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Football

SM Caen - Ismaël Diomandé : "Je suis quelqu'un qui ne lâche pas"

jeudi 8 mars 2018 à 10:29 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin

Buteur en Coupe de France contre Metz (2-2 / 3 t.a.b à 2) et Lyon (1-0) et passeur décisif contre Strasbourg (2-0), Ismaël Diomandé n'a pourtant joué que 9 matchs cette saison avec le SM Caen et 24 matchs de Ligue 1 depuis son arrivée en 2016.

Ismaël Diomandé (ici en blanc contre Metz) triplement décisif contre Metz et Lyon en Coupe et contre Strasbourg en Ligue 1
Ismaël Diomandé (ici en blanc contre Metz) triplement décisif contre Metz et Lyon en Coupe et contre Strasbourg en Ligue 1 © Maxppp - Daniel FOURAY

Caen

Après avoir patienté jusqu'à la 12e journée pour jouer en championnat, on sent que cette deuxième partie de saison est devenue plus intéressante pour vous?

Dans le football, tout ne peut pas être rose.  Il y a souvent des moments compliqués. C'est là qu'il ne faut pas lâcher et continuer à travailler. Après, je suis quelqu'un qui ne lâche pas même quand c'est dur. je savais que la roue allait tourner.  Je continue mon bout de chemin et je continue de travailler. Je suis le même. C'est le regard qui change envers les personnes mais on reste les mêmes personnes.

je suis quelqu'un qui ne lâche pas même quand c'est dur. je savais que la roue allait tourner.

Depuis votre arrivée au SM Caen (d'abord en prêt en janvier 2016 par St Etienne avant de signer un contrat jusqu'en 2019) , vous n'avez pas été gâté par les coups durs avec votre blessure et votre opération à l'épaule. 

Oui, ça a été compliqué. En plus quand j'arrive je ne suis pas épargné, je me blesse. Je reviens, j'ai l'autre épaule encore. Je me fais mal. Ce sont tout ces petits pépins qui m'ont peut-être un peu retardé aussi, le manque de confiance aussi mais voilà. Je me sens mieux. Je sais à 100% ce que je suis capable de faire. Aujourd'hui je me sens mieux. Je prends ce que l'on me donne. J'essaye d'apporter plus à l'équipe et surtout d'être présent quand on fait appel à moi. C'est comme cela qu'on arrive à gratter du temps de jeu et avoir une place dans l'équipe.

Je prends ce que l'on me donne. J'essaye d'apporter plus à l'équipe et surtout d'être présent quand on fait appel à moi.

En début de saison, on ne comptait pas spécialement sur vous par rapport au système de jeu, au recrutement de nouveaux joueurs. Il vous a fallu le digérer, l'accepter et travailler à côté de cela?

Franchement c'était très très très dur. Je pense que si je n'avais pas mon entourage... mon entourage a changé, je me suis entouré des bonnes personnes. Si j'avais été seul je pense que j'aurais pris des décisions qui m'aurait mis dans des problèmes. Parce que c'était compliqué, j'étais plus avec la réserve qu'avec l'équipe professionnelle. J'avais pensé à des envies de ... mêmes des clubs où je ne me voyais sûrement pas là-bas, aller dans d'autres pays. Je voulais forcement partir et avec mon entourage et les bons conseils je me suis dit pourquoi pas continuer à travailler. De toute façon, quand j'aurais ma chance même 5 ou dix minutes, ce sera à moi de montrer que je suis motivé et que le coach peut compter sur moi.

Je voulais forcement partir et avec mon entourage et les bons conseils je me suis dit pourquoi pas continuer à travailler.

On vous a proposé des destinations exotiques ou hasardeuses?

Oui, pendant le mercato d'hiver. Pas forcément des clubs qui m'intéressaient, des clubs en Turquie. Je me disais j'ai 25 ans, après c'est compliqué. Je pense avoir été bien conseillé. Je pense avoir bien fait de me concentrer sur ce que je faisais, c'est à dire de bien m'entraîner et être présent. En plus, le coach a fait comprendre qu'il comptait sur moi. Donc c'était à moi de saisir ma chance.

Le football va très vite. En décembre dernier, il y a ce fameux épisode où vous êtes oubliés par le car du SM Caen à Strasbourg et moins de trois mois plus tard vous êtes le sauveur de Caen en Coupe de France et en championnat contre Strasbourg.

Les choses n'arrivent jamais au hasard. En plus, je suis croyant. quand je suis dans le dur, c'est là où je crois plus. Je n'ai pas lâché, je continue. Vous l'avez dit, dans le football ça va très vite. Il y a des moments où c'est compliqué, où on ne sait plus où mettre la tête et puis il y a des moments où tu as l'impression que tout te réussit. Ce n'est pas le hasard, c'est le travail que tu as accompli depuis. Même si ça ne paye pas tout de suite, ça finira tôt ou tard par payer. C'est comme cela que je vois les choses. Ce que j'arrive à faire aujourd'hui, je pense que je suis capable de le faire tout le temps. Sauf que quand on n'est pas en confiance, quand on pense négativement, je pense qu'il y a des choses que l'on arrive pas à faire. Je prends tout en bien même si cela ne va pas bien. J'essaye de positiver. C'est comme cela que je fais pour continuer d'avancer.

Il y a des moments où c'est compliqué, où on ne sait plus où mettre la tête et puis il y a des moments où tu as l'impression que tout te réussit. Ce n'est pas le hasard, c'est le travail que tu as accompli depuis

Vous êtes polyvalent, vous aviez été recruté en tant que milieu de terrain et vous êtes plutôt repositionné en défense. Votre rôle de milieu est ressorti quand vous avez été repositionné en plein match à Metz.

Moi dans ma tête je suis milieu de terrain même si le coach m'utilise derrière. Je suis un professionnel. Je fais mon travail. Où on me met j'essaye de donner tout ce que je peux donner mais dans ma tête je me dit que je suis un milieu de terrain.  J'ai été formé milieu de terrain, j'ai commencé milieu de terrain. Quand on joue milieu de terrain, il faut être capable aussi de jouer derrière donc cela ne me dérange pas. Peu importe où on me met, j'essaye de donner le maximum.

Où on me met j'essaye de donner tout ce que je peux donner mais dans ma tête je me dit que je suis un milieu de terrain

Vous n'avez joué que 24 matchs depuis votre arrivée. Il y a cette année cette forte concurrence sur les postes arrières.

C'est vrai. Il y a du monde. C'est un peu compliqué. En plus, je suis défenseur maintenant. Il y a des mecs qui sont formés à ce poste et qui ont tout le temps joué à ce poste. Ils ont un avantage sur moi donc c'est compliqué. Après, la saison est longue, il y a des bobos et des petites blessures. Il faut se tenir prêt à tout moment. C'est comme cela qu'on peut montrer à tout le monde, on peut montrer au coach qu'on est présent.

Quand on marque des buts, surtout des buts importants (A Metz et contre Lyon en Coupe et passe décisive face à Strasbourg en Ligue 1), l'image que les gens ont de vous peut changer ne serait-ce que pour avoir marqué ces buts?

Pas forcément parce qu'au quotidien, je pense que mes coéquipiers me connaissent. Ils voient comment je travaille, comment je fonctionne. Après oui, c'est vrai que cela peut changer le regard de certaines personnes mais je n'y prête pas attention.  Le plus important c'est que le coach et mes collègues me font confiance. On a un groupe qui vit bien et c'est le plus important pour moi.

(Sur son oubli à Strasbourg) Les parents se disent "Bah si mon fils a été oublié, peut-être qu'il n'est pas important. Peut-être qu'ils ne le considèrent pas là-bas." C'est vis à vis d'eux que c'est compliqué. Après moi cela me faisait rigoler. Je n'y ai pas forcément prêté attention

Est-ce que l'on vous reparle souvent de cette histoire de bus manqué? C'est vrai qu'on en a parlé beaucoup sur les réseaux sociaux?

Moi cela me fait rigoler. Après ce sont mes proches qui l'ont mal vécu parce que je m'en foutais. Je me suis dit que cela arrive d'oublier une personne. Après les proches, les parents se disent "Bah si mon fils a été oublié, peut-être qu'il n'est pas important. Peut-être qu'ils ne le considèrent pas là-bas." C'est vis à vis d'eux que c'est compliqué. Après moi cela me faisait rigoler. Je n'y ai pas forcément prêté attention.

(La sélection) Je pense qu'en jouant, en enchaînant des matchs et en faisant de bonnes performances j'aurais plus de chances d'y retourner.

Cela fait un peu plus d'un an que vous n'avez plus été appelé en sélection avec la Côte d'Ivoire. Vous y pensez, c'est un objectif?

Oui malheureusement on n'est pas au Mondial. La sélection est importante pour moi parce que je suis appelé en sélection depuis six ans. Je ne ratais pas de sélections. Après, on a de la concurrence chez nous et quand tu ne joues pas beaucoup tu n'es pas appelé. C'est normal. Il y a des joueurs qui jouent dans de très grands clubs. Je pense qu'en jouant, en enchaînant des matchs et en faisant de bonnes performances j'aurais plus de chances d'y retourner.