Football

Pourquoi y-a-t-il de moins en moins de spectateurs à Geoffroy-Guichard ?

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 28 janvier 2016 à 17:25

Le Chaudron n'avait accueilli "que" 36 500 supporters pour le derby
Le Chaudron n'avait accueilli "que" 36 500 supporters pour le derby © Radio France

La tendance est générale dans le football français et elle n'échappe pas au Chaudron : le nombre de spectateurs est en chute libre dans l'enceinte des Verts. La faute à la médiocre qualité du jeu ? Pas seulement.

Ce sera le choc de la 23e journée de Ligue 1 : la visite du Paris Saint-Germain au stade Geoffroy-Guichard, dimanche à 21h. Une rencontre qui n'inspire pas beaucoup d'espoirs puisque les Verts restent sur 8 défaites de suite face au triple champion de France en titre.  Deux équipes qui s’apprêtent à retrouver la Coupe d'Europe dans 2 semaines. Un match de gala, qui sort de l'ordinaire... Et pourtant,  le Chaudron ne fera pas le plein, c'est déjà une certitude. Environ 30 000 billets ont trouvé preneurs et on atteindra au mieux la barre des 35 000 spectateurs. Une tendance qui se généralise depuis le début de la saison. En moyenne, il y a 3000 spectateurs de moins que la saison passée dans le Chaudron (29 515 contre 32 256), malgré un nombre record d'abonnés. Le taux de remplissage est en chute libre : depuis 4 saisons il tournait autour de 80%. Il est cette saison à 70%.

Les explications possibles

  •  Les attentats ont éloignés les spectateurs des stades aux mois de novembre et décembre
  • La qualité du spectacle ne séduit pas. L'ASSE ne joue pas bien depuis le début de la saison, dans un championnat dont on connait déjà l'issue
  • Déjà 5 matches le dimanche à 21h. Pour les supporters stéphanois qui ont l'habitude de venir de loin pour les rencontres dans le Chaudron, cet horaire-là est presque rédhibitoire.
  • Le calendrier de la Ligue 1 n'est plus symétrique cette saison. C'est un souci. Exemple avec le derby retour à Geoffroy-Guichard qui a eu lieu 2 mois après le match aller à Gerland. Cela ne laisse pas le temps de créer un désir, un besoin presque de se décarcasser pour assister aux matches.
  • Les Stéphanois jouent entre 50 et 60 matches par an et cela dilue forcément la nécessité urgente de se ruer à Geoffroy-Guichard un week-end sur 2.