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Dossier : TFC objectif Ligue 1

Objectif Ligue 1 : "Cette équipe donne beaucoup de satisfaction à ceux qui la suivent"

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Par , France Bleu Occitanie

Pendant 35 ans, Patrick Boudreault a été le conteur et le commentateur de l'actualité du TFC dans les pages de La Dépêche du Midi. Invité de la rubrique "Objectif Ligue 1" sur France Bleu Occitanie ce jeudi, il nous donne sa vision du sprint final que vont jouer les hommes de Patrice Garande.

Patrick Boudreault, journaliste sportif en charge de la rubrique football de La Dépêche du Midi pendant 35 ans
Patrick Boudreault, journaliste sportif en charge de la rubrique football de La Dépêche du Midi pendant 35 ans © Radio France - Romain Amalric

Patrick Boudreault a été journaliste sportif en charge de la rubrique football de La Dépêche du Midi pendant 35 ans. Durant toute cette période, il a suivi et commenter les rencontres du TFC. Sa connaissance historique du club l'ont également amené à écrire un livre à l'occasion des 80 ans du club en 2017 : "Toulouse Football Club - 80 ans de passion partagée", aux éditions Privat.

L'interview de Patrick Boudreault en intégralité

Patrick, le sprint final commence pour le TFC. Cinq matchs en quinze jours, et il faut les gagner. Est ce possible ?

En football, tout est possible. S'il y a bien un sport qui laisse la porte ouverte à toutes les possibilités, c'est bien celui-là. Mais ça va être très difficile. C'est un rythme de clubs européens. Est-ce que la condition physique des joueurs sera suffisamment performante pour enchaîner les rencontres ? C'est la clé. La réponse viendra du terrain, évidemment. 

Mais j'ai un peu peur parce que je me souviens que quand Clermont a eu des cas de Covid dans son effectif, ils ont eu du mal à redémarrer. C'est ce qui m'inquiète un peu. Mais avant que les matches de Le Havre et Pau soient remis, le TFC avait deux points d'avance sur Clermont. Donc mathématiquement, s'il y a cinq victoires, le TFC sera devant.  

Est-ce que le TFC mérite de remonter rapidement en Ligue 1, dès cette saison ?

Ils méritent de remonter, pour leur état d'esprit. Cette équipe, elle procure du spectacle, elle donne beaucoup de satisfaction à ceux qui la suivent. Et c'était devenu tellement rare ces dernières années que, rien que pour ça, on aimerait qu'ils remontent. Mais Troyes et Clermont sont également deux belles équipes. Et il n'y a que deux montées directes.  

"Il y a une mobilisation autour de ce club qui prouve qu'il y a de la place pour le football à Toulouse."

Est-ce si important pour la ville et la région ? 

Oui. Bien entendu. Le Téfécé est une locomotive pour tout le football régional de l'ancienne région Midi-Pyrénées. En Languedoc, ils ont Montpellier. Il faut du monde à Toulouse. On voit que quand les matches donnent satisfaction, le public répond. Il y a une mobilisation autour de ce club qui prouve qu'il y a de la place pour le football à Toulouse. C'est une ville de rugby, mais pas que...

Le TFC a aussi changé de propriétaire cette saison. Il le fallait ?

Je pense que oui. Olivier Sadran a compris qu'il était arrivé au bout d'une histoire, la sienne. Il ne faut jamais oublier ce que ce monsieur a fait pour le club. Il a sauvé le football à Toulouse il y a vingt ans. Moi, j'ai le plus grand respect pour lui. Mais il était arrivé au bout de quelque chose. Il fallait repartir avec d'autres critères.

Là, il est arrivé à la tête du club un homme qui connaît le football. Je ne sais pas si les Américains, on les verra beaucoup à Toulouse. Mais Damien Comolli, lui, c'est quelqu'un qui connaît le foot. Et lui, il a beaucoup d'idées. Il a beaucoup de compétences. Et c'est prometteur pour la suite. Après, je le répète, la vérité, c'est le terrain. 

"Damien Comolli, c'est quelqu'un qui connaît le foot. Il a beaucoup d'idées. Il a beaucoup de compétences."

35 ans à suivre sur le TFC. Quelle est la période qui vous a le plus marqué ?

Mon plus grand souvenir reste la venue de Diego Maradona au Stadium en 1986. C'est le plus grand joueur du monde. Il est champion du monde. C'est une icône. C'est le Messi d'aujourd'hui. Ça c'est le plus grand souvenir. Même si le TFC avait été logiquement éliminé, comme certains pouvaient le penser, la fête aurait quand même était belle. Et voir ce joueur sur la pelouse, malgré le marquage de Tihy, c'était beau, c'était incroyable.  

Pourquoi ce match là reste pour beaucoup comme le fait le plus marquant de l'histoire du TFC ?

Parce que quand on regarde le palmarès du club, il n'y a qu'une Coupe de France. Elle date de 1957. C'est un petit peu loin quand même. En fait, les plus grands souvenirs du Téfécé ce sont des rencontres de Coupe d'Europe que personne ne pouvait prévoir à Toulouse : Naples en 86, et Liverpool en 2007. Et ça, c'est totalement inattendu. Sinon, moi, la plus belle aventure que j'ai vécue au Téfécé reste celle d'Erik Mombaertz avec ses pitchouns.

Quand Erik reprend l'équipe en National, avec des jeunes que personne ne connaît, que personne n'a vu jouer. C'est un grand saut dans l'inconnu. Un résultat, c'est l'ensemble d'un collectif. Que ce soit le coach, les trois anciens* qui sont restés ou tous ces jeunes qui se sont jetés à corps perdu dans la bataille, ça a été une aventure exceptionnelle. Et malgré tout, ça tient à rien puisque c'est la seule année où le National fait monter quatre équipes en Ligue 2. Et le TFC finit quatrième. 

Certains font le parallèle entre cette époque des pitchouns, et le renouveau du TFC actuellement. Comprenez-vous cette comparaison ?

Oui, tout à fait. Moi, je suis d'accord. C'est l'équipe de Gambardella qu'on voit cette année jouer en pro. On les a vu jouer en finale de Coupe Gambardella. Il n'y avait pas grand monde au Stade de France ce jour là. On les lance en début de saison. Le départ est mauvais. On se demande si ça va tenir. Après le talent et l'état d'esprit est là. C'est une belle saison, franchement. Elle n'est pas finie, mais c'est une belle saison. 

* Les trois anciens sont Christophe Revault, William Prunier et Stéphane Lièvre.

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