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Société

RETOUR SUR 2017 - L'ASSE, de Manchester à la crise d'hiver avec Dominique Rocheteau

jeudi 4 janvier 2018 à 4:10 Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire

L'année de l'AS Saint-Étienne aura été celle d'une crise, longue durable, entre le derby et la trêve hivernale. Mais avant cela, Dominique Rocheteau et les membres du club ont vécu des moments inoubliables, à Manchester, le véritable jubilé de l'ère Galtier.

Loic Perrin à Old Trafford.
Loic Perrin à Old Trafford. © Maxppp -

Saint-Étienne, France

2018 commence avec la nécessité de reconstruire les choses. Difficile de le nier, 2017 a été une lente descente aux enfers. Pourtant, en février, en dehors des avis des uns et des autres sur le manque de spectacle dans l'équipe de Christophe Galtier, les supporters des Verts vivaient un moment rare dans l'histoire récente du club : un déplacement européen dans le stade d'un très grand d'Europe, le mythique Théâtre des rêves devenait Chaudron.

Retour sur 2017 avec Dominique Rocheteau, le directeur sportif de l'AS Saint-Étienne

EXTRAIT. Manchester United, la fin de l'ère Galtier.

FBSEL : On imagine que ces moments passés à Manchester restent ancrés dans votre mémoire de manière très positive...

Dominique Rocheteau : Oui, bien sûr, c'était un grand moment, deux grands moments même, il y a eu ce match aller, avec nos supporters qui se sont déplacés en nombre, c’était fabuleux. On entendait que nos supporters à Old Trafford. On avait fait un bon match aussi, on avait perdu 3 à 0, un peu contre le cours du jeu. Et puis, dans cet extrait, il y a aussi la réaction de Christophe (Galtier). Sept ans passés ensemble, des moments fabuleux, une grande période, quatre ans de coupe d'Europe, on a parcouru l'Europe ensemble. 

En se replongeant dans ce déplacement à Manchester, cela vous confirme le potentiel européen du club ?

Oui, on a ce potentiel, notamment au niveau du public. J'étais au tirage quand on était tombé sur Manchester, je n'étais pas trop satisfait quand même puisque j'aurais préféré tomber sur une équipe à notre portée pour les 16e de finale. Mais finalement, ça a été deux grands moments, même s'il y a eu un peu de frustration et de regrets sur le deuxième match où les dés étaient un peu jetés et qu'on n'a pas répondu présent sur le deuxième match. Alors que les supporters nous ont porté sur les deux matchs. 

Cette double confrontation ressemble au véritable jubilé de l'ère Galtier.

Oui, après coup, on peut dire cela puisque après Manchester, cela a été très compliqué, on a commencé à perdre des matchs et on a eu une fin de saison très difficile. Ces deux matchs ont été fabuleux, mais peut-être qu'ils nous ont fait du mal aussi. C'est là que notre chute a commencé. Il y a eu de la fatigue, quatre ans de coupe d'Europe, c'est un tout.

On se rend compte encore que le derby nous a fait beaucoup de mal

EXTRAIT. Le derby, Monaco, la crise à l'ASSE.

On entend ces moments beaucoup plus compliqués de la première partie de cette saison. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Le derby, oui... c'est une catastrophe. On peut parler de catastrophe parce qu'un derby, que l'on perd chez nous comme cela, de cette façon, cela a été catastrophique. Sur le moment, c'est très dur. Et puis, on se rend compte encore que ce match nous a fait beaucoup de mal. Cela a marqué les esprits.

Il y a également ce moment contre Monaco, quand Roland Romeyer s'énerve sur le bord de la pelouse, on a le sentiment que c'est le symbole d'un club qui va très mal...

On est sur le coup d'une série de déceptions et en plus, tous ces matchs, on termine mal, avec souvent des cartons rouges, en l’occurrence celui de Stéphane, quand tout va mal, cela se passe souvent comme ça.

Comment sommes-nous passés de cette fête des supporters à Manchester, à ces matchs-là où même le public du Chaudron a déraillé ?

C'est une crise, il y a beaucoup de nervosité, mais on est toujours debout et on aime le club. On va tout faire pour le faire sortir de cette très mauvaise situation. Sincèrement, je pense que 2017, c'est fini, on va rectifier le tir, il y a eu des erreurs, il faut s'en rendre compte aussi, on savait que l'après Christophe ne serait pas si simple parce qu'on a eu des résultats grâce à cette stabilité sur plusieurs années. Il faut la retrouver en 2018.