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Football

Samuel Souprayen, défenseur de l'AJ Auxerre, sonne la révolte : "je leur ai dit qu'on prenait la direction du National"

jeudi 11 avril 2019 à 22:35 Par Bruno Blanzat, France Bleu Auxerre

Les dirigeants auxerrois cherchaient des leaders pour rebooster une équipe moribonde. Quelques joueurs ont levé la main, dont Samuel Souprayen. Le défenseur de 30 ans a tenu un discours musclé à ses équipiers, qui semble avoir fait mouche. Positif avant d'aller à Niort, ce vendredi.

Samuel Souprayen est devenu l'un des leaders de l'AJA
Samuel Souprayen est devenu l'un des leaders de l'AJA © Maxppp - T.ROULLIAUD

Auxerre, France

Leurs supporters icaunais trouvent le temps bien long et continuent de trembler. Ce sera encore le cas, ce vendredi soir, dès 20h00, à l'occasion de Niort-AJA, à vivre en direct et en intégralité sur France Bleu Auxerre.

Car, à sept épisodes de la fin de la saison de Ligue 2, les footballeurs de l'AJA, 15e avec 34 points, sont toujours à la lutte pour le maintien. Ils ne comptent que deux points de plus que le barragiste pour la descente, Nancy. Un faible pécule, qui a le mérite d'exister, mais qui peut disparaître en une soirée. Ce serait bien dommage si cela se produisait, vendredi, à Niort (11e), qui n'a plus gagné depuis plus de quatre mois. 

L'AJA pourrait même profiter de ce déplacement chez les Chamois pour confirmer sa sortie prometteuse du week-end dernier face à Metz (0-0), le leader. Une prestation consécutive à une réunion entre joueurs, le lundi 1er avril et, notamment, à la prise de parole de Samuel Souprayen. Le défenseur a tapé dans le mille en employant des mots forts qu'il dévoile pour France Bleu Auxerre.

Pourquoi avoir décidé de prendre la parole dans le vestiaire ?

"J'ai regardé le match du Paris FC (vendredi 29 mars) chez moi, car j'étais suspendu. On a perdu 3-0. Et ce n'est pas de perdre le match qui m'a dérangé, mais c'est la façon dont on l'a perdu. On n'a pas vu une équipe qui voulait se battre, se maintenir, faire un résultat. On a plutôt vu une équipe défaitiste, qui acceptait le résultat. Il était donc temps de faire une réunion et de se dire les choses. Car le coach a été limogé, [Pablo Correa NDLR] mais il n'y pas que la faute du coach. La preuve au Paris FC. On perd 3-0, ce qui ne nous était jamais arrivé avec Pablo Correa. 

On doit nous aussi, les joueurs, prendre nos responsabilités. Cette réunion s'imposait. On s'est dit les choses. Des joueurs ont parlé et cela a permis de faire prendre conscience aux joueurs que l'on jouait une fin de saison importante et qu'il fallait tout donner durant les huit matchs qui restaient".

Quels mots utilisez-vous ?

"Je leur ai dit qu'on ne se rendait pas compte qu'on prenait la direction du national. Je leur dis, écoutez, le leader (Metz) va venir chez nous, si on ne fait pas un résultat, Nancy (barragiste) peut revenir à un point. Je leur dis que l'on avait gâché notre saison, que l'on était un groupe de qualité, mais que nous n'avions pas encore trouvé la cohésion de groupe pour aller chercher le maintien".

Vous avez apparemment fait référence aux supporters également ?

"Oui, je leur fais prendre conscience qu'au-delà du métier que l'on fait, on joue pour une ville, des supporters, pour une institution. Il y a des supporters, un club, des salariés qui sont là, chaque jour, pour nous, du matin au soir. On se doit de se bouger et de tout donner pour eux. 

Je leur dis qu'en rentrant sur le terrain le week-end, toute une ville nous supporte. Et on ne peut pas se permettre de continuer à donner cette image-là  en entrant sur le terrain et en sortant avec des défaites, sans avoir un sursaut d’orgueil. Après, je ne fais plus appel aux joueurs mais aux hommes. Et je me sens concerné, je suis avec eux. Dans cette situation on est tous responsables, moi le premier".

On avait l'impression que ce vestiaire de l'AJA manquait de leaders. Il y en avait, en fait?

"On a des leaders, mais on n'osait pas prendre la parole. Et on laissait aller. Quand il y avait le coach Correa, on n'osait pas trop parler alors qu'on en avait besoin. Alors qu'il était ouvert à la discussion, on aurait pu parler avec lui et avoir un retour, échanger. Mais on n'osait pas. 

Aujourd’hui, on a décidé de faire cette réunion tous ensemble car c'était important, on ne pouvait pas continuer comme ça, à huit matchs de la fin. Il fallait qu'on se dise les choses. Même si, à mon goût, on l'a fait un peu tard. On aurait dû se dire les choses avant. Mais derrière, on a eu un résultat positif (0-0) contre Metz, le leader. J'attendais un sursaut d’orgueil, un autre comportement sur le terrain car on joue nos vies. Comme je leur ai dit, on joue nos vies, nos contrats, nos salaires. Et c'est la vérité. 

Contre Metz, on a montré un autre visage et cela va nous donner confiance pour la suite. Le match à Niort est très important. On a notre carte à jouer et surtout, on a notre destin entre nos mains."

Bellugou, Arcus, Youssouf pas retenus, première pour le jeune Chergui

  • Composition probable de l'AJA : Michel - Goujon, Marcelin, Tacalfred, Souprayen (cap), Boto - Fomba, Bi. Touré - Mancini, M. Yattara, Philippoteaux.
  • 19h30 : Direct sur notre page Facebook sur l'actualité de l'AJA avec notre journaliste, depuis le stade René Gaillard de Niort.
  • 20h00 : Direct intégral, Niort-AJA, à écouter sur France Bleu Auxerre.