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Dossier : TFC objectif Ligue 1

Objectif Ligue 1 : "La Covid, c'est l'arbitre de la saison" (Patrice Maurel)

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Par , France Bleu Occitanie

Entraîneur de l'US Colomiers depuis 2009, Patrice Maurel a également fait ses classes au Toulouse Football Club avant de signer professionnel. Pour lui, la montée du TFC en Ligue 1 serait bénéfique pour tous les clubs de la région.

Patrice Maurel, ancien joueur du TFC, actuel entraîneur de l'US Colomiers
Patrice Maurel, ancien joueur du TFC, actuel entraîneur de l'US Colomiers - Photo USC

Avant de jouer en Ligue 2 à Istres, Rouen ou Gueugnon, et de prendre les commandes de l'US Colomiers, Patrice Maurel a été formé au TFC. Champion d'Europe en 1997 avec l'équipe de France des moins de 19 ans, il a rapidement joué en pro à la fin des années 90. Il était l'invité de l'interview "Objectif Ligue 1" ce mercredi soir sur France Bleu Occitanie.

Interview de Patrice Maurel en intégralité

Patrice, cinq matchs en quinze jours, sans droit à l'erreur, est-ce possible ?

Je pense que c'est possible. Ils sont en haut aujourd'hui, ils ont leur destin entre les pieds. Ils ont déjà fait quelque chose d'exceptionnel. Le fait aussi de partir aussi difficilement dans la saison avec des grosses défaites. Je pense que le coach a dû être fort dans la gestion du groupe pour réussir à inverser la tendance. Ils font une super saison. Et Dieu sait que c'est difficile de faire une saison de cette qualité là après une descente qui aura été très délicate, avec les résultats et les événements qu'il y a eu l'année dernière.

Comment Patrice Garande peut-il gérer cette période post-Covid ?

Je crois que toutes les équipes qui ont la chance aujourd'hui de jouer au football, de la Ligue 1 au National, savent que la Covid c'est l'arbitre de la saison. Quand on voit en Ligue 1 Monaco qui marche sur l'eau et qui va peut-être se retrouver freiné par des cas de Covid. Le TFC a déjà eu une grosse vague et avait plutôt bien géré sur le plan des résultats. J'espère pour eux que ça va être limité sur la fin parce que je pense que ce sera peut être la clé des points gagnés ou perdus sur les derniers matches.

Patrice, est-ce important aussi pour l'US Colomiers d'avoir le voisin, le TFC, en Ligue 1 ?

Oui, parce que la Ligue 1, c'est l'élite, c'est moteur. C'est moteur pour les licenciés. Ça amène les enfants à aimer le foot, à prendre des licences. Et du coup, on voit des talents et on en profite avant qu'ils partent dans les clubs pro. On a tous intérêt à avoir un club qui évolue en Ligue 1 à côté de chez nous.  Et pour des entraîneurs comme moi, voir des équipes de haut-niveau, ça permet de voir ce qui se pratique de mieux. Dans tous les cas, on est gagnant à avoir une équipe au plus haut-niveau. Et je trouve plutôt bien ce que vous faites vous aussi France Bleu, parce qu'il faut que tout le monde soit derrière le TFC. Ça reste notre club régional, de haut-niveau , et qui mérite sa place en Ligue 1.

"On est une génération qui a été un peu perdu à Toulouse. Mais qui a réussi après derrière."

Patrice, vous avez débuté au TFC en pro avec des entraîneurs comme Alain Giresse, Guy Lacombe et Robert Nouzareth. Que reste-t-il de ces années-là dans vos souvenirs ?

Ça fait longtemps que j'en ai pas parlé. Avec le recul, on se rend compte de beaucoup de choses. Moi, j'étais un grand espoir toulousain, champion d'Europe des moins de 19 ans avec l'équipe de France. C'était la génération Nicolas Anelka. On était la première génération qui signait pro très jeune, à 18 ans. Donc moi, je résumerai ça à "un grand espoir qui n'a pas confirmé à Toulouse", et qui a eu besoin de partir de sa région pour faire une carrière en Ligue 2. C'était une autre époque. Quand j'ai commencé en pro, on n'était que deux joueurs de moins de 25 ans dans l'effectif. La place était pour les joueurs plus expérimentés.  Alors qu'aujourd'hui, la tendance s'est un peu inversé. Donc, nous, on a tant bien que mal existé. À Toulouse, la formation, c'était aussi les copains, avec une génération qui n'a finalement jamais vraiment joué à Toulouse en pro. Je parle de Nicolas Seube, Fabien Audard, Lamine Diatta, Fabrice Jau, Mehdi Nafti... Nico Dieuze, c'est un peu différent parce qu'il a joué par rapport à nous. On est une génération qui a été un peu perdu à Toulouse. Mais qui a réussi après derrière. Et après le dépôt de bilan, ils ont fait confiance à la génération de jeunes qui est arrivé derrière. Et tant mieux d'ailleurs. Mais c'était une autre époque.  

C'était aussi une autre économie du football. Aujourd'hui, le TFC a été racheté par un fond d'investissement américain. Il fallait tourner la page Sadran ?

Il faut être dedans pour juger. Moi, je peux juger du TFC avant l'époque Sadran, et il était sur courant alternatif. Et je l'ai vécu. Avec de la Ligue 1, de la Ligue 2, des remous, un changement de président. Malgré tout, le président Sadran a fait monter son club en Ligue 1 et la pérennisé pendant 20 ans. Donc, c'est quelque chose de grand. Et après, visiblement de l'extérieur, il y avait une forme d'usure. Et là, je vois désormais qu'il a un fonctionnement qui est nouveau, qui est pro, qui a amené du sang neuf, et une envie d'aller de l'avant. Donc j'espère que le club montera en Ligue 1 et y restera encore vingt ans. 

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