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Dossier : La saison 2021-2022 du SM Caen en Ligue 2

Arnaud Tanguy, directeur général du SM Caen : "Réadapter le club à la Ligue 2"

Le SM Caen a officialisé auprès de ses salariés le projet de plan de sauvegarde de l'emploi. Il concernera une vingtaine de postes parmi la soixantaine de CDI que comprend le club de football normand. Le directeur général du Stade Malherbe Arnaud nous en explique les raisons.

Arnaud Tanguy, directeur général du SM Caen
Arnaud Tanguy, directeur général du SM Caen © Radio France - Olivier Duc

France Bleu Normandie : Vous avez annoncé un projet de Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) aux salariés du SM Caen . Vous l'expliquez par la nécessité d'adapter le club à la Ligue 2 et au contexte lié à la pandémie et aux droits télés.

Arnaud Tanguy : Effectivement. Il y a deux effets. L'un structurel est la relégation de Malherbe en Ligue 2 il y a deux saisons. Et par dessus on se prend de plein fouet cette crise du Covid et des droits télés. Mais avant tout, il s'agit effectivement de réadapter le club à la division dans laquelle on évolue maintenant à savoir la Ligue 2.

On ne l'avait pas fait à la suite de la relégation (En 2019) et la crise sanitaire est venue aggraver la situation. Il nous est apparu opportun de porter ce projet de réorganisation via le PSE.

Il y aura dans ce projet de réorganisation avec l'ensemble du personnel ciblé - à savoir les CDI - une vingtaine de postes qui seraient touchés.

FBN : Ce projet était en discussion depuis plusieurs mois. Est-il un peu plus lourd en raison de la situation actuelle?

AT : C'est surtout lourd humainement. Il y aura dans ce projet de réorganisation avec l'ensemble du personnel ciblé - à savoir les CDI - une vingtaine de postes qui seraient touchés. C'est lourd humainement de devoir vivre cette transition avec un nombre de personnes qui seraient amenées à quitter l'entreprise

On va reprendre un peu ce qui était fait à Malherbe avant. On va miser beaucoup sur la polyvalence et l'agilité

FBN : Comment seront fait ces choix de suppressions de postes?

AT : On va reprendre un peu ce qui était fait à Malherbe avant. On va miser beaucoup sur la polyvalence et l'agilité. Tous les secteurs sont touchés : commercial, communication, merchandising ou encore les services supports au centre de formation. Beaucoup de personnes seront touchées - une vingtaine comme je l'ai dit - et cela touche l'ensemble des services de l'entreprise.

FBN : Vous êtes maintenant partis pour deux mois de concertation et d'entretiens individuels?

AT : Oui, il y a un délai maximum de deux mois de ce que l'on appelle une phase d'information-consultation avec les représentants du personnel. Si les échanges sont bons, on peut raccourcir cette période.

On a annoncé ce matin (lundi) le lancement de ce projet de restructuration. Il y a maintenant des étapes à respecter au cours des semaines qui arrivent.

On va voir les joueurs aussi demain (mardi) compte tenu du contexte de la Covid.

FBN : Est-ce que ce plan est distinct du sportif, à savoir que même si le SM Caen était en tête du championnat ce PSE aurait eu lieu?

AT : Effectivement. C'est décorrélé du sportif dans la mesure où aujourd'hui on est en Ligue 2. Même si on était en tête du classement - je ne veux pas présager de ce qu'auraient été les décisions mais on est engagé dans cette profonde restructuration du club et aujourd'hui on le fait via un projet de PSE et le sportif est plus ou moins décorrélé. 

On va quand même voir les joueurs aussi demain (mardi) compte tenu du contexte de la covid pour justement discuter de ce contexte.

FBN : La rencontre avec les joueurs est pour parler d'une possible réduction de salaires?

AT : Il y a eu des discussions syndicales effectivement entre les syndicats des clubs et les syndicats représentant les joueurs. L'UNFP (le syndicat des joueurs) a donné le "go" pour pouvoir entamer des discussions de manière individuelle ou en tout cas collective club par club. C'est ce que nous allons faire demain (mardi) avec les joueurs.

Le propre de toute entreprise, c'est d'essayer d'équilibrer son résultat et de pouvoir fonctionner avec les moyens développés par le club, l'entreprise.

FBN : Votre président Olivier Pickeu avait prévenu. ce n'est pas parce que de nouveaux actionnaires sont là que ce sont des robinets à argent. Ce projet est pour éviter des pertes trop importantes?

AT : Oui, les nouveaux actionnaires sont arrivés à l'automne dernier. Maintenant, le propre de toute entreprise, c'est d'essayer d'équilibrer son résultat et de pouvoir fonctionner avec les moyens développés par le club, l'entreprise. 

C'est ce que nous allons essayer de faire, de redimensionner la structure de coûts par rapport à la base de revenus que peut dégager le club.

FBN : Ce plan concerne une vingtaine de postes en CDI mais à côté de ce plan il y aura aussi des non-renouvellements de CDD?

AT : Effectivement les éducateurs, les entraîneurs et joueurs qui seraient en contrat sous forme de CDD pourraient quitter le club à l'horizon de l'échéance de leurs contrats. Ce sont des discussions et des échanges que nous auront avec eux en temps voulu.

FBN : Cette réduction de personnel pourrait donc être supérieure à cette vingtaine de poste?

AT : On a déjà eu sur le dernier Mercato des départs de joueurs professionnels. C'est un nombre qui pourrait effectivement être amplifié dans les mois qui viennent.

FBN : ESt-ce la première fois que vous menez un projet de PSE dans votre carrière?

AT : Oui, je n'ai jamais vécu ça. C'est vraiment quelque chose qui n'est pas facile. L'annonce ce matin (lundi) aux salariés n'était pas commode. Ce sont des moments difficiles. Maintenant, le projet de PSE s'appelle plan de sauvegarde de l'emploi. Ce que l'on peut aussi voir, c'est toujours le verre à moitié vide et le verre à moitié plein.

C'est sûr que ce sont des mauvaises nouvelles. On essaye aussi peut-être de positiver et aussi de saisir ces moments-là comme des moments de changement pour ceux qui pourraient être impactés ou touchés par ce plan de sauvegarde de l'emploi 

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