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OGC Nice - PSG, "un match charnière pour le Gym" selon l'ancien Niçois Jérôme Alonzo

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Par , France Bleu Azur

Formé à Nice, Jérôme Alonzo a ensuite évolué au PSG pendant sept saisons. Mais ne lui demandez pas de choisir entre les deux clubs. Dimanche, l'ancien gardien suivra le match Nice - PSG dans son costume de consultant. Il voit Nice s'imposer. Et se souvient de son premier Nice - PSG au stade du Ray.

Formé à Nice, passé par le PSG, l'ancien gardien Jérôme Alonzo est aujourd'hui consultant pour Radiofrance et la chaîne L'Equipe.
Formé à Nice, passé par le PSG, l'ancien gardien Jérôme Alonzo est aujourd'hui consultant pour Radiofrance et la chaîne L'Equipe. - Maxppp

Né à Menton, formé à Nice, Jérôme Alonzo n'a pas hésité à la fin de sa carrière. Retour sur la Côte d'Azur pour profiter de ce cadre de vie qu'il adore, entre parties de cartes et de golf avec ses amis. En gardant un regard acéré sur ce monde du foot qu'il a côtoyé pendant ses 19 années de carrière en professionnel, lui qui est aujourd'hui consultant pour Radio France et la chaîne L'Équipe. Dimanche il va donc suivre avec beaucoup d'intérêt cette opposition entre son club formateur et celui où il a passé le plus de temps (sept saisons au PSG entre 2001 et 2008). Entre les deux, son cœur balance. Mais pour le match de dimanche, il voit le Gym l'emporter. 

France Bleu Azur : De quel côté penche votre cœur dimanche ?

Jérôme Alonzo : Avec l’âge on se détache de ces questions. Quand on est jeune on est plus impulsif. Ces deux clubs ont été tellement importants pour moi. Nice c’est là où j’ai débuté, mes premiers matchs en professionnels. Les années au centre de formation ce sont des souvenirs exceptionnels. Et paris c’est sept ans de ma vie. Sept années à jouer au Parc des princes, à vivre cette pression au quotidien. Je n’ai pas envie de choisir parce que ces deux aventures là sont indissociables. 

On est très sévère avec Patrick Vieira

Vous êtes donc totalement objectif pour évoquer ce match de dimanche. Dans ce contexte si particulier, qui est favori ?

Je pense que si Nice a une chance d’accrocher le PSG, c’est bien dimanche. J’ai regardé le match des Parisiens face à Metz. J’ai vu deux choses importantes. Déjà un projet de jeu à l’arrêt lorsque les stars ne sont pas là, puisqu’il ne repose quasiment que sur les trois stars de devant, M’Bappé, Neymar et Di Maria. Et on se rend compte que ce PSG là a du mal contre n’importe quelle équipe quand ces trois-là ne sont pas là. Et puis j’ai vu des joueurs complètement rincés. Physiquement et psychologiquement. On voit des joueurs épuisés, le regard vide, fous de joie d’avoir battu Metz 1-0. C’est assez incroyable pour une équipe qui affrontait il y a trois semaines le Bayern en finale de Ligue des Champions. Ce PSG est fatigué et si Nice est au complet, je pense sérieusement que le Gym a une chance dimanche.

Mais le PSG s’est quand même enlevé une grosse pression en s’imposant dans les dernières secondes, à 9 contre 11, contre Metz (1-0)…

C’est certain que les parisiens se sont enlevé une grosse épine du pied. Mais là ils ont deux déplacements à gérer (Nice puis Reims) et la Champions League arrive vite. Beaucoup de joueurs sont en méforme. Donc psychologiquement ça fait du bien de battre Metz mais il faut prendre en compte tout ce que subit le PSG depuis trois semaines : les vacances improvisées, les joueurs qui reviennent malade, les blessés… et ce match irréel face à l’OM. Tout ça, même avec la victoire contre Metz, ça pèse lourd sur un groupe.

"Le Top 5 me paraît un objectif raisonnable."

Du côté de l’OGC Nice, on avait l’impression que l’équipe montait en puissance et la défaite à Montpellier ressemble à un grand pas en arrière. Est-on trop impatient avec ce groupe jeune ?

Je trouve surtout qu’on est très sévère avec Patrick Vieira sur ce match-là. Montpellier est un concurrent direct du Gym pour les places d’honneur. Peut-être même pour un podium. Donc perdre à Montpellier qui était au complet avec ses trois joueurs offensifs en forme, Savanier, Laborde et Delort. Alors oui Montpellier a tout fait mieux que Nice la semaine dernière. Mais il ne faut pas remettre en cause tout ce qu’a fait Patrick Vieira depuis qu’il est au Gym. Il faut faire confiance à ce groupe jeune, encadré par des joueurs d’expérience. Je pense que  ce match contre Paris est un moment charnière parce qu’il peut donner beaucoup de confiance à ce jeune groupe.

Ce groupe justement, que peut-il viser cette saison dans cette Ligue 1 un peu illisible pour l’instant ?

Dans ce championnat qui sera plus que jamais un marathon et une partie d’échecs chaque week-end, je pense que Nice peut viser le Top 5. Pour le podium, ça dépendra des autres. A quoi ressemblera le mercato de Lyon ? Marseille arrivera-t-il à digérer le retour de la Ligue des Champions ? Montpellier sera-t-il enfin régulier ? C’est vrai que c’est un peu illisible. Mais ce qui sûr c’est que Nice a un bel effectif, un coach qui bosse bien, un staff ultra compétent et dans un club bien structuré. Donc si on additionne tout ça, le Top 5 me paraît un objectif raisonnable.

"Au début je trouvais Benitez un peu pataud. Mon ami Lionel Letizi a fait un travail fantastique avec lui."

Le Gym peut compter encore cette saison sur son gardien argentin Walter Benitez. Quel regard portez-vous sur sa progression depuis son arrivée au club en 2016 ?

Déjà je dirai que c’est la meilleure recrue de l’été pour le Gym. C’est une excellente nouvelle d’avoir réussi à le faire prolonger après ce feuilleton assez long la saison dernière. Benitez c’est un gardien qui fait gagner des points, et ce n’est pas donner à tout le monde d’avoir un gardien comme lui, qui s’est parfaitement fondu dans le groupe et dans la culture française. Au début je le trouvais un peu pataud, pas très agile et je sais que mon ami Lionel Letizi a fait un travail fantastique avec lui. Depuis, Nicolas Dehon a pris la suite et aujourd’hui c’est un vrai patron du vestiaire, un leader par l’exemple et il est évidemment un des meilleurs gardiens de Ligue 1 aujourd’hui.

Sur quels domaines peut-il encore progresser ?

Aujourd’hui il est très complet, physiquement il s’est vraiment affûté. Mentalement il n’a pas peur de grand-chose. Il est bon dans les airs et sur sa ligne. Je sais qu’il aimerait être encore plus performant au pied mais cette dictature du jeu au pied et de la relance propre, si j’étais entraîneur je voudrais un gardien qui fait des arrêts avant tout. Benitez comme il est aujourd’hui, il est très bien. L’expérience fera qu’il deviendra encore meilleur et plus serein mais aujourd’hui il n’y a pas grand-chose à redire.

"Mon 1er Nice - PSG ? [...] Un souvenir mitigé !"

Question piège : vous souvenez-vous de votre premier Nice – PSG ?

Je sens que ça s’est terminé par un carton rouge (rires) ! C’était la saison 2003 – 2004, on est au mois d’avril je crois (le 10/04/2004). On est mené 1-0 et Poussin Meslin se présente face à moi et je sors complètement à contretemps. Je n’ai plus de solution et je suis obligé de faucher Meslin en dehors de la surface et je prends un rouge tout à fait logique.

Vous vous sacrifiez ?

Non c’est un mot un peu facile. Si on est très honnête, sur le coup, je ne pense pas du tout au fait de me sacrifier pour l’équipe. Je veux juste rattraper ma connerie énorme d’avoir fait une mauvaise sortie. C’est l’instinct de survie de faire faute plutôt qu’il y ait 2-0. Mais en effet au final on gagne 2-1 à l’arrache et cette victoire nous assure quasiment la 2e place (Paris termine en effet 2e derrière Lyon et devant Monaco, NDLR). Mais c’est un souvenir mitigé parce que mes parents et mes amis étaient au stade et j’ai eu l’air con ! Et en plus je rate le match d’après face à l’OM ! Avec le recul j’en rigole aujourd’hui. Gernot Rohr et les Niçois moins parce que je sais que pendant longtemps, le peuple niçois m’en a voulu mais bon c’est de bonne guerre et malheureusement c’est le sport.

Un pronostic pour dimanche ?

Je garde ma pièce sur Nice. Je mise sur la fatigue parisienne plus que sur la qualité des deux effectifs. Et je vois bien Nice gagner 2-1. 

"On est très sévère avec Patrick Vieira" l'interview dans son intégralité de Jérôme Alonzo.

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