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Dossier : TFC objectif Ligue 1

Objectif Ligue 1 : "La meilleure recrue du TFC, c'est Patrice Garande" (Philippe Bergeroo)

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Par , France Bleu Occitanie

Avant d'être l'entraîneur du PSG ou de l'équipe de France féminine, Philippe Bergeroo s'est illustré en tant que gardien de but du TFC entre 1983 et 1988. Le penalty raté de Maradona au Stadium en 1986, c'était face à lui. Et depuis, le TFC est resté dans son cœur.

Philippe Bergeroo
Philippe Bergeroo © Maxppp - Philippe Renault

Philippe Bergeroo garde d'énormes souvenirs avec le TFC. Un club dont il suit avec attention les performances cette saison, en souhaitant vivement que le club retrouve rapidement la Ligue 1. Il était l'invité d'"Objectif Ligue 1"ce mardi soir dans 100% CLUB. 

L'interview de Philippe Bergeroo en intégralité

Philippe, pourquoi le TFC doit rapidement remonter en Ligue 1 ?

Je pense que la première année, il y a une ambition énorme. Le TFC a l'ambition de remonter tout de suite et rendre un petit peu le sourire à tous les supporters. Et si ça ne marche pas, la deuxième saison en Ligue 2 sera plus compliquée. Il y a énormément de clubs comme Auxerre ou Nancy... des clubs qui n’ont jamais pu remonter. Ils ont raté le coche la première année. Et après, c'est difficile de rattraper le coup. 

Donc, il faut remonter vite pour ne pas s'enliser ? Pour ne pas rester un club de Ligue 2 ? 

Voilà, c'est ça. Et puis, pour recruter des joueurs, c'est compliqué après. Je vois qu'avec Toulouse, il y a eu un bon recrutement. Il y a eu six, sept joueurs qui sont arrivés dans le club. Et s'ils sont là, c'est parce que leur objectif, c'est de jouer en première division. 

La TFC va-t-il y arriver cette année ?

Je regarde les résultats avec intérêt. Au début, j'avais pas mal d'inquiétude parce que j'ai vu deux matches en début de saison : un match amical contre Pau et le premier match de championnat au Stadium contre Dunkerque. Ce n'était pas évident. Il a quand même fallu rebâtir toute une équipe. Il ne restait plus grand monde. Il n'y avait que les jeunes. Il fallait des joueurs pour compléter et ressembler à une équipe de haut-niveau. Donc, je suis heureux de voir le TFC si près du bonheur aujourd'hui.

Le recrutement effectué a donc été judicieux ?

Le recrutement s'est fait très tard. Tout ça parce qu'il y avait pas mal de problèmes. Notamment des joueurs qui n'étaient pas encore partis. Mais pour moi, la meilleure recrue du TFC, c'est Patrice Garande ! C'est quelqu'un de compétent, et qui dit les choses en face. Après, il y a aussi le travail avec les jeunes qui a été effectué par Jean-Christophe Debu, avec des joueurs comme Adli ou Antiste. C'est quelque chose qui donne énormément d'espoir au TFC pour l'avenir. 

Tout ça est aussi lié à l'arrivée d'un nouveau propriétaire au TFC. Il le fallait ?

Oui. Parce que ça faisait quand même cinq ans que c'était très compliqué. Sur le plan financier, le club était en équilibre. Mais sur le plan sportif, c'était une catastrophe. Une ville comme Toulouse, qui joue pratiquement cinq années de suite la descente... à force de jouer avec le feu, on se brûle. Donc on repart sur des nouveaux joueurs, sur un nouveau challenge. Mais, vous savez, quand je me promène dans le coin, par ici, quand je viens à Toulouse, les gens viennent me voir, et me disent : "Vous avez vu le TFC ? C'est bien ! ça marche !". En fait, le but, c'est de redonner du bonheur aux spectateurs et aux supporters qui viennent d'un peu partout en Occitanie.

Des supporters qui se souviennent de vous comme étant le gardien du TFC face à Naples en 1986. Les souvenirs de ce jour-là sont-ils encore intacts ?

_C_omplètement. Les détails reviennent facilement. Je peux me promener tranquillement dans ma mémoire. J'ai encore tous ces souvenirs qui sont vraiment exceptionnels. Le souvenir le plus important, c'est cette ambiance. L'ambiance au Stadium ! L'ambiance dans les rues de Toulouse ! Quand on est arrivé avec le bus au Stadium, avec cette ambiance, on ne pouvait pas perdre. Tout le public était avec nous. C'était extraordinaire. 

Et Diego Maradona a raté son penalty face à vous... 

Tarantini m'avait dit : "Philippe ! Surtout, ne donne pas d'indication ! Ne bouge pas ! Il va être embêté si tu bouges pas. Part au dernier moment". Et puis il a frappé ce ballon. Moi j'ai eu l'impression que le ballon n'était même pas dans le cadre. Puis en me tournant, ça tape le poteau, ça tape ma cuisse, et puis voilà... C'est un moment extraordinaire. Le public n'en croyait pas ses yeux. On était mené aux tirs au but et en cinq minutes, tout a été chamboulé. C'est vraiment un souvenir exceptionnel. On m'en parle encore.  

Avez-vous encore une actualité dans le football ? 

Non. J'ai coupé, j'ai pris ma retraite. C'est ce qui arrive quand on prend de l'âge, il faut savoir quitter la scène. Il ne faut pas faire une "Domenech". Il faut laisser la place aux jeunes. Et puis,  je vais vous avouer quelque chose : je vais voir le rugby ! Je suis un passionné de rugby. Je vais voir jouer le Saint-Jean-de-Luz Olympique ou l'équipe de Saint-Girons. Et je suis heureux. Et puis, en ce moment, je peux aller à la pêche à la truite.

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