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Pedro Mendes (Montpellier Hérault) : la sagesse plutôt que l'allégresse

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Par , France Bleu Hérault

Alors que Montpellier est cinquième de Ligue 1 et qu'il a décroché cinq victoires sur les six derniers matchs, le défenseur portugais Pedro Mendes appelle à un peu de retenue, dans les commentaires. Pour lui, il est bien trop tôt pour parler d'Europe. Une conviction dictée par son expérience.

Pedro Mendes a inscrit son deuxième but de la saison, contre Lens
Pedro Mendes a inscrit son deuxième but de la saison, contre Lens © AFP - François Lo Presti

Détendu, souriant mais d'un calme olympien, Pedro Mendes est apparu en conférence de presse comme "le sage" de la formation héraultaise, avant la réception de Metz, ce mercredi (19h), à la Mosson, pour le compte de la quinzième journée de Ligue 1. Pour lui, pas question "de s'enflammer", après les bons résultats obtenus dernièrement. 

Le défenseur de 30 ans a retenu les leçons du passé, lui qui affirme que "souvent on fait trois matchs positifs d'affilée, on prend une gifle et on fait marche arrière". Tout le monde doit donc avoir "les pieds bien sur terre", même si bien évidemment "ça joue bien, ça gagne", ajoute l'ancien rennais. 

L'Europe : pas le moment d'en parler ! 

Alors que plusieurs joueurs n'hésitent pas à parler d'Europe comme un objectif clair du MHSC, Pedro Mendes rappelle : "la saison dernière, au même moment, Angers était quatrième. A la fin, il n'était pas européen. Ce n'est donc pas à la quatorzième journée qu'on va parler d'Europe. On a l'effectif pour, on est mieux armé, mais il faut rester humble (...) il faut profiter (...) et faire les comptes à la fin". 

Il ajoute d'ailleurs que le temps lui a donné raison : "cela fait quatre saisons que je suis là, je dis à chaque conférence de presse que j'ai envie de jouer l'Europe quand on me pose la question, mais on y est jamais arrivé". Pedro Mendes a donc revu son discours, ce qui ne l'empêche d'espérer un futur ambitieux : "que ça nous serve d'exemple" (...) On a aussi passé un mois de novembre très triste, et on ne veut pas le répéter".

Pedro Mendes, nouveau rôle et nouveau mental 

Les bon résultats de Montpellier correspondent à un changement de système, depuis le déplacement à Saint-Etienne. Pedro Mendes évolue désormais aux côtés de Daniel Congré en charnière centrale, dans une défense à quatre. Pour autant, l'ancien défenseur du Real Madrid ne veut pas tirer la couverture à soi, convaincu en plus que rien n'est acquis : "aujourd'hui, c'est moi qui joue. Demain, ça peut être Vito, ça peut-être Nico, ça tourne. Cette phase de victoires est tombée sur moi, et dans le foot, l'équipe gagnante reste. Mais le foot va très vite, il n'y a pas de titulaire indiscutable. Une blessure, un carton rouge, des mauvais résultats, et le coach change. C'est à nous d'être régulier". 

La quête de régularité, c'est ce que recherche justement le portugais, qui a d'ailleurs "travailler mentalement" pour prendre moins de cartons, ce qui l'empêchait jusque-là d'atteindre son objectif : "Il faut choisir : si je veux être régulier, il faut que j'arrête avec les cartons bêtes, par des mots ou par l'agressivité. Je suis plus calme, je me maîtrise". 

Des efforts qui paient : seulement deux cartons jaunes en douze matchs, loin des huit en seulement vingt-huit journées lors de l'exercice précédent, en plus d'un rouge contre Paris : "Je retrouve de la régularité, et c'est le plus important chez un footballeur".

Plus de buts encaissés, plus de buts marqués

De la régularité, mais aussi plus de buts marqués : deux en douze matchs disputés, contre un seul la saison dernière : "C'est vrai que Daniel a fait un doublé. Moi, j'en ai mis deux avec le genou. Je pense que je suis le meilleur buteur du championnat avec le genou (rires). Et après, l'important, c'est la victoire. Qu'on soit heureux à la fin du match et qu'on donne un bon spectacle". 

Quitte à prendre des buts ? Oui, répond le portugais, dont l'équipe en encaisse en moyenne 1,5 par rencontre : "Ce sont les points qui nous font avancer, ce ne sont pas les buts encaissés ou pas. Donc si on gagne tous les matchs 3-2 ou 5-4, je signe", avant d'ajouter que "c'est normal d'être plus exposé en jouant à quatre plutôt qu'à cinq". 

Et puis, le jeu est selon lui "fluide, il y a beaucoup de centres" et quand il revoit les matchs du MHSC depuis le mois d'août, il se dit comme nous : "que c'est joli à voir". 

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