accord. Il fallait donc repartir sur autre chose.

Après une autre expérience sur le banc de Laval, vous avec donc repris la direction du centre de formation de l’OGC Nice cet automne. Pourquoi revenir auprès des jeunes ?

Mes meilleures années sont à la formation, ici à l’OGC Nice, avec un staff exceptionnel, des joueurs fantastiques. Même si j’ai adoré ce que j’ai fait ailleurs, j’ai voulu replonger pour revivre ces belles émotions que j’ai vécues avec les jeunes. Mais la formation n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était à l’époque. Les jeunes ont changé, le monde  a changé, le management des jeunes a changé et il faut qu’on arrive tous à retrouver notre place pour que les joueurs et les formateurs retrouvent ce plaisir de travailler ensemble au quotidien.

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