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Dossier : TFC objectif Ligue 1

Objectif Ligue 1 : "Le TFC est vraiment sur la bonne voie" (Benoît Tihy)

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Par , France Bleu Occitanie

Sous le maillot violet, il a joué la Coupe d'Europe et muselé la star Diego Maradona. Un souvenir indélébile pour Benoît Tihy, défenseur du TFC de 1986 à 1988. Pour France Bleu Occitanie, il livre son pronostic sur l'incroyable sprint final que vont disputer les hommes de Patrice Garande.

Diego Maradona avait raté un penalty et perdu à Toulouse en 1986 face au TFC de Benoît Tihy
Diego Maradona avait raté un penalty et perdu à Toulouse en 1986 face au TFC de Benoît Tihy © Maxppp - Norbert F�rsterling

Benoît Tihy a porté le maillot toulousain à 72 reprises entre 1986 et 1988. Il a notamment été un acteur majeur du match de légende en Coupe d'Europe face à Naples. C'est lui qui était au marquage de Diego Maradona.

Interview de Benoît Tihy en intégralité

Benoît, pourquoi le TFC va monter en Ligue 1 cette saison ?

Déjà, parce qu'ils ont la meilleure attaque. Ce qui est bien. Le tout petit hic, c'est que la défense n'est que cinquième. Mais j'ai confiance en Patrice. Je sais que Patrice Garande est un garçon sérieux. Il a dû préparer ses trucs. Et puis, quand on est en bout de route comme ça et qu'on a joué toute la montée comme ça, je l'ai vécu avec le Matra Racing, les garçons ils sont concentrés. Ils vont aller au bout. C'est obligatoire.  

Malgré le calendrier serré, c'est possible ?

Oui c'est faisable. Ils sont débarrassés de la Coupe de France, même si ce n'est pas un bon souvenir pour les supporteurs du TFC. Mais peut-être qu'il faut lâcher quelque chose pour avoir le meilleur à la fin. Et le meilleur à la fin, pour le TFC, pour Toulouse, pour tous ses supporters, c'est de rejouer en Ligue 1.

Est-ce une opération commando selon vous ?

Complètement. Là, il n'y a plus de turn-over. On prend son équipe au jour le jour et on la fait le mieux possible avec les contraintes, les forces et les faiblesses de l'adversaire. Mais il faut rester sûr de son potentiel. Et quand on voit le potentiel du TFC, c'est pas la meilleure attaque pour rien. Donc, ça veut dire que maintenant, c'est des gros matchs. Le Paris FC, c'est pas simple, parce qu'ils sont un peu dans la course. Les deux Normands, Le Havre et Caen, c'est pas facile non plus. Je suis Normand et je connais cette mentalité. Après, il reste des matchs comme Pau, mais qui est maintenant sauvé. Donc ils vont jouer un peu pour le plaisir. Et Dunkerque qui lui aussi va se battre pour ne pas descendre. Il reste des gros matchs. Il faut rester sérieux, vigilant. Mais encore une fois, avec tout ce qu'ils ont montré depuis le début de saison, je trouve que le TFC est vraiment sur la bonne voie. 

Pourquoi est-il important que le TFC retrouve rapidement la Ligue 1 ?

Parce que le football à Toulouse, c'est quand même quelque-chose de très important. Comme le Stade Toulousain au niveau du rugby. Mais pour les garçons, pour tout ce qu'ils ont fait, pour le public, ce serait une belle revanche. Et le TFC n'a pas été très longtemps en Ligue 2, donc il faut vite remonter. Dans ces cas là, il faut pas prendre son temps parce qu'il y a toujours des clubs qui se structurent entre deux. Quand le tremplin est là, il faut le saisir. 

On entend pas beaucoup de bruit sur le TFC. Ça à l'air d'être très sain, très agréable à vivre."

Ne serait-ce que pour valider le nouveau projet avec de nouveaux propriétaires ?

Oui, voila, je crois qu'il y a plein plein de choses. L'ambiance me parait très bonne. On n'entend pas beaucoup de bruit sur le TFC. Ça à l'air d'être très sain, très agréable à vivre. C'est ce qu'on a connu en 86-88. Donc, il n'y a pas de raison que la réussite de 86-88 soit pas au rendez vous cette année. 

Justement, en 1986, est-ce bien vous qui avez muselé Diego Maradona lors de ce fameux match de Coupe d'Europe au Stadium ?

Hé oui, ce soir-là et même deux soirs de suite. Je crois que je suis le seul Français à avoir fait ça, au moins sur le sol français.  

Comment ça s'est passé ? Il n'a touché aucun ballon ?

Au premier match, non. Dans l'ensemble, le premier match a été vraiment très bon de ma part. Défensivement, j'ai été très bon. Je ne me suis jamais jeté, et Maradona n'a eu aucune opportunité. En revanche, les cinq premières minutes du deuxième match au Stadium, j'ai pris le turbin sur le côté. Il a fallu vite que je me remettre vite en selle parce que s'il avait fait tout le match comme les cinq premières minutes, je pense que malheureusement, on n'aura pas été qualifiés pour la suite. 

"Ça restera toujours le match numéro 1 et l'action numéro 1 de Benoît Tihy. Et quand on parlera de moi plus tard, automatiquement, on parlera tout de suite de Maradona."

Était-ce impressionnant de jouer face à lui, un joueur déjà légendaire ? 

Oui. Il venait d'être champion du monde, donc c'était le numéro 1 mondial. Et moi, à part mes parents, il n'y a pas grand monde qui me connaissait. Donc, c'était une opportunité de se confronter à ce genre d'individu. On n'a pas du tout les mêmes qualités. Mais de savoir défendre, c'est aussi un métier. Il faut savoir le faire. Savoir bien le faire. Et je crois que ce soir là, ces deux soirs là, je l'ai vraiment très bien fait. Mais ça reste formidable pour un sportif de haut niveau de jouer contre l'un des plus grands joueurs du monde. La preuve, c'est que 35 ans après, on en parle encore. Ça restera toujours le match numéro 1 et l'action numéro 1 de Benoît Tihy. Et quand on parlera de moi plus tard, automatiquement, on parlera tout de suite de Maradona.

Il paraît qu'il est venu vous saluer après le match... 

Complètement. J'en garde un très bon souvenir. C'était un bon mec. C'était pas quelqu'un d'hautain sur le terrain. Jamais un mauvais geste. Jamais un mauvais regard. Même si on faisait tomber, il ne disait rien. Il se relevait, pas comme certains aujourd'hui. C'est bien de jouer contre des joueurs comme ça, qui savent très bien que leur jeu, c'est de la provocation, et qu'on peut, on peut se faire tacler. Ça fait partie du jeu. Et lui, il l'a toujours bien vécu. 

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