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Football

Rachat de l'ASSE : à la recherche du Frank McCourt stéphanois

lundi 30 avril 2018 à 22:33 Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire

Si la course à l'Europe occupe tous les esprits des amoureux des Verts en ce moment, le dossier de la vente du club attend aussi son épilogue dans les prochains mois. L'ASSE vendue, oui, mais à qui ? Avec l'économiste Pierre Rondeau, nous sommes partis à la recherche d'un investisseur pour le club.

Roland Romeyer et Bernard Caïazzo s'y attèlent.
Roland Romeyer et Bernard Caïazzo s'y attèlent. © Maxppp - maxppp

Saint-Étienne, France

C'est une toile de fond, une autre course qui se dispute derrière celle pour l'Europe, assurément le plus gros dossier de la fin de saison : la vente de l'AS Saint-Étienne. Vendredi, dans un article paru dans le journal l'Équipe, Roland Romeyer a confirmé officieusement qu'il était optimiste pour une vente "le plus rapidement possible". Avec Pierre Rondeau, économiste à la Sport Management School située à la Défense à Paris, nous avons tenté de trouver le profil qui se rapproche le plus d'un investisseur intéressé par l'ASSE.

Il place le contexte : "il y a quatre types d'investisseurs, celui qui vient dans un but lucratif, pour chercher de l'argent, soit à court terme, soit à long terme, il y a, comme le Qatar à Paris, ceux qui viennent dans un but de diplomatie, soft power, médiatisation. Il y a les investisseurs comme les Chinois qui viennent pour s'accaparer les compétences sportives du football européen, et la dernière catégorie, les "Sugar daddies", qui sont des gens riches, des milliardaires souvent, qui viennent pour s'amuser comme Roman Abramovitch à Chelsea".

Un Américain pour l'ambiance et la ferveur

Parmi tout cela, Pierre Rondeau voit plutôt la première catégorie s'installer à l'Étrat, un fond d'investissement qui chercherait à gagner de l'argent en misant sur le long terme, et pas sur la revente immédiate de joueurs "comme à Monaco ou à Porto". L'objectif serait alors d'anticiper sur le fait que le foot français globalement va gagner de l'argent dans les années à venir : "dès 2021, il y a la valorisation des droits télés, l'aura médiatique impulsée par le Paris Saint-Germain, Marseille ou Monaco sur la scène internationale, cela permettrait à l'investisseur d'avoir un retour sur investissement". 

C'est en analysant encore plus précisément le cas de l'ASSE que l'économiste se dit que la présence des supporters, le côté populaire du club et l'ambiance du Chaudron placent en bonne position les investisseurs américains : "l'Américain pourrait se dire qu'il y a de l'ambiance, de l'engouement, de la ferveur, que c'est médiatiquement intéressant, et en plus, qu'il peut s'accaparer de la popularité". On est donc clairement à la recherche du Franck Mc Court stéphanois, le propriétaire de l'OM a le profil décrit par notre économiste. Le journal l'Équipe donnait la piste de Jérôme de Bontin, un Franco Américain, mais l'ASSE a démenti l’information.

  • Pierre Rondeau est économiste à la Sport management School, son livre Le foot va-t-il exploser ? écrit avec Richard Bouigue est publié aux éditions de l'Aube et Jean Jaurès ce jeudi