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"Des garçons comme Olivier Giroud, on n'en rencontre pas 50 dans sa carrière" (René Girard)

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Par , France Bleu Hérault

Entraîneur d'un Paris FC, leader de Ligue 2 après six journées, René Girard était l'invité de 100% Paillade le lundi 12 octobre. L'ancien coach du MHSC est venu évoquer son bon début de saison, sa nouvelle vie parisienne, mais également son ancien protégé, Olivier Giroud.

René Girard est l'entraîneur du Paris FC depuis janvier 2020
René Girard est l'entraîneur du Paris FC depuis janvier 2020 © Maxppp - Dominique Touchart

Le Paris FC qui retrouve des couleurs sous ses ordres, son ambition avec le club parisien, le derby Nîmes-Montpellier, la centième d'Olivier Giroud avec les Bleus : René Girard, invité de 100% Paillade en direct, sur France Bleu Hérault, avec Bertrand Queneutte et Geoffrey Dernis. 

Est-ce un objectif affiché de monter en Ligue 1 ? 

La route est longue, hein. Il y a encore un bout de chemin à faire. On prend ce qui vient, on a fait un bon début de saison, il y a beaucoup de bonnes équipes dans ce championnat. Il faudra être régulier, ne rien lâcher. On va attendre le mois de janvier, voir où l'on se trouve et si on peut disputer la dernière ligne droite. 

Votre position peut surprendre, quand on sait que vous venez de sauver le club de la relégation, mais le Paris FC est bel et bien une formation ambitieuse, n'est-ce pas ?

Quand je suis monté à Paris, j'y suis allé avec la certitude de bâtir une équipe pour tenir la route et être présent. C'est respecté. Je me suis engagé aussi, un peu comme à Montpellier, à faire jouer cinq ou six jeunes sortis de la formation du Paris FC. Aujourd'hui, ça se passe bien, avec un mélange d'anciens. La mayonnaise n'a pas trop mal pris. Maintenant, c'est un club neuf, qui a besoin de se stabiliser, il y a encore du boulot mais c'est un club qui grandit, qui a un centre d'entraînement qui tient la route.

Et il y a un président qui a envie de parler football et de faire quelque chose de bien. Récemment, on m'a demandé ce que j'aimerais ici et j'ai répondu que je n'attendais qu'une chose, c'est le derby (rires). C'est peut-être un peu prétentieux de ma part, mais c'est comme ça, C'est dit. 

Quand vous dîtes derby, on est d'accord que ce n'est pas contre le Red Star ou Maison Alfort, n'est ce pas (sourire) ? 

(Rires) Ah non, non ! On vise haut, hein. Si c'était le Red Star ou autres, on dirait qu'on est pas une grosse équipe. Nan, nan. Nous on y va franco ! 

Plus d'intensité, plus de rigueur, un nouveau projet de jeu... c'est ce que certains joueurs du Paris FC disent de votre arrivée. Vous confirmez ? 

Je ne sais pas. Avant moi, il y avait Mécha, il avait sa façon de voir le football. Moi, je suis arrivé en père fouettard. On était sur la tangente, on s'est sauvé, le Covid-19 est venu à notre rescousse, même si on était dans une bonne période. Il fallait, je crois, amener de la rigueur, du sérieux, de l'application. Ce genre de championnat demande beaucoup de rigueur et de continuité. Je n'ai rien inventé. Le football, ça se respecte. Les gars ont été mis au courant de ce qui les attendait. Aujourd'hui, il y a de belle équipes, mais à nous de bien nous positionner, si on veut avoir l'espoir d'être dans le bon wagon. La chance que j'ai, c'est que c'est un club neuf, où je peux incruster un peu ce professionnalisme et cette rigueur. C'est agréable de travailler comme ça. 

La vie à Paris, c'est comment ? 

Dans mon Vauvert natal, quand je veux aller chercher le pain, en une minute je suis rendu. Là, c'est pas du tout ça. Si tu veux être à 9h à l'entraînement, il faut partir à 6h ou 7h, sinon c'est choux blanc. Je comprends mieux, maintenant, pourquoi quand ils descendent dans le sud en vacances ils sont stressés, pourquoi ils sont un peu pâles. Moi, je ne devrais peut-être pas le faire, mais dès que je peux, que j'ai un petit week-end, je redescends et je vais au milieu des taureaux.

Le derby Nîmes - Montpellier, deux clubs que vous avez entraînés, vous l'avez regardé ? 

Comme je dis, un derby, ce n'est pas toujours la mieux classé qui le gagne. C'est un match de Coupe, le beau jeu n'est pas toujours la première chose recherchée. Les Nîmois ont marqué six minutes avant la fin, dans un match fermé, c'est comme ça. Peut-être que Montpellier gagnera le match retour. En tous cas, j'étais très bien à Paris, comme ça je n'ai pas eu sur la conscience de devoir me prononcer sur qui allait gagner, je suis resté loin de tout ça.

Ce sont deux clubs que je porte haut dans mon cœur. Ce qui est dommage, c'est qu'il n'y avait personne dans le stade. Malheureusement, tout est un peu faussé avec le Covid-19. 

Vous avez aussi regardé l'équipe de France ces derniers jours, et vu Olivier Giroud marquer deux buts pour devenir le deuxième meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Qu'avez-vous pensé ? 

Souvent, quand je suis interpellé par les médias, c'est pour parler d'Olivier. J'en suis très heureux, très fier. Je crois que dans la région de Montpellier, on en est tous très fiers, parce que 2012 a été une grande année, avec le titre de champion de France. Et il ne faut pas oublier que dans la conquête du titre, il a été un détonateur et un garçon décisif. Après, vous me connaissez, j'ai tendance à mordre rapidement, à être un peu sanguin, et ce que je n'arrive pas à comprendre, ce sont les critiques. Quand on a un garçon comme ça, deuxième meilleur buteur des Bleus, plus de 100 sélections, un garçon qui est beau, qui a une belle famille, c'est la chose qui me dérange le plus à son égard. Parce que, qu'on le veuille ou non, il va marquer l'histoire. 

Cela vous saoule qu'il ne fasse pas l'unanimité ? 

Oui, je trouve ça dommage. Parce que on parle beaucoup des attaquants étrangers, mais là, pour une fois qu'on a un petit Français, qui est poli, qui est bon, qui est respectueux, qui fait des choses extraordinaires, il faut encore qu'on arrive à lui trouver des puces dans les cheveux. Il mérite un autre regard. Et franchement, il faut qu'il soit costaud, parce parfois il a été contesté, remis en question. Finalement, il a toujours répondu. Et ça, c'est beau. 

Olivier Giroud, on peut dire que c'est aussi grâce à vous. Vous l'aviez vu venir ce parcours ?

Ce serait trop facile de dire "moi, je savais". Qu'il pourrait faire une belle carrière, oui. Mais qu'il arrive à ce niveau là, c'était inespéré, entre guillemets. En plus, il y est allé tendrement. C'est d'abord Grenoble, Istres, Tours... Il aurait pu aller ailleurs qu'à Montpellier. Il a su attendre. Ensuite, on l'a accompagné. Des garçons comme ça, on n'en rencontre pas 50 dans sa carrière. En plus, je suis retourné le voir à Arsenal, c'est toujours le même. Il y en a, vous ne les reconnaissez plus. Lui, c'est un super mec. 

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