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PORTRAIT - FC Nantes : Denis Petric, le discret mais indispensable "grand frère" du vestiaire

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Par , France Bleu Loire Océan

Rarement présent sur les pelouses de Ligue 1, Denis Petric n'en demeure pas moins un joueur clé du FC Nantes. Un an après son arrivée, le gardien de 32 ans est devenu un conseiller précieux auprès des jeunes. Tout en réaffirmant son souhait de joueur encore plusieurs saisons avec les Canaris.

Sous contrat avec le FC Nantes jusqu'en juin 2022, le gardien Denis Petric n'a disputé qu'une rencontre avec les Canaris en Ligue 1, contre le Paris SG le 4 février dernier (2-1)
Sous contrat avec le FC Nantes jusqu'en juin 2022, le gardien Denis Petric n'a disputé qu'une rencontre avec les Canaris en Ligue 1, contre le Paris SG le 4 février dernier (2-1) © Radio France - Florian Cazzola

Bouillant au moment de sortir une parade réflexe à bout portant à l'entrainement, ce jeudi matin, puis étonnamment timide au moment de se dévoiler. Denis Petric est comme ça. Un paradoxe qu'il a construit comme un équilibre fragile qu'il sait préserver pour être toujours là et prêt à répondre présent à 32 ans. En signant au FC Nantes, le dernier jour du mercato estival de 2019, le Slovène savait où il mettait les pieds. "Les choses étaient très claires", affirme-t-il. Et s'il n'a enfilé sa tunique de titulaire qu'une unique fois en championnat avec les Canaris, l'ancien de l'AJ Auxerre n'en demeure pas moins un joueur important. Capital même dans le vestiaire. Ce genre de grand frère qui vous aide à grandir et à passer les paliers de la vie sans embûche. 

Joueur et conseiller, la double casquette de Denis Petric

La parole de Denis Petric se mérite. Et il n'est pas du genre à s'épancher sur sa vie personnelle avec la spontanéité qu'ont d'autres. "Je ne suis pas quelqu'un de très bling-bling, concède t-il avec son regard perçant, le menton rentré dans le haut de survêtement à la fermeture éclair remontée jusqu'au dernier cran. J'essaie d'être efficace et de faire mon métier le plus proprement possible." A peine plus d'un an après son arrivée, le remplaçant d'Alban Lafont fait l'unanimité dans ce vestiaire où les visages juvéniles sont nombreux. "J'essaie d'apporter des petits conseils à certains, confie le portier découvert à l'AJ Auxerre. J'ai un peu ce rôle de grand frère, je dirais."

Je ne suis pas du tout calme. Je gueule beaucoup. J'essaie de parler aux joueurs pour les encourager même quand ça va mal. Je suis totalement concentré et investi dans ce rôle.

Bien plus habitué aux bancs qu'au rôle de dernier rempart, ces dernières saisons, Denis Petric n'est pas pour autant spectateur des matchs des Canaris. "Je ne suis pas du tout calme, avoue-t-il sans mal. Je gueule beaucoup. J'essaie de parler aux joueurs pour les encourager même quand ça va mal. Je suis totalement concentré et investi dans ce rôle." Ce rôle de conseiller qu'il se verrait pourquoi pas endosser à la fin de sa carrière pour épauler les joueurs dans la gestion de leur patrimoine. Cette responsabilité qui frôle la mission pour répéter à ses cadets jusqu'à ce qu'ils l'intègrent "qu'il faut s'accrocher et rien lâcher." Ces messages, il n'est pas le seul à les faire passer. Nicolas Pallois, Charles Troaré et les plus anciens Nantais s'en chargent aussi. Avec cette ambition simple : "que tout se passe bien", mais pas si facile dans le monde ultra-médiatisé du football.

Face au Paris Saint-Germain, le gardien du FC Nantes Denis Petric, auteur de plusieurs parades, avait livré un grand match.
Face au Paris Saint-Germain, le gardien du FC Nantes Denis Petric, auteur de plusieurs parades, avait livré un grand match. © AFP - Loïc Venance

"A l'entrainement, quand je perds, ça me fait chier"

Après une légère hésitation, Denis Petric acquiesce quand on lui demande si son rôle est comparable à celui d'Adil Rami avec les Bleus, lors de la Coupe du Monde. A la différence que le Nantais n'est pas du genre à faire le DJ dans le vestiaire. "Je laisse les jeunes faire", sourit le jeune papa de deux filles qui a un goût pour les "musiques de l'ex-Yougoslavie". Peut-être pour s'épargner aussi quelques chambrages. "Je suis d'origine serbe et en Serbie, il y a de très très bons chanteurs", affirme t-il avant de citer quelques noms présents dans sa playlist comme Željko Joksimović et Marija Šerifović.

Même à l'entraînement, quand je perds, ça me fait chier. Je suis compétiteur, comme tous les joueurs, j'adore la gagne.

Mais, sans surprise, ce qu'affectionne par dessus tout le natif de Ljubljana, c'est jouer. Comme quand il a supplée Alban Lafont, le 4 février dernier contre le Paris Saint-Germain, un club qu'il retrouve ce samedi soir. "C'est pour vivre des moments comme ça qu'on s'entraîne, rembobine le numéro 30 nantais. Ce match contre le PSG, c'est un moment inoubliable." Qu'il met presque au même niveau que son premier match en professionnel avec Istres sous les ordres de Joseph Pasqualetti. "Je me rappelle qu'au bout de quatre minutes, j'arrête un face-à-face et à partir de là, c'était parti", se rappelle l'ancien Troyen, non sans une certaine émotion. 

A 32 ans, Denis Petric a toujours la gnaque. Et son envie de faire lever les foules est intacte. "Je me vois bien jouer au moins jusqu'à 35 ans", se projette-t-il, voire plus. Il ne se fixe pas encore de barrière. En attendant, il se régale dès qu'il touche un ballon. "Même à l'entraînement, quand je perds, ça me fait chier. Je suis compétiteur, comme tous les joueurs, j'adore la gagne." Et le jour où le corps dira stop, alors il pensera à la suite. A ses passions comme la pêche, loisir qu'il partage avec son frère. "Mais je ne suis pas du niveau de Nicolas Pallois, lui, c'est vraiment au-dessus", rigole-t-il. A accumuler les kilomètres en sous-bois sur son vélo, à skier ou encore à taper la balle entre copains. En attendant, il savoure sa vie nantaise, qu'il espère voir se poursuivre "le plus longtemps possible".

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