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Football

Samir Aït-Saïd, du cauchemar de Rio au rêve de Tokyo

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

C'est l'histoire d'une rédemption. Celle du gymnaste antibois Samir Aït-Saïd. Gravement blessé lors des JO de Rio en 2016, il a travaillé dur, surmonté le décès de son papa il y a quelques mois, pour aller chercher sa première médaille mondiale à Stuttgart et son ticket pour les JO de Tokyo 2020.

L'Antibois Samir Aït-Saïd médaillé de bronze aux anneaux aux mondiaux de Stuttgart
L'Antibois Samir Aït-Saïd médaillé de bronze aux anneaux aux mondiaux de Stuttgart © Radio France - Maxime Bacquié

Antibes, France

Quelques jours après sa médaille de bronze sur l'épreuve des anneaux, décrochée aux mondiaux de Stuttgart, en Allemagne, on retrouve Samir Aït-Saïd dans son gymnase à Antibes, là où il s'entraîne dur depuis 2016. Originaire de région parisienne, c'est sur la Côte d'Azur qu'il décide de se préparer pour les Jeux olympiques de Tokyo, dans le club le plus titré de France (32 titres nationaux par équipe) et aux côtés d'un coach, Rodolphe Bouché, qui le suit depuis qu'il a 12 ans. 

"On se connaît par cœur avec Samir," raconte son coach. "On est comme un couple. Il y a des moments où c'est chaud, on s'engueule mais on est très complice. Samir a son caractère, il n'est pas toujours facile." "Lui non plus il n'est pas facile tous les jours," rigole le gymnaste en désignant avec affection son entraîneur. Un sourire qui n'a pas accompagné tout le parcours récent de l'athlète de 29 ans.

Après une grave blessure à la jambe droite qui le prive des JO de Londres en 2012, Samir Aït-Saïd arrive très ambitieux à Rio. Mais la compétition vire au cauchemar. Le 6 août 2016, il manque sa réception sur l'épreuve du saut à cheval. Résultat : double fracture tibia-péroné. Les images de sa jambe fracturée avaient fait le tour du monde. Un coup du sort qui ne l'a pas empêché de repartir de l'avant. Et de se relever. "Sur le moment je ne me suis pas vraiment relevé vu que j'avais la jambe en "Z"," sourit aujourd'hui le gymnaste. 

S'il travaille dur pour retrouver la compétition et le haut niveau, c'est aussi pour honorer une promesse. Celle faite à son papa, décédé au mois de janvier dernier. "À Rio, j'ai promis à mon père que je décrocherai une médaille aux JO. Je suis un homme de parole. Je vais aller à Tokyo et je vais me battre pour lui et pour tous ceux qui m'ont soutenu pendant ces moments de galère.

Tokyo 2020 avant Paris 2024

Alors après sa fracture il se remet au travail et décroche à 29 ans sa première médaille mondiale à Stuttgart sur les anneaux, après cinq médailles européennes. Mais surtout, il décroche son ticket in-extremis pour les prochains JO de Tokyo, son objectif. "Je veux et je vais aller chercher l'or.

"Il a le niveau évidemment, il fait partie des trois meilleurs mondiaux de la discipline, mais il va devoir aller chercher des ressources qu'il n'a jamais explorées pour performer le jour J," analyse son entraîneur. Quoiqu'il arrive, Samir Aït-Saïd assure qu'il ira jusqu'aux Jeux de 2024 à Paris

"J'irai chercher une médaille olympique pour mon papa"

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