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Football

Soupçons de matchs arrangés en Ligue 2 : le vin des Costières de Nîmes, protagoniste du procès

jeudi 7 juin 2018 à 11:28 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin

Le tribunal correctionnel de Paris se penche jusqu'à vendredi sur les matchs supposés arrangés par Nîmes en 2014. Pour la rencontre Caen-Nîmes, la présence soupçonnée de cartons de bouteilles de vin du gard devant les vestiaires caennais a refait surface entre deux dépositions à la barre.

Le vignoble gardois a été l'un des protagonistes involontaires du procès autour du match Caen-Nîmes
Le vignoble gardois a été l'un des protagonistes involontaires du procès autour du match Caen-Nîmes © AFP - Nicolas José

Caen, France

_"_Vous croyez que j'ai fait un calcul avec Conrad (l'ex président de Nîmes) pour trois bouteilles de Costières ? On se fout de moi. Acharnez-vous mais c'est au-dessus de moi." L'ancien président du SM Caen a explosé de colère à la barre ce mercredi 6 juin 2018 au souvenir de ce cadeau supposé des Nîmois dans les vestiaires de son club, le soir du match entre le SM Caen et Nîmes.

Le tribunal correctionnel de Paris cherche à déterminer au fil des débats et des retranscriptions d'auditions si ces bouteilles ont été la preuve d'un arrangement ou seulement d'un cadeau qui s'est avéré empoisonné et peu coûteux.

Un "cadeau" de 254,30 euros de vin

C'est l'arbitre du match qui évoque dans son rapport des cartons de vins. Ces bouteilles, les joueurs caennais n'en ont pas vu la couleur. Seul Alexandre Reineau dans sa déposition dit avoir vu 3 ou 4 cartons de six bouteilles de ce fameux Costières de Nîmes.

Le tribunal estime le prix de ces 24 bouteilles à... 240 euros auquel s'ajoute un magnum à 14 euros et 30 centimes. Le montant ferait sourire s'il ne faisait pas courir le risque d'être interprété comme un pot-de-vin.

C'est un vin que même dans mes brasseries je n'utiliserais pas - Serge Kasparian, ancien actionnaire nîmois

A la barre, l'ancien actionnaire majoritaire de Nîmes n'a pas servi la cause du vin gardois. "C'est un vin que même dans mes brasseries je n'utiliserais pas" lance dédaigneux Serge Kasparian à un auditoire hilare. "Ce n'était pas le sponsor du club ?" rappelle le président du tribunal. _Je n'ai aucun vin des Corbières, aucun vin du Gard. Je suis d'Aix._" Et de conclure vers ses co-accusés qu'il ne porte pas tous dans son cœur : "300 balles de vin... Quand je dis que c'étaient des clochards."

Le président du tribunal, Benjamin Blanchet, demande quelles étaient les raisons de ce cadeau aux prévenus. Le co-actionnaire nîmois Jean-Marc Conrad parle d'un geste amical pour apaiser les relations avec le club normand mises à mal et tendues après l'obligation de jouer un match qu'il estimait devoir gagner sur tapis vert.

J'ai un défaut : je ne bois pas - Jean-François Fortin, ex-président de Malherbe

"Une tradition" ou encore "un cadeau gastronomique fréquent entre les clubs" même si dans sa déposition un dirigeant nîmois a précisé que ce n'était pas dans la culture de son club. "Je vous jure que je n'ai pas vu la couleur d'une bouteille de 3 ou 4 euros, plaide Jean-François Fortin. Et excusez-moi mais j'ai un défaut : je ne bois pas."