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Reprise du football amateur : en Auvergne, entre soulagement et inquiétudes

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après quatre mois d'interruption à cause de la crise sanitaire, les footballeuses de Division 2 et footballeurs de National 2 vont enfin reprendre le cours de leurs championnats. Avec soulagement, mais non sans quelques doutes.

La D2 féminine et la N2 masculine vont reprendre en Auvergne
La D2 féminine et la N2 masculine vont reprendre en Auvergne © Radio France - Léo Corcos

Honneur aux dames. Les joueuses de Division 2 reprendront le 18 avril, sauf si la Coupe de France féminine, dont le sort n'est toujours pas réglé, ne devait finalement pas reprendre ; auquel cas, la D2 reprendra dans le courant du mois de mars. Elles auront le droit de s'entraîner, sur dérogation, après 18h, l'horaire du couvre-feu. Le tout, évidemment, sous un protocole sanitaire strict.

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Au chômage technique depuis octobre, les joueuses de Division 2 rongeaient leur frein, d'autant que cet arrêt ne s'est pas forcément conjugué avec un entretien physique linéaire. Coupables de ne pas avoir assez de joueuses de "haut niveau" sous contrat, certaines équipes, dont celle bourbonnaise d'Yzeure, n'ont pu s'entraîner pendant plusieurs semaines. 

Mauvaise publicité pour le football féminin

Et quand enfin elles ont pu toutes reprendre, elles ont mis le bleu de chauffe, malgré le couvre-feu à 18h. "On s'entraîne six à huit fois par semaine. J'ai la chance d'avoir une majorité de joueuses qui n'ont pas d'obligations à côté, donc on n'a pas eu de contraintes horaires", indique Théodore Genoux, le coach du FF Yzeure.

Je pense que pour le premier match de la reprise, sur le terrain, les joueuses vont être mortes de faim ! - Théodore Genoux, coach du FF Yzeure

Pour l'entraîneur bourbonnais, c'était surtout une erreur d'arrêter la D2. "On ne comprenait pas pourquoi on s'arrêtait, et pas la D1. La D2 féminine doit être reconnue comme sport de haut niveau ! Une joueuse qui s'entraîne six, sept fois par semaine, et qui est internationale - et j'en ai beaucoup dans mon groupe -, c'est une joueuse de haut niveau !" Son adjointe, Ophélie Meilleroux, ancienne joueuse internationale, va même plus loin : "Il y a une vraie question à se poser sur le statut de la D2".

Si on veut faire grandir le football féminin, il faut une D1 et une D2 fortes, deux ligues professionnelles. C'est pour ça qu'il faut structurer la D2, lui donner des moyens - Théodore Genoux, coach du FF Yzeure

En National 2, quelques inquiétudes

Du côté des garçons, le championnat de National 2 (quatrième division) reprendra le 13 mars, avec là aussi une dérogation pour s'entraîner après 18h. En réalité, la compétition a déjà un peu repris pour eux, fin janvier, avec le retour de la Coupe de France. Mais quatre mois d'arrêt ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique. "On est contents de reprendre, mais on sait que ce sera difficile, les joueurs ne sont pas prêts encore, et on risque quelques blessures", craint Roland Vieira, le coach du Puy Foot 43.

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La reprise, du reste, ne s'effectue pas sans contraintes. "Le protocole sanitaire, les déplacements, les matchs à huis clos... il va falloir s'adapter, on n'a pas le choix", dit Arnaud Marcantéi, l'entraîneur du FC Chamalières. Pour lui, il n'aurait même jamais fallu arrêter. "Les trois quarts des clubs de National 2 ont un effectif sous contrat fédéral, qui permet aux joueurs de vivre du football. On aurait dû s'aligner sur la National 1. Il n'aurait jamais fallu arrêter, et peut-être pas repartir maintenant", continue le coach puydômois.

La question économique

Car au volet sportif, il faut ajouter le volet économique. Les clubs de National 2 n'ont pas un budget extensible, il est souvent minime, se chiffrant à quelques centaines de milliers d'euros, au mieux. Quatre mois d'arrêt, et une reprise dans ces conditions (huis clos donc pas de recette de billetterie et de buvette, sans compter le lourd protocole sanitaire à mettre en place), ce seront des contraintes que tous les clubs ne pourront pas assumer. "Des clubs auront des difficultés financières. Je pense que ce serait bien que la FFF donne une subvention exceptionnelle", estime Robert Courtial, le président du FC Chamalières.

Plusieurs clubs auvergnats amateurs, comme Dompierre sur Besbre (Allier) ou le Velay FC (Haute-Loire) avaient d'ailleurs déclaré forfait en Coupe de France, étranglés par les contraintes et le manque de compétition.

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