Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

OM - Bouna Sarr : "Les Bleus ? Je me laisse le droit de rêver"

vendredi 29 mars 2019 à 12:23 Par Tony Selliez, France Bleu Provence et France Bleu Vaucluse

À force de frapper à la porte, va-t-elle enfin s'ouvrir pour lui ? Le défenseur de l'OM promet qu'il n'en fait pas une obsession. Mais un rêve. Même s'il garde lui aussi la porte ouverte à d'autres sélections.

Le défenseur de l'OM Bouna Sarr (ici lors du match à Reims)
Le défenseur de l'OM Bouna Sarr (ici lors du match à Reims) © Maxppp -

Marseille, France

En octobre dernier, juste avant les matchs de la France contre l'Islande et l'Allemagne, Bouna Sarr reçoit sa première pré-sélection avec les Bleus. Depuis, le marseillais reste dans les starting-blocks, mais apprend surtout la patience, et l'humilité. Décrocher sa première sélection n'est jamais évident. Alors, imaginez, quand il s'agit d'intégrer un groupe qui vient d'être sacré champion du monde. Alors, rejoindra-t-il un jour ses coéquipiers Steve Mandanda et Florian Thauvin, voire Dimitri Payet ? Pour l'instant, le défenseur de l'OM se concentre sur ses performances en club en espérant franchir le cap.

Parents guinéens, mais aussi un héritage sénégalais du côté de son père

D'ailleurs, cette 1ere pré-sélection était-t-elle un coup d'épée dans l'eau ? Visiblement non. En tout cas d'autres pré-sélections sont déjà arrivées jusqu'à lui, comme il le reconnaît. Il est régulièrement sollicité visiblement. A chaque fois? "pratiquement oui !" Pour le dernier match rassemblement aussi ? "Peut-être bien oui", concède-t-il dans un sourire malicieux, "peut-être, peut-être pas. Non, mais, maintenant j'évite de le dire. Je préfère que les gens se focalisent sur l'OM. Parce que je suis loin, moi, de ne penser qu'à ma propre situation".

En attendant, lui l'ancien attaquant savoure. Sa reconversion en défense était un pari, il a su se remettre en question, et ces pré-sélections sont déjà une belle récompense. "ça montre que je reviens de loin, dit-il, et qu'aujourd'hui mine de rien ça pas arriver, ce n'est pas impossible. Je me laisse le droit de rêver. Et je me dis que pourquoi pas un jour, moi aussi j'aurai la chance de revêtir ce maillot bleu".

Alors, a-t-il pour autant tourné le dos définitivement aux 2 autres sélections qui le sollitent ? Le Sénégal et la Guinée ?

"Non, aujourd'hui je ne peux pas dire ça. Je suis franco-guinéen-sénégalais. Donc je peux opter pour les 3. Après, ça a toujours été embarrassant pour moi de répondre à ce genre de question parce que je n'ai jamais voulu décevoir certaines personnes. Surtout mes 2 équipes africaines, parce que ce sont elles qui m'ont convoité en premier. Après, il y a eu l'Equipe de France. C'est une grande nation, d'autant plus qu'elle est championne du monde. Et c'est une nation qui fait rêver, je ne vais pas m'en cacher" Bouna Sarr

Promis en revanche, il n'en fait pas non plus une obsession. Il n'y pense "pas tous les jours, non. Mais ça reste dans un coin de ma tête, ça m'arrive d'y penser. Mais aujourd'hui je ne me dis qu'une chose : pour avoir cette opportunité, il me faut être performant sur le terrain avec mon club, qui m'a tout donné et m'a permis d'en rêver, de m'en approcher. Je vais continuer à bosser"

De même, cette exposition nouvelle ne lui aurait pas ajouté un poids supplémentaire. "je ne dirai pas pas lourd ; ça reste une motivation, une pression aussi, mais ce n'est pas une pression négative. C'est une pression comme il y en a souvent dans le football, quand on a envie d'être bon. Quand on sait qu'au bout on peut aller chercher quelque chose. Mais j'en fais pas une fixation. Aujourd'hui, il y a énormément de candidats, il y a des gens en place. C'est une équipe championne du monde. Pour y goûter, il faut bosser, il faut être très bon, pas seulement bon ;il faut être très bon, et dans la durée. C'est pour ça que je bosse au quotidien". 

Difficile, humainement, de ne pas croire qu'il ne joue pas au jeu des comparaisons avec les titulaires en Equipe de France. Bouna Sarr, en tout cas, essaie de se concentrer d'abord sur ses propres qualités, mais aussi ses défauts. "Je regarde un peu ce qu'ils ont, avoue-t-il. Mais je regarde surtout ce que j'ai moi, et ce que je dois améliorer moi-même. Qu'est-ce que j'ai qu'ils n'ont pas ? (rires) Ah ça c'est difficile d'y répondre ! Qu'ont-ils aussi que je n'ai pas aussi. Je ne vais pas répondre à cette question, parce que ça peut paraître prétentieux, et je ne veux pas passer pour un prétentieux. J'ai mes qualités, ils ont les leurs. J'ai déjà été pré-sélectionné, c'est une bonne chose ; ça montre que le coach de l'Equipe de France a eu un oeil sur moi. Après, ce n'est pas une fin en soi. A moi de bosser. En tout cas, je ne me prends pas la tête avec ça"

Les bleus ne rejouent désormais qu'au mois de juin. A Nantes, la France affrontera la Bolivie en match amical. Avec Bouna Sarr ? Pour l'instant, le marseillais n'a qu'une seule obsession : faire le maximum pour permettre à l'OM de remonter à la 3e place du championnat. Pour l'instant, l'OM a 6 points de retard sur Lyon.