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Dossier : TFC objectif Ligue 1

Objectif Ligue 1 : "Il faut se mettre dans la tête que c'est possible" (Jean-Luc Ruty)

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Par , France Bleu Occitanie

Joueur, puis entraîneur, Jean-Luc Ruty a passé 14 saisons au TFC entre 1986 et 1999. Il garde un très bon souvenir de sa période toulousaine et observe avec attention, de loin, les résultats des Violets.

Jean-Luc Ruty, joueur puis entraîneur au TFC entre 1986 et 1999
Jean-Luc Ruty, joueur puis entraîneur au TFC entre 1986 et 1999 © Radio France - Romain Amalric

Jean-Luc Ruty a presque tout connu au Toulouse Football Club : joueur de 1986 à 1992, directeur de la formation de 1992 à 1999, plus un passage par le banc de l'équipe première lors de la saison 1993-1994. Il était l'invité de l'interview "Objectif Ligue 1" ce mercredi sur France Bleu Occitanie.

Interview en intégralité de Jean-Luc Ruty

Jean-Luc, est ce que la deuxième place de Ligue 2 est encore jouable pour le TFC ?

J'entends tout le monde dire que malheureusement leur destin n'est plus dans leurs mains. Mais bon, je crois qu'il y a une dynamique. Après, il faut toujours essayer de voir le meilleur dans le moins bien. Le moins bien, ils l'ont eu avec leur soucis de santé. Est ce que ça peut leur amener une fraîcheur tardive qui leur sera peut être utile ? Une forme de solidarité ? Parce que quand on a été au repos forcé, à un moment donné, ils ont peut-être perdu du rythme, mais ils ont aussi gagné de la fraîcheur. En admettant le pire scénario, ils font les barrages. Pour l'avoir connu avec le Paris FC il y a deux ans, c'est un sacré parcours du combattant. Ceux qui sont frais physiquement auront un petit avantage. Peut être que ce qui a été un désavantage pour le Téfécé à un moment donné, peut devenir un avantage. Cette victoire au Havre est importante. Tout n'était pas parfait. Mais quand on arrache comme ça des victoires à l'extérieur, même 1-0, ça veut dire quelque chose.  

Faut-il à tout prix éviter de végéter en Ligue 2 ?

C'est très important d'être en Ligue 1. On a vu l'engouement pour le foot qu'il y a dans cette ville, malgré la place que prend le rugby. Mais c'est un club qui est fait pour ça. S'il n'y avait pas eu cette période de Covid, je pense que les choses seraient plus faciles. Mais il faut encaisser ça. Il faut aller au dessus de ça. Ce qui est sûr, c'est que la Ligue 2 c'est toujours très difficile pour les grosses équipes qui sont des habitués de la Ligue1. La place du Tef est en Ligue 1, mais c'est difficile. La Ligue 2, c'est difficile. La preuve, c'est que aujourd'hui, c'est pas encore gagné. Mais je crois qu'il faut se mettre dans la tête que c'est possible.

"Les joueurs de rugby, ils aiment le football. À l'époque, il y avait une osmose entre nous. On allait voir les matchs du Stade, et eux, ils venaient nous voir. Et on se fréquentait."

Y a-t-il réellement un public "Tef" à Toulouse ?

Oui, c'est ce que je disais. Le Téfécé a sa place en Ligue 1, sa place dans le haut niveau. Même s'il y a une équipe aussi emblématique que le Stade Toulousain à côté. À mon époque, on a fait exister le TFC et ce n'était pas antagoniste au rugby.  Quand je vous dis que j'aime le rugby, mais les joueurs de rugby, ils aiment le football. A l'époque, il y avait une osmose entre nous. On allait voir les matchs du Stade, et eux, ils venaient nous voir. Et on se fréquentait. Mon meilleur ami, c'est un ancien du stade, c'est Jean-Michel Rancoule. Donc, quand je viens ici, je le vois. Nous, on a fait émerger le football dans une ville qui a montré qu'elle aimait le football, et pas que le rugby. 

Vous avez été directeur du centre de formation du TFC. La formation a toujours été l'atout numéro 1 du club ?

Oui, ça a toujours été un club formateur. Ce sont des gens comme Serge Delmas qui avaient mis ça en place avant moi. Et puis ça a continué derrière avec la présidence de Monsieur Sadran. Et c'était assez clair. Lui voulait faire en sorte que le centre de formation soit le plus performant possible pour alimenter l'équipe. C'est pas tous les présidents qui veulent ça. J'ai toujours ressenti chez lui ce réel désir de formation. Et pas juste d'avoir un centre de formation pour en avoir un, ou parce que c'est une obligation. Non, d'avoir un centre de formation pour alimenter l'équipe. Et moi quand je suis arrivé comme joueur à Toulouse, il y avait déjà des jeunes joueurs avec un talent fou comme Michel Pavon, comme Pascal Despeyroux, ou Jef Hernandez. Ça, ça a toujours existé. 

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