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Football

SM Caen - Yohan Eudeline : " Il ne faut pas tout remettre en cause"

Arrivé en mai dernier d'Angers, Yohan Eudeline est devenu le directeur sportif du SM Caen. Après avoir recruté les joueurs nécessaires au projet de jeu de Rui Almeida, il doit procéder aujourd'hui à des ajustements d'effectif afin de répondre aux attentes de Pascal Dupraz lors du mercato d'hiver.

Yohan Eudeline, le directeur sportif du Stade Malherbe Caen
Yohan Eudeline, le directeur sportif du Stade Malherbe Caen © Maxppp - Philippe RENAULT

Yohan Eudeline, pour votre première saison en tant que directeur sportif du SM Caen, vous avez dû gérer un mercato estival tardif, les exigences d'un coach, Rui Almeida qui depuis a été démis de ses fonctions et remplacé par Pascal Dupraz qui prône d'autres préceptes de jeu. C'est une première saison assez exigeante?

Oui, il y a beaucoup de travail. Après, je savais en arrivant au mois de mai que le chantier était dur et compliqué mais j'aime les chantiers comme ça. On est en train de reconstruire, je le dit depuis le départ donc quand on construit une maison ça prend beaucoup de temps. Quand on rénove une maison, ça prend aussi beaucoup de temps.

Là, on reconstruit une équipe. Ça prend également du temps. Je le dit depuis le départ, il faut avoir de la patience. Maintenant cela fait six-sept mois que le groupe travail ensemble. On attend bien évidemment plus en terme de résultats et en terme de qualités individuelles et collectives.

On reconstruit une équipe. Ça prend du temps. Je le dit depuis le départ, il faut avoir de la patience.

Maintenant, ce groupe travaille. Il y a un staff qui travaille beaucoup et à un moment je suis sûr que ça va payer. On a vu sur les deux derniers matchs que le groupe avait de la qualité. Alors, à Lorient (1-2), c'est malheureusement une erreur individuelle de Antho (Weber) qui nous plombe. Ce week-end, c'est encore une erreur individuelle. Je crois qu'il faut surtout positiver, voir ce qui est bon à prendre. 

Et petit à petit, je pense que ce groupe va aller de mieux en mieux pour aller chercher les résultats. Maintenant, tout vient avec les résultats et tout vient avec la confiance. Un résultat positif rapidement nous apportera de la confiance individuelle et va nous permettre d'enchaîner les victoires.

La difficulté, c'est d'avoir eu un changement de coach. Les besoins sont différents entre ce qui a été fait cet été et les souhaits de Pascal Dupraz?

Bien entendu. Après, il faut prendre en compte que, quand Rui (Almeida) est arrivé, on a travaillé main dans la main avec lui parce qu'il jouait en 3-5-2. Malheureusement cela n'a pas marché. On est conscient qu'il nous manque des joueurs de vitesse sur le côté et on doit remédier à ça.

On est conscient qu'il nous manque des joueurs de vitesse sur le côté et on doit remédier à ça.

Maintenant, Pascal (Dupraz) est arrivé en octobre avec un nouveau système de jeu donc malheureusement entre octobre et décembre, on ne peut pas faire d'ajustements. On a donc ce mercato hivernal pour essayer de trouver des solutions sur ce poste-là.

Il nous reste encore dix jours pour donner à Pascal et à cette équipe la possibilité d'être encore plus performante. Mais je crois qu'il ne faut pas tout remettre en cause. Depuis le départ, on prône la stabilité. Avec l'arrivée de Pascal, il faut être dans cette énergie-là au sein du groupe, du staff pour retrouver des couleurs et des victoires demain.

Il nous reste encore dix jours pour donner à Pascal et à cette équipe la possibilité d'être encore plus performante. Mais je crois qu'il ne faut pas tout remettre en cause.

Mais comme je le dis, on a crée un premier groupe avec Rui Almeida. Malheureusement cela s'est mal passé et maintenant on doit recréer les choses avec Pascal. Et cela se fait en pleine confiance évidemment entre la direction et le Staff. On avance main dans la main pour trouver la meilleure formule.

Est-ce que, personnellement, on est parfois un peu déçu par les joueurs qu'on a fait venir et qui n'apportent pas ce que l'on souhaite. Je pense par exemple à Santy Ngom qui a signé trois ans et qui est dans les joueurs à transférer aujourd'hui?

Bien évidemment. Santy, c'est un échec aujourd'hui pour nous et pour lui également. On l'a accompagné du mieux qu'on pouvait pendant trois-quatre mois. 

Malheureusement, on ne peut pas courir et avoir envie à sa place. Nous avons mis toutes les chances de son côté pour qu'il soit bien. Maintenant, c'est à lui d'aller chercher les choses. A partir du moment où c'est compliqué, où il ne se sent pas à l'aise, on essaye de trouver une solution pour qu'il soit épanoui ailleurs.

(Santy Ngom) On ne peut pas courir et avoir envie à sa place. Nous avons mis toutes les chances de son côté pour qu'il soit bien. Maintenant, c'est à lui d'aller chercher les choses.

Ce n'est pas le mettre dehors, bien au contraire. Avant d'être un joueur, c'est un être humain et on veut qu'il soit bien. Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'il se sente bien aujourd'hui au club donc on va trouver la solution - ou pas - mais ce que l'on veut c'est qu'il soit performant quand il est avec nous. Aujourd'hui ce n'est pas le cas, tout simplement.

Le mercato hivernal est très calme aujourd'hui au niveau national. Vous êtes très prudent sur ce mercato particulier?

Oui, après je crois qu'il faut que nous aussi nous restions très calme. On a une ligne de conduite par rapport à ça. On sait où on veut aller par rapport aux joueurs qu'on veut faire venir également. On le dit depuis le départ, on veut aussi réduire un peu l'effectif et pour essayer de trouver des solutions à certains joueurs qui manquant de temps de jeu. 

On a une ligne de conduite par rapport à ça. On sait où on veut aller par rapport aux joueurs qu'on veut faire venir également.

Cela demande du temps. Les clubs bougent peu. Aujourd'hui, on est dans cette attente également pour nous. Maintenant les contacts sont établis depuis de longues semaines avec certains joueurs. On verra comment cela va se passer sur les dix jours à venir.

On voit des joueurs comme Baïsama Sankoh qui ont un profil et un C.V. intéressants , qui ont joué mais qui ne rentrent plus dans les choix de l'entraîneur.  Il n'y a pas de demandes? Les autres clubs sont frileux?

Comme je le dis souvent, pour faire un transfert, il faut que tout soit aligné : le club acheteur, le club demandeur et puis le joueur.  Et ensuite il y a les agents qui rentrent en compte. Aujourd'hui pour certains joueurs, tout n'est pas aligné donc on doit être patient, trouver des solutions et discuter pour essayer que cela se fasse.  Mais pour ces joueurs sous contrat aujourd'hui, on essaye de trouver les solutions mais on ne les met pas dehors.

S'ils souhaitent rester ici, ils ont un contrat de travail et peuvent rester ici.

Même si Pascal Dupraz à la sortie du match contre Montpellier (0-5) a eu la dent dure sur des joueurs qui se plaignaient de ne pas jouer et qu'il se repose sur un groupe d'une vingtaine de joueurs seulement?

Bien entendu que, quand un joueur ne joue pas, il a envie de jouer donc il le fait savoir au coach. Et quand le coach le met, il doit répondre présent.

Malheureusement, des fois c'est plus compliqué. Pascal a beaucoup d'exigence par rapport à ça donc c'est normal qu'il soit un peu énervé après le match. C'est le sport de haut niveau qui fait ça autrement on change de métier si on n'accepte pas la concurrence.

Mais encore une fois, dans ce groupe, une vingtaine de joueurs sont utilisés et huit à neuf joueurs ont un temps de jeu très restreint voire nul? Même si le club cherche la stabilité, beaucoup ne sont pas utilisés?

Oui, on le sait depuis le départ. Il y a un peu trop de monde dans ce groupe donc il nous faut le réduire avant de recruter. Il faut faire les choses étape par étape. 

Maintenant il y a eu aussi l'émergence de certains jeunes. Et si on doit parler un peu du match de Montpellier, c'est vrai que 5-0, c'est une branlée. Ça fait mal mais je crois qu'il y a des choses positives à retenir de ce match. 

Vous allez peut-être me prendre pour un fou mais on a commencé ce match avec trois jeunes qui sont du centre entre Hugo (Vandermersch), Herman (Moussaki) et Godson (Kyeremeh). On a fait trente minutes de bon niveau. On aurait dû ouvrir le score. 

Il y a un peu trop de monde dans ce groupe donc il nous faut le réduire avant de recruter. Il faut faire les choses étape par étape.

Malheureusement après, on fait une ou deux erreurs individuelles qui nous plombent. On se retrouve à dix. Après, c'est compliqué mais je crois qu'il faut positiver. C'est une belle expérience pour nous, pour les joueurs. On voit le travail qu'il nous reste à accomplir pour aller plus haut maintenant. Mais il faut vraiment positiver. Le principal aujourd'hui, c'est le championnat. La Coupe de France est une parenthèse où on aurait voulu bien figurer.

Malheureusement on s'est fait sortir à Montpellier avec tout ce qui s'est passé mais il ne faut pas que cela mette du négatif dans le groupe, dans le staff et dans ce que l'on est en train de faire.

Mon travail avec Rui Alemeida était de me concentrer sur des postes d'attaquants et de milieux et non pas d'excentrés. On n'a pas pu travailler là-dessus, on doit ajuster ça. Il nous reste dix jours pour le faire.

Alors il y a peu de mouvement publiquement mais est-ce que votre téléphone sonne beaucoup pendant ce mercato d'hiver?

Oui, ce sont des moments particuliers où il y a beaucoup d'échanges. Maintenant ce n'est pas parce que cela ne bouge pas, qu'on n'entend pas grand chose qu'il n'y a pas de travail à côté.

Aujourd'hui, c'est un mercato qui est très calme. Cela bouge peu. Je pense que cela va se décanter dans les jours qui viennent. En tout cas, on a une feuille de route par rapport à ça. 

On sait ce qu'on veut faire et j'espère qu'on va réussir à réaliser tout ça.

Réduire le groupe, essayer de trouver un joueur offensif excentré... Il n'est pas possible de vous engager sur un nombre de mouvements pour le SM Caen?

Non, on l'a dit. Depuis le départ, on n'a pas dit qu'on allait bouger comme des dingues sur ce mercato. On a dit justement que c'était sur le poste d'excentré et on sait pourquoi. 

On avait débuté la saison en 3-5-2 et mon travail avec Rui Alemeida était de me concentrer sur des postes d'attaquants et de milieux de terrain et non pas d'excentrés. 

Malheureusement on n'a pas pu travailler là-dessus, on doit ajuster ça et il nous reste dix jours pour le faire.

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